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2011.05.16

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La Revue de la Presse Congolaise du Lundi, 2011/05/16 | Par Congo Forum

L’actualité reste dominée par la tenue des élections en RDC. Plus de doute, en effet, sur l’organisation de ces élections dont la CENI vient de boucler le budget de la révision du fichier électoral. Les journaux parus à Kinshasa s’intéressent au processus électoral en soulignant l’enrôlement, deux jours plus tôt, du leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshisekedi.

Tenue des Élections

L’Avenir fait état de la sainte colère de l’Opposition qui ne pardonne pas à Ngoy Mulunda. En effet, la déclaration faite par le président de la CENI dans laquelle, il indique notamment que son institution vient de boucler le budget de la révision du fichier électoral, au lieu de réjouir une certaine opposition, elle a plutôt provoqué une sainte colère.

Pour cette opposition, note L’Avenir, en travaillant d’arrache-pied pour la tenue des élections, le président de la CENI chercherait à couvrir le gouvernement.

La grande crainte de l’opposition pour espérer à un report des élections et éventuellement pour asseoir le schéma B, celui de l’organisation d’une transition avec à la clé le partage des pouvoirs, reposait sur l’impossibilité de réussir l’inscription des électeurs sur le fichier électoral, affirme L’Avenir.

Cette sortie à propos de « Ngoy qui couvre le gouvernement » est une réplique tant soit peu tardive à l’interview de Gilbert Kiakwama, parue la semaine passée, qui contenait en effet ce reproche). L’Avenir écrit :

« L’opposition attendait que la Ceni applique une politique maximaliste qui consisterait à dire : « tout ou rien ». En termes clairs, le fait que la Ceni cherche à faire la politique de ses moyens dans le souci de tenir les élections dans le délai acceptable, énerve l’opposition. Car, a déclaré Gilbert Kiakwama au sujet de ce qu’il attendait de la Ceni : « Vu les contraintes techniques, vu la situation dans laquelle le gouvernement et le parlement m’ont mise, voici ce que je peux faire et ce que je ne peux pas faire. Qu’en dit le peuple congolais » ? Le peuple congolais agit à travers ses élus, donc à travers sa majorité. C’est cela la démocratie. Le peuple congolais agit à travers ses élus, donc à travers sa majorité. C’est cela la démocratie. On ne doit pas toujours sortir du cadre fixé pour aller chercher le peuple ailleurs.

La grande crainte de l’opposition pour espérer à un report des élections et éventuellement pour asseoir le schéma B, celui de l’organisation d’une transition avec à la clé le partage des pouvoirs, reposait sur l’impossibilité de réussir l’inscription des électeurs sur le fichier électoral. Il est démontré aujourd’hui que la campagne de révision du fichier électoral a atteint toutes les provinces du pays. Il était déploré la réduction des bureaux d’inscription. Pour pallier à cette carence, la Ceni a augmenté le nombre de kits dont 1200 ont été réceptionnés le week-end dernier. En plus de ces kits achetés par le gouvernement, il nous revient que mille autres kits venus du Togo ne sont pas encore opérationnels. Il est question de les « nettoyer » avant de s’en servir. Cela va apporter le nombre à plus de 2000 nouveaux kits, ce qui pourrait avoir une vraie incidence sur l’enregistrement des électeurs. Par ce geste, l’incurie du gouvernement qui aurait servi de prétexte à l’opposition pour ne pas aller aux élections, est ainsi démentie.

A ce jour, la Ceni ne laisse aucune marge de manœuvre à l’opposition. Elle avait fait croire que les élections se tiendraient hors délai constitutionnel. La Ceni a présenté un calendrier acceptable après consultation de la classe politique. Le prétexte de n’avoir pas été associé à l’élaboration du calendrier électoral a été balayé. Malgré cela, Une certaine opposition continue à faire croire que le calendrier proposé par la Ceni serait non seulement inconstitutionnel, mais aussi irréalisable, parce que très serré. C’est cette thèse dont s’est fait l’écho, l’Ong américaine, International Crisis Group. »

