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2011.04.15

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La Revue de la Presse Congolaise de ce Vendredi, 2011/04/15 | Par Congo Forum

Comme de coutume, les élections continuent à figurer en bonne place au menu de la presse congolaise. A côté de ce sujet indéracinable, certains journaux kinois tentent de décrypter la visite que Sassou pourrait éventuellement effectuer ce vendredi à Kinshasa. Cependant, du point de vue émotionel, le sujet dominant d’actualité demeure le réquisitoire de la justice sur le dossier Chebeya, où des peines de mort ont été requises en cascade. Enfin, il faut aussi citer quelques nouvelles de province.

Élections

« Peut-on éviter la crise ? » se demande L’Observateur. « La République démocratique du Congo va tout droit, si l’on n’y prend garde, vers une crise institutionnelle très grave. Et pour cause ? La perspective de l’organisation des élections présidentielles et législatives dans le délai institutionnel  éloigne de plus en plus. La semaine en cours est en train de s’achever sans que la Ceni publie le calendrier électoral tant attendu. Et pourtant, après le séminaire de Lubumbashi qui avait réuni autour de cette importante commission les experts de la Monusco et du PNUD dans le cadre de l’appui au processus électoral, le président de la Ceni avait annoncé la publication du calendrier des élections au courant de cette semaine. Ce couac est dû aux divergences entre la Ceni et l’opposition.

Le commun des mortels ne connaît pas encore le chronogramme concocté par Ngoy Mulunda et les siens à Lubumbashi. Mais des sources dignes de foi laissent entendre que la Ceni projette la présidentielle et les législatives à la date du 2 décembre  2011. Soit 4 jours seulement avant la date de l’expiration du mandat du Président de la République élu en 2006.

A cette proposition les partis politiques de l’opposition ont réservé un niet catégorique arguant que si les élections ont lieu à cette date il est impossible que le (nouveau) Président  élu prête serment le 6 décembre, conformément à la Constitution. Cependant, certains constitutionnalistes laissent entendre qu’une disposition de la loi suprême de la RDC offre la possibilité au Président  en fonction de demeurer en poste tant que son successeur n’a pas encore prêté serment. Ici, nous entrons dans la guerre de la légalité et de la légitimité.

Pour l’opposition, le 6 décembre à minuit sonne le glas de l’actuel quinquennat du moins pour le Président de la République et les députés qui ont été élus en 2006. Ces mandataires perdent toute leur légitimité et ne doivent pas engager le pays, soutiennent les membres de l’opposition.

Le décor est ainsi planté pour une grave crise. C’est le moment de réfléchir pour arrêter  les voies et moyens d’éviter au pays des pertes inutiles en vies humaines au lieu d’attendre que le pire arrive. Ne dit-on pas qu’il faut battre le fer quand il est chaud, ou vaut mieux prévenir que guérir ? A analyser de près dès que la défunte CEI avait pris  l’irrationnelle décision d’annuler toutes les cartes d’électeur émises en 2006, toutes les parties prenantes  au processus électoral, particulièrement les partis politiques, auraient dû lever le ton pour s’y opposer car il était prévisible qu’avec un sous-continent qu’est la RDC, reprendre à zéro l’enrôlement des électeurs ne serait pas tâche aisée. La décision la plus sage aurait été de limiter cette opération aux nouveaux adultes ayant atteint plus ou moins 18 ans, aux personnes qui ne se s’étaient pas enrôlées en 2006 et à celles qui ont changé de circonscriptions électorales. Mais en ce moment là personne n’avait réagi comme pour dire que tous étaient d’accord avec la CEI. Aujourd’hui le vin est tiré, il faut le boire même jusqu’à la lie.

L’heure n’est pas aux jérémiades. Il faut faire des propositions concrètes pour éviter la crise qui se profile  à l’horizon. La plus facile et moins coûteuse des solutions consiste à trouver un consensus pour une courte transition avec un gouvernement de large union nationale en vue d’éviter le vide constitutionnel tant craint par l’opposition politique. Le mal ici c’est la boulimie du pouvoir qui caractérise les politiciens congolais. Une fois installés sur un fauteuil, ils font tout pour s’y éterniser. Nous avons encore frais en mémoire ce que le schéma 1 + 4 avait fait. Mais il y a tout de même un côté positif, à savoir la présence des uns et des autres dans ce gouvernement permet une certaine égalité de chances notamment par l’accès aux médias officiels et les bénéfices de fonds publics.

Si cette hypothèse e st rejetée, il faut absolument mener un plaidoyer auprès des partenaires extérieurs pour l’allocation des fonds conséquents pour permettre à la Ceni de boucler au plus tard juin 2011 l’opération de la révision du fichier électoral et de multiplier les bureaux de vote en vue de permettre aux électeurs de voter sans beaucoup de peine. Tout est donc possible avant la date fatidique du 6 décembre 2011 pourvu qu’il y ait une réelle détermination de toutes les parties prenantes. La prévention des conflits coûte de loin moins chère que leur résolution. Il faut hic et nunc se pencher sérieusement sur la question ».

Le Potentiel indique que par rapport aux « élections 2011, Kabila remet les pendules à l’heure ».

La plénière de l’Assemblée nationale a rejeté en bloc, lundi 11 avril dernier, la proposition de loi électorale introduite par un député de la Majorité présidentielle (MP). Cela aura été un véritable camouflet à l’endroit de l’autorité morale de cette plate-forme politique, note ce journal.  Joseph Kabila y a vu le risque de blocage du processus électoral. Du coup, il a  convoqué en urgence, jeudi, une rencontre de la MP limitée aux députés nationaux.

Question de dissiper les malentendus et remettre les pendules à l’heure. Des discordances et frustrations accumulées au sein de la Majorité présidentielle sont apparues au grand jour lors de la plénière du lundi. Les fissures étaient visibles et il fallait vite colmater les brèches avant que l’édifice ne s’effondre, explique Le Potentiel. Extrait : « Joseph Kabila a rappelé à ses interlocuteurs les conséquences qui s’en suivraient si jamais les élections n’étaient pas tenues dans les temps impartis par la Constitution. « Ce serait un chaos pour notre jeune démocratie et personne ne serait en mesure d’en assumer la responsabilité », les a-t-il mis en garde. Il leur a fait savoir que ce n’était ni une imposition ni une directive de la MP mais un appel à la prise de conscience et de responsabilité de chacun a fin de sauver le processus électoral.

Il est vrai qu’après le rejet de la proposition Tunda, le gouvernement avait pris soin de récupérer l’affaire. Il a élaboré un projet de loi portant modification de certaines dispositions de la loi électorale de 2006. Le texte aurait déjà été déposé au bureau de l’Assemblée nationale aux d’être distribué aux élus nationaux.

Il ressort d’indiscrétions obtenues, que certaines préoccupations soulevées par les élus du peuple lors de la plénière du 11 avril dernier pourraient être rencontrées dans le projet présenté par le gouvernement. Il s’agit notamment de la réduction de la caution à payer par les candidats aux différents scrutins. Les chiffres qui ont circulé et créé la panique seront revu à la baisse lors du débat en plénière. Par exemple, les candidats aux législatives nationales pourraient payer 500 USD au lieu de 5.000 USD qui avaient été mentionnés dans la proposition de loi Tunda.

Une autre préoccupation qui aurait calmé, voire rassuré les députés nationaux membres de la MP se trouve être le mode de scrutin proposé par le projet de loi électorale du gouvernement. Une unanimité se serait dégagée sur le mode proportionnel avec un seuil d’au moins 10 à 20 %. Contrairement au mode majoritaire proposé par le député Tunda, le mode proportionnel avec ce seuil minimal permettrait une visibilité de l’élection de chaque candidat présenté sur une liste de parti.

Au terme de l’échange, Joseph Kabila a appelé à une cohésion tous azimuts au sein de la MP afin d’aborder les élections en toute quiétude et avec plus de responsabilité. Le message a-t-il été entendu ? Wait and see ».

Grippée, souligne ce journal,  la machine électorale s’engageait déjà sur une pente raide. Cela au vu des discordances perçues non seulement entre les différentes parties au processus électoral mais encore au sein de celles-ci.

C’est le cas de la Majorité présidentielle (MP) dont les frustrations accumulées sont apparues au grand jour lors de la plénière du lundi 11 avril 2011 à l’Assemblée nationale. Les fissures étaient visibles et il fallait vite colmater les brèches avant que l’édifice ne s’effondre.

(Un retard, ou même un refus pur et simple, dans le vote de modifications de la loi électorale devrait, en principe, n’apporter ni avance, ni retard au processus électoral. Le seul obstacle réel et insurmontable à la tenue des élections est l’enregistrement des électeurs. Or, comme nous l’avons montré à plusieurs reprises, celui-ci peut être réalisé dans les délais à condition que l’on donne à la CENI les moyens, en particulier financiers, de remplir sa tâche. Celui qui détient les clés de la caisse est aussi celui dont tout dépend.

Parler de « grippage » sous-entend que l’on refuse d’aller aux élections sans avoir d’abord modifié la loi électorale pour l’adapter à la Constitution révisée, certes, mais surtout pour y introduire un mode de scrutin en partie majoritaire, une caution dont le principe même est antidémocratique, etc… NdlR).

Quant aux retards et lenteurs en matière électorale, Beni-Lubero Online propose sa propre réponse au problème des « Elections 2011: La CENI bloquée par la lenteur du retour des refugiés rwandais ».

« D’aucuns se demandent pourquoi la CENI ne veut pas organiser les élections dans le délai constitutionnel et pourquoi beaucoup d’eau coule sur (sic) le pont du calendrier électoral ? La réponse est simple. Depuis le début de l’agression rwando-ougandaise de la RDC, la vie politique en RDC tourne autour des intérêts des multinationales exploitant les richesses de la RDC par l’action des armées du Rwanda et de l’Ouganda. Les péripéties de la longue transition congolaise de l’Accord de Lusaka (juillet 1999) jusqu’au retour de Nkunda au Rwanda (2009) en passant par l’Accord global et inclusif de Sun City (Décembre 2002), démontrent que le Rwanda, l’Ouganda, et leurs agents en poste en RDC s’en tirent toujours avec la part du lion.

La RDC s’est toujours inclinée devant les desiderata de ces agresseurs et leurs marionnettes congolaises sous l’euphémisme de privilégier l’intérêt supérieur de la nation. Ainsi par exemple, la RDC a accepté sans condition le remplacement de Nkunda par Bosco Ntaganda parce qu’elle privilégiait, disait-elle, la paix à la justice. Mais la guerre d’occupation du Kivu n’a jamais été aussi sanglante qu’aujourd’hui sous le régné du pacificateur Bosco Ntaganda. Et curieusement le régime congolais ainsi que la classe politique congolaise s’accommode de cette injure flagrante au peuple congolais. Pourtant il apparait que tous les accords publics et secrets conclus entre la RDC et le Rwanda n’avaient comme but que d’avancer l’agenda de l’occupation rwandaise de l’Est de la RDC.

La dernière victoire de cet agenda qui n’est plus aux yeux des congolais qu’un secret de polichinelle, c’est l’occupation du Kivu et de la Province Orientale par le CNDP et le Rwanda sur le plan militaire, sécuritaire, économique (entreprises de l’Etat), etc. La résistance congolaise à cette occupation est ce qui retarde encore l’occupation administrative de cette partie du pays et le retour des milliers ou millions des rwandais qui attendent coloniser le Kivu et la Province Orientale.

Selon des caciques de la MP qui ont requis l’anonymat, les tergiversations constatées dans l’action de la CENI tombeur de la CEI s’expliquent par la lenteur de l’opération dite de retour des refugiés congolais du Rwanda et de l’Ouganda. En effet, le Rwanda ne peut réussir son plan d’occupation en douceur que si pendant les prochaines élections, les retournés du Rwanda et de l’Ouganda réussissent à faire élire à la majorité simple un nombre des rwandophones requis pour avoir la majorité dans les assemblées provinciales du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema, et Province Orientale. Cette majorité permettrait aux rwandophones d’élire des rwandophones comme gouverneurs de province et de boucler la boucle par l’organisation d’un referendum d’autodétermination des Hutu-Tutsi ( ou Hutsi) de l’Est de la RDC.

Au jour d’aujourd’hui, la résistance congolaise est tellement une réussite que seuls les militaires rwandais sont sur le sol congolais camouflés sous l’uniforme Fardc, FDLR, ADF-NALU, LRA, PARECO, MAI-MAI pour y mener des opérations de représailles contre les congolais afin de les obliger à accepter le diktat des occupants. Mais les civils qui devraient remplacer la population actuelle de l’Est du pays attendent toujours de l’autre côté de la frontière congolaise. Pour donner du temps au temps nécessaire à cette opération, il faut retarder la date des élections par tous les moyens possibles. Ceci explique ainsi les longues consultations de la CENI avec les partis politiques à qui l’ennemi malin voudrait faire porter le chapeau de la non tenue des élections dans le délai constitutionnel. Mais la vérité est ailleurs !

En même temps sur terrain à l’Est du pays, les représailles contre les populations civiles congolaises redoublent d’intensité. Le déploiement des militaires spécialistes en génocide des populations civiles sont signalés dans les deux territoires de Beni et de Lubero. Un camion rempli des machettes aurait été déchargé nuitamment dans une maison à Eringeti. Les observateurs s’interrogent sur la destination de cette quantité industrielle des machettes. Aussi, plusieurs ONG internationales construisent des maisons, des salles polyvalentes, des écoles, etc. dans la zone minière inhabitée de KUDUKUDU, ABIALOSE, MBUTABA en Territoire de Beni sans décliner l’identité de ses futurs occupants. Tous ces faits inexpliqués sont des signes qui indiquent que quelque chose se prépare dans la région de Beni qui est par ailleurs, depuis six mois, militarisée à outrance.

En dépit de tous ces faits macabres qui, heureusement, ne passent pas inaperçus aux yeux des populations locales toujours en alerte pour parer à toute éventualité, les observateurs constatent que cette phase de l’occupation rwandaise de l’Est du pays est la plus dure et la plus périlleuse. On constate qu’on ne peut pas changer en un coup de matraque un peuple qui a conscience de ses droits au niveau national et international.

Les cerveaux moteurs de cette occupation tapis dans les Hôtels climatisés de Kinshasa et de Goma avaient pensé qu’en soudoyant les politiciens, les députés, les chefs des confessions religieuses, ils auraient la tache facile. Ils auraient pu lire l’œuvre de Gérard Prunier, notamment l’article sur l’Eglise Catholique et le Conflit du Kivu (2001) pour se rendre compte que les belges n’avaient pas réussi à soumettre les montagnards du Kivu, raison pour laquelle ils avaient responsabilisé les chefs coutumiers qui détenaient le vrai pouvoir.

Aussi, les peuples des montagnes du Kivu n’avaient pas de complexe d’infériorité issu des atrocités de la chasse aux esclaves car les arables s’arrêtaient dans la plaine. Le fait d’avoir acheté les consciences des politiciens, des députés et de certains chefs des confessions religieuses, toutes tendances confondues, n’a donc aucun impact sur la résistance du peuple congolais de l’Est du pays.

Pour éviter un bain de sang inutile à l’Est du pays, le peuple congolais doit crier fort comme les jeunes de Tunisie et d’Egypte pour faire entendre son cri SOS génocide aux hommes et femmes épris de paix de par le monde. Le Rwanda doit arrêter de transférer sa population à l’Est de la RDC car cela ne peut se réaliser que si la population congolaise actuelle est exterminée.

Les hommes politiques, les députés nationaux et provinciaux de l’Est qui pensent qu’ils pourraient continuer demain à être députés sans leurs électeurs de 2006 se trompent. Ils doivent rejoindre sans tarder les rangs de la résistance du peuple pour ramener les puissances derrière l’opération d’occupation à la raison. Dès lors que les populations locales savent que les retournés ne sont pas des retournés mais des occupants, toute personne ou ONG qui dit le contraire perd automatiquement toute crédibilité et est considérée comme ennemi du peuple congolais.

La vraie opposition politique de la RDC devrait ainsi faire coalition avec la résistance du peuple congolais et s’en inspirer pour battre campagne. En effet, seule cette résistance permet au Congo de subsister encore aujourd’hui comme pays un et indivisible. Si cette résistance faiblit devant les assauts actuels du Rwanda et de ses collabos congolais, il n’y aura pas d’élections en RDC ou du moins dans la partie orientale de la RDC.

L’avenir de la RDC se trouve ainsi dans la coalition entre la vraie opposition politique et le peuple congolais qui depuis le lancement de la guerre d’agression rwando-ougandaise sur la RDC, se bat jusqu’au martyre pour la sauvegarde de l’intégrité territoriale de la RDC. C’est cette coalition qui fera pression sur la CENI pour qu’elle organise les élections dans la transparence, la vérité, selon la constitution congolaise ».

(Cette explication a, à tout le moins, le mérite de la cohérence et de la logique. Il est dommage qu’elle exprime en termes de nationalité ou d’appartenance ethnique des réalités qui devraient être formulées en termes de classes. La logique finit d’ailleurs par nuire à la cohérence, puisqu’elle mène à formuler des aberrations comme les Hutu-Tutsi ( ou Hutsi) de l’Est de la RDC.

Depuis l’époque où Bisengimana était le n° 1 du MPR, au début du régime Mobutu, la bourgeoisie enrichie par la zairianisation utilise dans l’Est de la RDC des « zaïrwandais » – amalgame indigeste de rwandophones congolais et d’immigrés des pays voisins – comme relais local au pouvoir général, sur tout le Congo, d’une bourgeoisie qui en fait est non-congolaise quelle que soit sa nationalité ou sa tribu, tout simplement parce que le capitalisme est par définition apatride, car il n’a qu’une seule patrie, définie par le  profit et l’argent.

Depuis 1994, il s’y ajoute le fait que, dans les provinces de l’Est, le conglomérat d’apatrides qui continue bien sûr à jouir de la complicité de la bourgeoise dans l’ensemble de la RDC, sert en outre les visées de ses complices dans les pays voisins. NdlR)

Les catholiques de Kinshasa se retrouveront au stade des Martyrs ce 17 avril 2011, annonce le quotidien Le Phare, pour célébrer Dimanche de rameaux, cette fête qui rappelle l’entrée triomphale de Jésus-Christ dans la ville de Jérusalem, prélude à son sacrifice du sang pour réparer le péché originel commis par Adam et Eve, dans le Jardin d’Eden. Outre cettte belle age de catéchèse, Le Phare évoque une «  controverse autour de légalité et de l’illégitimité ».

Selon Le Phare, le professeur Jean Louis Esambo, directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur, a jeté un pavé dans la mare, hier, au cours de l’émission Dialogue Entre Congolais de Radio Okapi. Après le 6 décembre 2011, s’il n’y a pas élection d’un nouveau chef de l’Etat en RDC, l’actuel sera illégitime mais légal. Parce que, chargé d’expédier les affaires courantes en vertu de l’article 70 de la constitution.

D’autres acteurs politiques voient les choses autrement, souligne le journal. Ils considèrent qu’il y aura vide institutionnel au-delà de cette date et qu’il faut déjà rentrer à la table de négociations pour définir les règles d’une nouvelle transition. Bref, selon Le Phare, le 6 décembre est une date de tous les dangers que les Congolais devraient gérer avec responsabilité et patriotisme.

L’Avenir voit «  Kamerhe esseulé, son mwami renouvelle sa confiance à Kabila ». La stratégie du triangle nucléaire est mise en mal avec la perte éventuelle de Walungu, Uvira, Shabunda et autres supposés fiefs sur lesquels compterait le leader de l’Union pour la nation congolaise. Il ne lui restera qu’à jouer à l’enfant prodigue, soutient le quotidien. Le mwami Pierre Ndatabaye, du territoire de Walungu, promet un engagement 100% pour Joseph Kabila. Homme d’action, poursuit le journal, il demande de le juger demain aux actes qu’il entend mener pour concrétiser son engagement pour la réélection de Joseph Kabila.

(Le tribalisme, s’il n’est pas l’explication universelle que d’aucuns y voient, n’est jamais absent de la politique congolaise. Et il est certain que, pour le public qui est sensible aux arguments tribaux, les prises de position des autorités coutumières ont une influence. Il ne faudrait toutefois pas imaginer que les Congolais de la brousse arrivent en rang dans les isoloirs, derrière leurs chefs, et votent comme celui-ci au coup de sifflet !

Il faut remarquer aussi que, dans les hautes terres du Kivu, le titre de « mwami » est porté par des autorités coutumières dont le pouvoir ne s’étend que sur d’assez petites superficies. La prise de position du mwami de Walungu est donc certes un « sale coup » pour Kamerhe, dans la mesure où il s’agit d’un notable ayant une certaine influence, mais représente quelque chose de très local par rapport à l’échelle où travaille Kamerhe, qui ambitionne visiblement de récupérer à son profit les voix de tous les « déçus du joséphisme » dans l’Est du pays. Pour ne rien dire de la tactique du « triangle nucléaire » qui, elle est à l’échelle du pays entier.

Parlant encore une fois des élections, mais dans un autre article Le Potentiel indique qu’Evariste Boshab vient de recevoir un document de l’Eglise catholique.Ce sont les acteurs politiques catholiques qui lui ont remis ledit document, le mardi 12 avril, lequel document contient les résolutions et recommandations de leur atelier sur les élections en République démocratique du Congo. Cet atelier récemment organisé avait comme sous-thème : « Elections, légitimité et législation ».  L’abbé Mutshembe, à l’issue de l’audience qui leur a été accordée au Palais du peuple, a indiqué que ces résolutions et recommandations doivent être prises en compte par la représentation nationale, rapporte Le Potentiel.

Kin / Brazza

Pour Forum des As: « Kinshasa et Brazzaville enterrent la hache de guerre ». FdA annonce la visite, ce vendredi à Kinshasa, de Dénis Sassou Nguesso, président de la république du Congo. Le quotidien parle déjà d’un signal fort et espère que cette visite du président du Congo Brazzaville va permettre de dénouer la crise entre les deux capitales les plus rapprochées du monde. Une crise qui a amené la RDC à rappeler la plupart de ses diplomates en poste à Brazzaville.

« Sassou à Kinshasa pour le dégel », mentionne le quotidien AfricaNews. Sauf changement de dernière minute, le Président de la République du Congo annoncé à Kinshasa ce vendredi 15 avril 2011. Il est dit dans cet article que Sassou vient pour qu’ensemble avec son hôte, ils envisagent des voies de sortie à une grave crise qui s’est installée entre les deux capitales les plus rapprochées du monde, notamment dans le dossier du général Munene.

Procès Chebeya

Le ministère public a requis la peine capitale contre le colonel Mukalay, rapporte Le Potentiel. Jeudi 14 avril 2011, une audience un peu particulière à la prison centrale de Makala. Une profonde anxiété se lit sur les visages des prévenus poursuivis pour l’assassinat des défenseurs des droits de l’Homme Floribert Chebeya et Fidèle Bazana. Et pour cause, l’organe de la loi prononce son réquisitoire : peine capitale pour les infractions d’association de malfaiteurs et d’assassinat mises à charge des prévenus Daniel Mukalay, Christian Ngoy, Paul Mwilambwe, Michel Mwila, Jacques Migabo, Georges Kitungwa, François Ngoy Mulongoy et Blaise Mandiangu.

« Procès Floribert Chebeya : des condamnations en cascade hier », titre Le Palmarès. Cinq présumés coupables condamnés à mort : le colonel Daniel Mukalayi Michel Mwila est en détention à la Prison centrale de Ndolo, tandis que Christian Ngoy Kenga Kenga, Jacques Mugabo et Paul Milambwe sont en fuite. Mais les prévenus Georges Kitungwa, Ngoy Mulongoy et Blaise Mandiangu sont condamnés à 20 ans de servitude pénale principale. Avec ces peines, le verdict de la Cour est donc attendu impatiemment, note le journal.

 

Divers

Le Palmarès parle de l’électricité, pour dire qu’une bonne partie de Kinshasa est dans le noir. Sept communes de la capitale sur les 24 connaissent des perturbations dans l’alimentation en énergie électrique à savoir : Bandalungwa, Gombe, Kintambo, Ngaliema, Selembao, Ngiri-Ngiri et Bumbu. C’est la conséquence de la pane que connait l’un de deux grands transformateurs du poste haute tension de Lingwala à Bandalungwa, précise notre confrère.

Parmi les titres publiés par ce journal ce matin, figure également celui relatif à l’embargo que vient de subir tous les produits alimentaires japonais en Rdc, à cause de l’affaire radioactivité de Fukushima. La décision a été rendue publique à travers un communiqué officiel du ministère congolais de Commerce, Petites et moyennes entreprises.

La Prospérité anonce l’évacuation de Diomi Ndongala en Europe pour des soins médicaux appropriés, à la suite de l’empoisonnement dont il aurait été victime.

La Tempêtes de Tropiques estime que «  après l’éviction de Trésor Kapuku au Kasaï occidental, (on va) vers un gouverneur imposé ». L’élection du nouveau gouverneur de province du Kasaï occidental intervient le lundi prochain, indique le journal. Sauf imprévus, Evariste Boshab et son candidat, Hubert Kabasubabo, sont attendus ce vendredi à Kananga.Ils doivent préparer l’arrivée, ce week-end, de Joseph Kabila au chef-lieu du Kasaï occidental. Objectif : convaincre les députés provinciaux de voter pour le poulain du secrétaire général du PPRD, soutient La Tempêtes de Tropiques.

© CongoForum, le vendredi 15 avril 2011

Written by kipraKongo

2011-04-15 à 11:43

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