kipra kongo [home]

Congo-Kinshasa | Congo RDC | Congo DRC | news | actualités | information | blog

2011.04.21

leave a comment »

La Revue de la Presse Congolaise de ce Jeudi, 2011/04/21 | Par Congo Forum

L’autorisation par le Gouvernement des activités prévues dans le cadre de la commémoration cette année du 21ème anniversaire de la démocratisation de la Rdc avec en toile de fond, le meeting de l’Udps, préoccupe au plus haut point la presse en ce jeudi. La poursuite des rivalités « fratricides » au sein du MLC, la suspension de Sesanga dans la MP, la problématique du rapatriement des réfugiés de la RDC du Congo Brazza et l’Interpellation de 9 membres du Gouvernement à l’Assemblée nationale, sont aussi parmi les sujets du jour.

UDPS

(Le 24 avril est la date anniversaire de l’instauration du pluripartisme sous Mobutu. C’est donc à partir de cette date que les partis qui existaient alors clandestinement, comme l’UDPS, ont pu avoir une existence officielle. Les hasards du calendrier font qu’en cette année en principe électorale, ce jour est un dimanche, jour propice aux grands rassemblements, d’où le désir de l’UDPS de tenir son meeting au stade à cette date-là. On prévoit que les discours qui s’y tiendront seront très critiques pour le processus électoral en cours.

Ce n’est toutefois pas ce contenu qui soulevait des inquiétudes, mais les incidents et échauffourées qui pourraient découler de la tenue simultanée de meetings concurrents. En particulier, on craignait des heurts entre les Udpsistes venus des faubourgs de Kin et les PPRDistes réunis à la salle Ste Thérèse, qui devraient fatalement ses croiser. Ce risque a disparu avec l’annulation de l’événement prévu par le PPRD. Dès lors, la grande réunion gouvernementale sur la sécurité  a pu se tenir pour enfoncer courageusement des portes ouvertes ! NdlR).

L’Avenir consacre sa manchette, « meeting de l’UDPS, le stade Tata Raphaël sera ouvert », à la réunion qui a réuni mercredi à la primature le ministre des Sports, l’Inspecteur général de la Police et certains de leurs collaborateurs. Il ressort de la réunion qu’Adolphe Muzito a eue hier à la primature avec l’Inspecteur général a.i. de la Police, que tous les partis politiques et associations qui programment des manifestations le 24 avril prochain auront droit à la sécurité, écrit ce quotidien. A l’approche de cette date, il était important que le Chef du gouvernement retire à certaines associations, tout prétexte et leur assure de la protection de l’Etat.

Bien entendu, la sécurisation des militants et autres membres des associations qui veulent organiser des manifestations le 24 avril, dépendra du comportement des uns et des autres, commente l’Avenir qui ajoute que si tout le monde fait de la protection de l’ordre public un point d’honneur, il n’y a pas de raison de s’inquiéter lorsque  plusieurs associations organisent des manifestations le même jour.

A l’issue de cette rencontre, écrit Forum des As, qui titre: « 24 avril, le stade Tata Raphaël garantit pour l’UDPS », des mesures pour sécuriser les partisans des formations politiques qui vont manifester le 24 avril ont été prises afin de permettre à chacun de jouir de ses droits économiques, a assuré l’Inspecteur général Charles Bisengimana à la presse.

Le Phare titre : « 24 avril : tout est ok ». Ce journal commente qu’au sujet des manifestations politiques, le Premier Ministre Muzito assure que la sécurité garantie, la date historique du 24 avril, marquant cette année, le 21ème anniversaire de la démocratisation et surtout au multipartisme. La commémoration de cet événement est prise très au sérieux par les instances dirigeants, estime ce journal qui précise par ailleurs : « C’est dans ce cadre que le Premier Ministre Adolphe Muzito a réuni  mercredi 20 avril, dans son cabinet de travail  tous les chefs des corps en charge de la sécurité et de l’ordre public ».

Le ministre de la Jeunesse et des sports était associé à la rencontre, ajoute-t-il. Et de poursuivre : « Selon des sources proches de la Primature, le Chef du gouvernement et ses hôtes ont débattu des dispositions sécuritaires à prendre pour garantir la sécurité de toutes les manifestations politiques et culturelles annoncées à cette occasion ».

Abordant le même sujet, La Prospérité pour sa part titre : « 24 avril : sécurité assurée à Etienne Tshisekedi »: « L’Udps de Etienne Tshisekedi,le Msr de Pierre Lumbi et le Pprd  de Boshab peuvent se tranquilliser. Toutes les manifestations prévues le 24 avril, date historique marquant le lancement du multipartisme au Congo-Zaïre vont pouvoir se tenir ».