L’Avenir est d’avis que « L’opposition outrepasse ses compétences » et qu’on ne peut pas se dire respectueux de la Constitution et usurper des prérogatives constitutionnelles qui reviennent à une autre institution. « Constitutionnellement, il revient à la Cour suprême de justice de déclarer un acte, une loi, inconstitutionnel. C’est à cette haute cour qu’il faut s’adresser lorsqu’on observe une inconstitutionnalité et non dans les médias. Depuis que l’on parle de l’inconstitutionnalité du calendrier électoral, personne ne prend en main le courage de saisir la haute cour. Tout le monde se comporte comme si tout était automatique dans ce sens qu’il suffirait de penser que c’est inconstitutionnel pour qu’il en soit ainsi et que tout le monde s’y conforme.

On peut mettre plusieurs années à réfléchir sur un sujet, cela ne suffit pas pour imposer les conclusions à tout le monde. Que l’opposition ait mis cinq jours de réflexion pour prendre sa position, elle ne s’impose pas à tout le monde. C’est une opinion comme tout le monde en a une. En disant que la Ceni aurait outrepassé ses compétences, c’est outrepasser les siennes en s’érigeant en Cour suprême de justice. Cette inquiétude de l’opposition ne se fonde sur aucune base solide. L’opposition parle même du mauvais déroulement des élections qui n’ont même pas encore commencé. Au lieu d’une inquiétude, c’est plutôt un vide d’esprit. L’opposition parle également de kits en bon état. La Ceni vient de lui démontrer que l’opposition ne prend pas soin de s’informer avant de se répandre en critiques. L’opposition parle aussi des omis alors que l’opération est en cours. »

Conclusion « ad hominem » : « Dans une interview dans un tabloïde de la place, Gilbert Kiakwama pour ne pas le citer, faisait une déclaration qui traduit mieux que tout son état d’âme, qui est aussi celui d’une bonne partie de l’opposition. « Nous sommes effectivement républicains. Le 8 décembre 2008, je disais à la Majorité parlementaire et à son Premier ministre Adolphe Muzito qu’elle venait d’investir : « Votez toutes les énormités que vous voulez puisque vous êtes une majorité mécanique, mais veillez à organiser les élections en temps et en heure, c’est tout ce que nous exigeons de vous ».

Il n’y a pas de vote mécanique. Nulle part au monde, on voit une majorité préparer le lit de l’opposition. Sinon pour quelle raison le législateur avait-il voulu que pour gouverner, on soit obligé d’avoir une majorité ? C’est pour faire passer ses décisions, ses réformes, même les plus impopulaires tant qu’on y croit. On a donc l’impression que sortie d’une interminable période de consensus, une certaine opposition attendait voir la majorité marcher avec elle par consensus.

Lorsqu’un député dit au gouvernement « organisez les élections » oubliant que cette tâche revient à une commission indépendante composée aussi bien de l’opposition que de la majorité, n’est-ce pas de la mauvaise foi ? Le gouvernement n’organise pas les élections. Il en est le financier et pas le seul. En plus la tenue des élections ne dépend pas seulement des finances, mais aussi des lois.

Apparemment, toute la gesticulation autour du calendrier électoral et tout ce discours sur la prétendue inconstitutionnalité de ceci ou cela, n’a pour but que de démontrer que le gouvernement n’a pas fait son travail. Gilbert Kiakwama aurait voulu démontrer comme il le dit lui-même que : « Le Premier ministre Muzito a menti à la Nation en disant » : « Nous travaillons aussi pour les élections, les crédits budgétaires sont prévus ». La Ceni démontre donc que Muzito n’avait pas menti. Il ne manque pas de l’argent pour organiser les élections. La non tenue des élections est donc voulue comme un argument pour cette opposition de démontrer que la majorité a échoué et elle doit lui laisser la place. Un vrai vœu pieux. L’opposition doit cesser de rêver se servir de la Ceni comme une béquille en dépit de sa sainte colère contre Daniel Ngoy Mulunda. »

Plus de doute sur la tenue des élections en 2011, affirme Le Potentiel qui affiche à la Une : « Élections 2011 : opposition et pouvoir, tous d’accord ». En effet, au pouvoir comme dans l’opposition, tous s’accordent sur le calendrier présenté le 30 avril 2011 par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Désormais, et c’est la logique qui prévaut dans les deux camps, la voie des urnes est le seul et unique moyen d’accéder au pouvoir en RDC. La démocrate est à l’épreuve de sa maturité, indique le quotidien.

Ce qui revient à dire qu’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, désormais détenteur de sa carte d’électeur, rassure que le pouvoir organisateur des élections saura se rattraper le plus vite que possible pour permettre à la population congolaise de s’exprimer librement par la voie des urnes. Son enrôlement, a-t-il indiqué, n’est donc pas un acte isolé. C’est un message envoyé à tous ceux qui ne croient pas encore à la volonté du peuple congolais d’aller aux urnes.

N’en déplaise, argue-t-on dans les deux camps, aux pêcheurs en eaux troubles qui proposent une nouvelle transition pour replonger la RDC dans un cycle infernal.. La démocratie est à l’épreuve de sa maturité. « Pour le gouvernement, a soutenu Lambert Mende, les élections passent pour une priorité pour l’année 2011. Dans l’agenda électoral, a-t-il indiqué, aucun espace n’est donc réservé aux négociations en vue d’entamer une nouvelle transition. « Cette solution ne serait rien moins qu’un piteux abandon de l’ambition démocratique des Congolais. Voudrait-on nous ramener à la case départ d’il y a plus d’une décennie qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

C’était, on s’en souvient, l’immédiat après-guerre et plusieurs acteurs de la Communauté internationale étaient venus à la rescousse de nos efforts de réconciliation nationale qui aboutirent à, l’organisation du Dialogue intercongolais et l’instauration d’une période de transition de trois ans avec un pouvoir partagé entre politiciens à partir de 2003 », s’est défendu le porte-parole du gouvernement, répondant en même temps au point de vue développé par l’ONG International Crisis Group (ICG) dans un rapport publié le 5 mai 2011.

Ainsi, dans l’opposition et au niveau du pouvoir, tous ne jurent que par les élections. En effet, tous ont décidé de se mesurer dans les urnes pour prétendre à un mandat public. L’enrôlement du président national de l’UDPS est une preuve de plus de la ferme détermination d’avoir ses élections en 2011. Peu importe les difficultés qui émaillent cette marche. Le 28 novembre 2011 passe donc pour une date fatidique. Certes, au niveau international, il y a encore des réticences. En témoignent les propositions de l’ICG dans son dernier rapport au titre apocalyptique : « Congo : le dilemme électoral ».

Sur le plan local, les protagonistes à la course électorale ont apparemment le point de vue contraire. Bien avant Tshisekedi, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, issu du reste de la Majorité, l’a réduit, presque dans le même sens que le président national de l’UDPS.

« Inertie électorale », « démocratisation enlisée », « calendrier glissant », la communauté internationale peut bien se pavaner en conjectures. Le plus évident est qu’en 2011 le peuple congolais, toutes tendances confondues, est disposé à aller aux urnes.

(Il semblerait que le pétard allumé par le rapport de ICG, aboutissant à l’idée d’une nouvelle transition, se soit finalement avéré un pétard mouillé. Peut-être fallait-il que quelqu’un fasse remarquer à quoi aboutissaient les discussions byzantines sur la constitutionalité et le 6 décembre, c’est-à-dire à un nouveau foutoir dans le style « 1+4 », pour que l’on se détourne de cette argumentation. Elle n’a d’ailleurs jamais été fondée sur autre chose qu’un souci presque rabbinique du respect jusqu’au quart d’une virgule du prescrit constitutionnel.

Nul n’a pu trouver le but caché de la manœuvre anticonstitutionnelle. Elle a certes pour résultat de prolonger les mandats des détenteurs actuels du pouvoir. Mais ce « bois de rallonge », de quatre mois chez Malumalu, de 14 jours chez Ngoy, à quoi servirait-il ? A rien, semble-t-il, d’autant plus qu’il faudrait, pour justifier un tel boucan, que ce soit très important. S’il y avait quelque chose, on l’aurait trouvé. Il faut admettre que le seul motif pour lequel ces « retards anticonstitutionnels » ont été admis, c’est la mise à jour des listes électorales. Or, dans les conditions où l’on se trouve, on ne peut avoir que des bricolages RAPTA, c’est-à-dire de mauvaises listes.

Et cela continuera ainsi tant que l’on n’aura pas remplacé ce système par un recensement de la population, suivi de la mise en place d’une mise à jour permanente des registres. C’est une tâche de plsieurs années. Il faut la commencer au début d’une législature. Autrement dit,s’y atteler en janvier 2012 en vue des élections de 2016/17. NdlR)

Tshisekedi

Plusieurs journaux, notamment Le Potentiel, voient « un signal fort » dans l’enrôlement du leader de l’UDPS. N se souvient, en effet, de Tshisekedi comme du Grand Contestataire des élections de 2006, ce qui l’a d’ailleurs mené à en être aussi le Grand Absent.

Le Phare en fait carrément son  titre : « Tshisekedi : un signal fort ». Il rapporte que le président national de l’Udps, E. Tshisekedi et son épouse, Marthe Tshisekedi se sont fait enrôler, le samedi 14 mai 2011, à l’Ecole primaire d’application/3 à Limeté (E.P.A/3-Limeté), pour participer activement à toutes les échéances électorales qui se profilent à l’horizon de cette année 2011.

La Prospérité titre sur deux faits: «Enrôlé à Limeté, Tshisekedi en Europe ! » et annonce qu’à peine enrôlé, Etienne Tshisekedi s’est envolé, dimanche, pour le vieux continent! .  Etienne Tshisekedi s’est envolé ayant avec lui, le secrétaire général Jacquemain Shabani, Valentin Mubake et Mme Denise Lipetu de la ligue de Femmes. L’on croit savoir qu’après des contacts au sommet qu’il avait pris en France et ailleurs, avant de regagner Kinshasa, le 8 décembre dernier, Tshisekedi entend visiblement donner confirmation à ses partenaires sur la participation de l’Udps à toutes les échéances électorales à venir.

Uhuru signale que le leader de l’UDPS s’est enrôlé, le samedi 14 mai dans l’après –midi, en compagnie de son épouse et de tout le staff dirigeant de son parti. D’après ce quotidien, l’enrôlement d’Etienne Tshisekedi, moins d’un mois après la publication du calendrier électoral, vient donc dissiper le doute qui aurait pu persister dans l’opinion de manière générale et de ses propres combattants singulièrement.

Gouvernement

Le Palmarès, qui annonce l’audit dans les ministères, note une certaine panique au sein du gouvernement. Pendant que les inspecteurs des finances sont à pied d’œuvre, les ministres ne peuvent engager des dépenses au compte du trésor public. En cette fin de législature, J. Kabila veut voir clair dans la gestion de chacun. Dans tous les ministères, on vit suspendu au temps. La date du 30 juin 2011 fait craindre un profond tsunami au sommet de l’État.

(Ce gouvernement n’a plus six mois d’existence devant lui, et ils vont être envahis par les préoccupations électorales de tous ordres. En fait, la seule nécessité de changement, dans la sphère gouvernementale, découle de la vague de révocations/démissions de ces derniers mois qui laisse divers portefeuilles sans titulaires. Dire que les ministres ne peuvent engager des dépenses au compte du trésor public n’a guère de sens, puisque depuis plus d’un an Kabila s’est réservé la haute main sur les dépenses publiques. NdlR)

Est

« Que cherchent les leaders hutus ? » interroge L’Observateur. « Cette question, aujourd’hui plus que d’actualité, c’est pratiquement tout le monde qui se la pose. Il ne pouvait pas en être autrement au regard des tristes records en viols et autres assassinats en tout genre dont le grand Kivu est devenu le foyer principal depuis quelques années déjà. L’opinion est inquiète que le Rutshuru hier, calme et prospère, affiche d’inquiétantes fréquences aussi bien en pillages qu’en assassinat, souvent sans cause des personnes dont le seul péché est d’être originaire du coin.

Souvenons-nous-en. Il y a quelques jours, dans un attentat non encore revendiqué, le ministre Mashako a failli perdre sa vie dans son Rutshuru natal. Mais deux de ses plus proches collaborateurs, son chauffeur et son garde-corps n’ont pas eu sa chance. Ils ont été mitraillé à bout portant. L’attentat, dit-on, visait plutôt leur chef, et c’est eux qui ont payé de leur vie à sa place. Lui s’en en tiré sans la moindre égratignure.

La première réaction enregistrée à la suite de cet attentat tout à fait inattendu, c’est qu’il était l’œuvre des FDLR. Toujours elles, auteurs et prétextes tout trouvés pour expliquer tous les malheurs qui s’abattent sur le Kivu.

On le sait, c’est vrai, mais c’est loin d’être suffisant, les FDLR écument avec d’autres groupes armés, cette partie de la RDC devenue leur terrain préféré de tir et d’essai de toutes les armes à leur disposition. Quelle que soit leur réputation de forces organisées et prêtes à tous les coups tordus, les FDLR n’ont aucune raison, à ma connaissance, d’en vouloir à un Mashako qui ne leur dispute rien du tout. Dans ce grand Kivu plein de contradictions, on ne sait jamais, il est peut-être plus prudent de garde toutes les hypothèses sur la table.

Mais la dernière à retenir est celle d’attribuer cet attentat aux FDLR. Donc, jusqu’à preuve du contraire, d’après divers recoupements, Mashako a été victime de la colère de certains de ses frères. Qui n’ont pas particulièrement voulu de son élimination physique, parce qu’ils estiment que cet attentat constitue un ultime avertissement pour lui. Dont on dit, dans certains milieux des originaires de Rutshuru, qu’il veut prendre la place de ses aînés. Lesquels, toujours non cités expressément, ont décidé de l’amener à renoncer à vouloir être, dans ce pays, le leader des hutu. Parce qu’il y en a déjà d’autres de mieux et de plus anciens que lui.

Qu’importe la vérité qui se cache derrière cet attentat, l’important pour nous est de savoir est-ce la voie qu’il faut emprunter pour faire entendre raison à quelqu’un ?

Réussi pour les non concernés, et raté pour celui à qui il était destiné, cet attentat, un des trop dans une région qui en vit chaque jour qui passe, constitue pour nous un motif de sérieuses préoccupations.

Pourquoi une lutte pour le leadership, local de surcroit, doit pouvoir se régler par mort d’hommes ? Des innocents en plus ?

Les hutu tuant d’autres hutu pour régner sur le Rutshuru ou pour permettre aux FDLR de demeurer la seule force hutu organisée dans le coin ? Maintenant, des choses commencent à s’éclaircir. Ce ne sont pas nécessairement des tutsi qui s’en prennent aux hutu, mais ceux-ci le font mieux entre eux, les uns contre les autres.

Finalement, ces FDLR dont on parle tant, et qui n’opèrent curieusement qu’en territoire congolais, et non pas sur le sol du Rwanda qu’elles sont censées libérer, ne jouent-ils pas le rôle d’aider les ambitieux politiciens du coin à se neutraliser entre eux.

Dans le seul but non encore avoué de permettre aux FDLR de parler ainsi au nom de tous les hutu, d’ici et d’ailleurs ?

On en vient ainsi à considérer que l’attentat contre Mashako n’était en réalité qu’un message politique fort. Destiné à Mashako, mais venu de qui ? C’est ça le casse-tête. Qui invite à interroger : que cherchent les leaders hutu ? Dont l’intérêt présentement est de se regarder droit dans les yeux, en acceptant de se dire les quatre vérités au lieu de sacrifier, sur l’autel de leurs ambitions politiques troubles, des auxiliaires de service qui n’ont rien à voir avec leur lutte à eux, et entre eux.

En attendant, je suppose que la République ne doit pas se contenter de dénoncer ce qui s’est passé. Elle doit en plus envoyer des signaux forts à tous les petits roitelets qui tentent de prendre la République à la gorge, que il y a des pratiques qui ne devraient plus être de mise dans ce pays. Ou on joue avec les règles de la démocratie, ou on change de métier. Les innocents ne peuvent pas continuer à payer pour faire le lit des personnes aux ambitions politiques plus que démesurées.

Et visiblement sans lendemains heureux pour nombre d’entre eux. »

© CongoForum, le lundi 16 mai 2011

Written by kipraKongo

2011-05-16 à 11:46

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