Il faut dire que cette victoire du peuple sur la dictature sera fêtée par toutes les forces du changement, ceux-là qui ont été à côté de ce peuple, des années durant, dans cette âpre lutte dont le couronnement est intervenu en avril 1990, écrit-il.

MLC

Pour Le Potentiel : « Devant l’impasse, F. Muamba appelle à l’unité du MLC ». « En réalité, cette déclaration est une réaction à chaud faite mardi par l’honorable Fulbert Kunda devant la presse en rapport avec la décision prise par le collège des fondateurs du MLC aux termes de laquelle le secrétaire général François Muamba Tshishimbi était réputé déchu de ses fonctions et remplacé par son adjoint Thomas Luhaka.

Déjà la veille, François Muamba avait qualifié de nulle et de nul effet ladite décision prise en violation des statuts du MLC. Selon lui, l’initiateur, en l’occurrence le secrétaire général adjoint Thomas Luhaka, a péché par défaut de qualité. De ce fait, la réunion du collège était entachée d’irrégularités et constituait un non-événement ne pouvant pas produire des décisions opposables à tous.

L’argument est que, son titulaire étant présent à Kinshasa, Thomas Luhaka ne pouvait pas convoquer une réunion du collège des fondateurs et pousser ceux-ci à prendre des décisions. La démarche entreprise a été faussée dès le départ, si bien que tout le reste ne pouvait que tomber caduc ». (Admirons au passage la constance avec laquelle on continue, partout, à cultiver avec amour les arguties de procédure plutôt que d’aller à l’essentiel ! NdlR).

« Comme on le voit, c’est une guéguerre sinon un bras de fer entre dirigeants du MLC pour un positionnement politique par rapport aux échéances futures. Aussi, d’aucuns sont-ils allés vite en besogne pour parler du bicéphalisme au sein du MLC.

Ne pouvant rester indifférents à la situation qui s’est créée, une vingtaine des députés nationaux et sénateurs membres du MLC se sont réunis le mardi à Gombe pour échanger. A l’issue de leurs cogitations, ils ont fait une déclaration dans la quelle ils réaffirment que « le MLC demeure un patrimoine commun, un parti national et démocratique ; un lieu privilégié et par excellence où doit régner le respect des règles de droit, sans complaisance ni faux-fuyants ».

Donnant raison à François Muamba, ces élus du peuple membres du MLC affirment que la décision prise par le collège des fondateurs de leur parti est nulle et de nul effet du fait du défaut de qualité de l’initiateur. En outre, ils réitèrent leur confiance au président national du MLC Jean-Pierre Bemba et au secrétaire général et président a.i François Muamba. En d’autres termes, ils font fi de l’existence d’une instruction donnée par téléphone ou d’une lettre signée par Jean-Pierre Bemba dans laquelle celui-ci autoriserait le groupe à Thomas Luhaka à se comporter de la sorte.

Bien plus, il a été noté d’autres irrégularités sur la liste de présence des membres du collège des fondateurs où le nom de Jean-Pierre Bemba est repris avec la mention « p.o. », de même que ceux d’autres cadres qui, de leurs fonctions actuelles, ne peuvent pas, selon les prescrits de la loi, se prévaloir de la qualité de membre fondateur d’un parti politique.

Par ailleurs, prenant acte de l’impasse qui tend à s’installer, les députés nationaux et sénateurs du MLC signataires de la déclaration du 19 avril 2011, lancent un appel à tous leurs collègues et autres cadres du parti les invitant à s’inscrire dans leur démarche qui s’avère salvatrice pour le MLC.

Est-ce que cet appel à la raison sera entendu par ceux qui passent aux yeux des uns comme des frondeurs ? Difficile à dire pour l’instant. Toutefois, au cas l’impasse persisterait, c’est-à-dire le dialogue des sourds entre les pro-Muamba et les pro-Luhaka, seule la justice tranchera. Dans ce cas, que restera-t-il du MLC ? Rien qui vaille.

Nombreux cadres auront joué au plus grand diviseur. Surtout ceux qui ont toujours pensé que le bonheur de tous par leur propre bonheur et vice-versa. Or, des cadres proches de François Muamba rappellent que celui-ci a mieux fait que quiconque pour sauver la barque MLC, membres d’équipage et passagers compris. Ils disent de lui qu’il a le souci de sauver tout le monde et de ne laisser couler personne, malgré les vices et les défauts ».

MP

La Prospérité titre: « Majorité présidentielle, Patrice-Aimé Sesanga claque la porte! ». C’en est donc fini avec des lettres d’intention d’une cohabitation, sans lendemain rassurant, pour le Parti Démocratique Socialiste au sein de la Majorité présidentielle. Depuis hier, en effet, écrit ce journal, Patrice-Aimé Sesanga, blasé d’être dirigé comme un enfant, a claqué la porte de la Majorité présidentielle.

Dans une lettre officielle adressée à Koyagialo Ngbase Te Gerengbo, secrétaire exécutif adjoint de l’ex-AMP, le sénateur Sesanga parle d’allégations non fondées contre sa personne. Allusion faite ainsi aux raisons qui auraient justifié une décision de suspension prise, la veille, par le même Louis Koyagialo contre le PDS.

Plus loin, toujours dans la même lettre, rapporte La Prospérité, Sesanga père, refusant d’être réduit au rang de simple spectateur, croit que la seule issue qui lui reste, pour plaire à ses détracteurs, c’est de se retirer de la plate-forme. Il est cependant convaincu que l’histoire lui offrirait l’opportunité de servir autrement Joseph Kabila, Chef de l’Etat, même au-delà de la coupe réglée de la Majorité présidentielle.

Kin/Brazza

Au sujet des relations entre la Rdc et son voisin du Congo et le rapatriement des refugiés congolais  (Rdc) du Congo Brazzaville,  Le Palmarès titre « Kinshasa-Brazzaville : des nuages sombres persistent » et écrit qu’ »On est loin de sortir de l’auberge ».

Selon ce journal, « Les cas Munene et Ondjani demeurent les plus grands communs diviseurs. La tripartite (Rdc, Congo et Hcr) à l’issue de laquelle des réfugiés de la RDC établis au Congo, devaient revenir, n’a pas eu lieu ». Ainsi, écrit Le Palmarès, le rapatriement des réfugiés, qui devait débuter mercredi, est remis aux calendes grecques. Ce journal souligne : «Après le courageux mais bref séjour à Kinshasa du Président Denis Sassou N’Guesso le 15 avril dernier, nombreux sont ceux qui, non vaccinés contre la naïveté avaient versé dans un optimisme béat. Pour eux, tout été redevenu normal, tout baignerait dans l’huile ». Erreur, dit-il avant de relever : « En effet, les questions qui opposent les deux pays, sont très sérieuses pour être résolus au prorata de quelques sourires jaunes distillés à l’issue de la rencontre ».

Le Potentiel titre : « Refugiés de l’Equateur au Congo Brazza : le Hcr réunit les conditions de rapatriement ». Le processus de rapatriement des refugiés de la Rdc vers la province de l’Equateur est pratiquement déclenché en ce mois d’avril, comme prévu en novembre 2010 par le groupe de travail Technique (Gtt)  tripartie ayant réuni la Rdc, la République du Congo et le  Hcr.

Parlement

Le Potentiel commente: « Assemblée nationale, interpellation des ministres : il faut des sanctions ».

Neuf membres de l’Exécutif central ont été invités à s’expliquer  mercredi devant la plénière de l’Assemblée nationale sur le refus du gouvernement d’appliquer les recommandations des élus du peuple. Si l’exercice ne se termine pas par des sanctions, la  chambre basse du parlement jouera sa crédibilité.

Seuls cinq d’entre eux ont pu effectuer le déplacement de l’hémicycle pour répondre aux préoccupations pertinentes des députés. Il s’agit des ministres des Relations avec le Parlement, de la Justice et Droits humains, de la Fonction publique, de l’Enseignement supérieur et universitaire, et des Affaires foncières.

D’entrée de jeu, rapporte le Potentiel, Richard Muyej a retracé les contours de son rapport articulé sur l’évaluation globale du niveau d’exécution des recommandations. Selon les statistiques à sa disposition, le ministre des Relations avec le Parlement situe le niveau d’exécution des recommandations à 79,1 %. Vu sous cet angle, les élus du peuple ne devraient pas prétendre que leurs recommandations ne bénéficiaient pas d’une attention particulière de l’Exécutif central, selon lui.

En réaction, les députés ont rivalisé d’éloquence pour démontrer que le gouvernement a fait fi de leurs recommandations en rapport avec des dossiers précis. Se succédant au prétoire de la salle de congrès du Palais du peuple, ils ont pu formuler leurs griefs à charge du gouvernement. La chambre basse du Parlement a accordé un délai de 48 heures aux membres du gouvernement pour répondre aux remarques des députés.

Commentant cette même interpellation des députés, la Tempête des Tropiques estime que les membres du gouvernement se sont expliqués sans convaincre. Ce journal note que pour les députés les ministres n’ont pas exécuté les recommandations faites par la chambre basse du parlement.

© CongoForum, le jeudi 21 avril 2011

Written by kipraKongo

2011-04-21 à 16:53

Veuillez répondre. Merci.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :