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2011.04.13

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La Revue de la Presse Congolaise de ce Mercredi, 2011/04/13 | Par Congo Forum

Les Élections, imbattables « superstars », sont encore une fois le sujet dominant de l’actualité telle que la vient les journaux parus à Kinshasa. Les acteurs politiques, tant de la Majorité que l’opposition, proclament qu’ils voudraient voir le processus électoral se dérouler dans un climat apaisé. A signaler aussi : un article sur l’Est dans une perspective plus large que les élections et le procès du ministre Undji qui semble tourner à la déconfiture de la « Tolérance Zéro ».

Élections / Calendrier

Le Potentiel titre : « calendrier électoral, difficile compromis ». La première mouture du calendrier électoral proposée par la Ceni ne fait pas l’unanimité. L’opposition a déjà exprimé son désaccord, tandis que l’avis de la majorité est toujours attendu. L’heure est donc à l’expectative.

D’ores et déjà, des voix s’élèvent pour une solution politique à cette impasse. Les divergences apparues sont telles que le président de la Ceni est obligé de retarder la publication du calendrier électoral. Entre-temps, poursuit le journal, Ngoy Mulunda garde encore son silence. Mais cela n’empêche pas le président de la CENI, Daniel Ngoy Mulunda, de se montrer optimiste. Il promet de publier très bientôt le calendrier électoral. Cela pour avoir déjà reçu les conclusions des partis politiques. Sous quel format et suivant quelle option ? C’est La Question.

Le Phare s’intéresse au calendrier électoral, ou plutôt, à son « draft qui fait débat » (Il faut supposer que le mot anglais « draft » est utilisé ici parce que le mot « brouillon » n’existe pas en français … NdlR). Selon l’opposition politique, c’est la date de l’élection présidentielle qui pose problème : elle n’est pas précisé dans ce projet de calendrier, mais devrait s’insérer entre novembre et décembre 2011. Le Phare publie le draft du calendrier électoral qui fait débat.

En effet, la CENI vient de rendre public un draft relatif au calendrier des élections générales et locales de 2011 et 2012. Le Phare salue de prime à bord la volonté de cette institution d’organiser des élections apaisées, en maintenant, comme en 2006, la formule du couplage de l’élection présidentielle et avec les législatives nationales. Cette option a été choisie en dépit des pressions de la majorité au pouvoir qui battait campagne pour le découplage de ces deux scrutins.

Qu’à cela ne tienne, le « draft » n’en continue pas moins de faire débat. Certains opérateurs politiques le trouvent conforme au délai constitutionnel tandis que d’autres y voient l’intention voilée de la CENI de conduire le pays vers une prolongation de fait des mandats du chef de l’État, des sénateurs, des députés provinciaux ainsi que des gouverneurs des provinces.

Or, selon la constitution, la présidentielle devrait avoir lieu 90 jours avant l’expiration du mandat du chef d’État en fonction. C’est-à-dire, au plus tard, le 5 septembre 2011. Si la Ceni ne fait pas attention, prévient Le Phare, le pays risque de s’engager, après le 6 décembre, dans une crise de légitimité au sommet de l’État.

La Prospérité annonce: « incertitude du processus électoral, l’opposition accuse la majorité ».

« Ils n’ont jamais été aussi unis, les leaders de l’opposition, toutes tendances confondues, face à l’évolution du processus électoral en RDC, » écrit La Prospérité. Les chefs des partis et autres plateformes de l’opposition politique ont publié une déclaration en guise de réponse à la démarche du Pasteur Ngoy Mulunda Daniel, président de la Ceni, sur le processus électoral en cours au Congo-Kinshasa.

C’était hier mardi à la permanence du MLC. L’opposition soutient mordicus la tenue des élections dans les délais constitutionnels. Avec la conséquence qu’au-delà du 6 décembre 2011, l’actuel président de la République devient illégitime, conformément à la Constitution du 18 février 2006 telle que revue et corrigée à ce jour.

A en croire Le Palmarès, le président de la CENI Ngoy Mulunda a le dos au mur. Ce journal rapporte que les responsables des partis politiques et les membres de la société civile se sont retrouvés du 11 au 12 avril dans le but de chercher, par le dialogue, à prévenir les difficultés qui peuvent être un frein à un climat apaisé lors des prochaines élections.

A cet effet, la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco) qui est un partenaire important dans le processus électoral en RDC, a assuré la classe politique congolaise de sa disponibilité à accompagner les institutions nationales dans la réussite dudit processus. Le Palmarès note que l’initiative du président de la CENI se trouve ainsi butée au radicalisme de l’opposition qui ne jure que par le respect du délai constitutionnel.

AfricaNews relève que les chefs des partis membres de l’opposition qui viennent de s’entretenir avec le bureau de la CENI, cette fois, sont plus que déterminés et veulent se présenter aux urnes soudés comme un seul homme contre la majorité au pouvoir.

Dans une déclaration politique mardi au siège du MLC, ils ont laissé entendre à la CENI qu’un consensus est nécessaire et utile à l’organisation des élections dans un climat apaisé.

(Que peut-on tirer de tout cela ?

La magnifique « unité de l’opposition » prouve simplement qu’il est toujours plus facile de faire l’unité des gens ou des partis contre plutôt que pour. C’est universel, et donc la RDC n’y échappe pas. D’autre part, le Pasteur Daniel s’est peut-être mis lui-même sous la douche en proclamant d’emblée, dès son entrée en fonction, qu’il voulait « respecter les délais constitutionnels ». Sans doute voulait-il ce faisant démarquer sa CENI de la CEI de Malumalu qui, lui, avait d’emblée publié un calendrier qui ne les respectait en rien.

Il se peut aussi que Ngoy Mulunda se soit fait quelques illusions. Il pouvait se dire que, le pouvoir ayant obtenu ce qu’il voulait, à savoir une CENI complètement politisée, où il est majoritaire, et présidée par un ami à la fois politique, personnel et familial de JKK, allait lui donner les moyens voulus pour faire des performances qui « enfonceraient » celles de l’abbé.

Pour cela, il suffisait de rendre disponibles les moyens nécessaire pour accélérer la mise à jour des listes d’électeurs, de manière à y procéder simultanément dans l’ensemble des huit provinces restantes. A cette condition, les listes pouvaient être complétées pour fin juillet, et le seul obstacle véritablement insurmontable, éliminé. Non seulement on pourrait voter dans les délais, mais rien n’empêcherait de le faire dans un ordre correct, en commençant par les locales et en terminant par les présidentielles. Il semble bien que « l’intendance » ne suive pas, ou ne le fasse pas dans les proportions voulues.

C’est sans doute l’application du principe « il n’y a jamais d’argent pour les choses sérieuses » mais aussi le signe d’un certain désenchantement des bailleurs de fonds. On a certes admis que la révision constitutionnelle était « légale »… Cela ne signifie as qu’on l’ait trouvée honnête. On commence au contraire à se demander si cela vaut bien la peine de financer des élections dont le résultat est connu à l’avance… La CENI pourrait donc respecter les délais, mais cela est fonction des moyens qu’on lui donnera et qui ne dépendant pas d’elle.

D’autre part, l’opposition semble faire une fixation quasiment fétichiste sur le calendrier, en particulier sur le respect scrupuleux de certaines dates précises. Le monde ne va pas s’arrêter de tourner si le nouveau Président prête serment le 7 ou le 10 décembre ! Evoquer une conspiration dont le but serait de gagner quelques semaines, voire quelques mois, exige que l’on évite de se poser la question « Que vont-ils faire durant une prolongation  aussi courte, qu’ils n’aient pas eu le temps de faire pendant cinq ans ? ». NdlR)

Elections / Majorité

Forum des As titre : « Kabila désiré à la tête de la MP ». Cela pourrait  revenir à enfoncer une porte ouverte, mais ce que FdA veut dire par là est que JKK devrait  non seulement être mis en vitrine comme « autorité morale », mais assurer lui-même la direction de la nouvelle organisation. Des voix s’élèvent au sein de la majorité au pouvoir pour que Joseph Kabila, en tant qu’autorité morale, coordonne lui-même cette plate-forme politique. Et cela, pour éviter la triste expérience de la défunte AMP, qui était pilotée apparemment « par un club d’amis plutôt souffleurs », soutient le journal. Des personnalités qui travaillaient pour leurs propres intérêts en lieu et place de la cause générale du groupe. Moralité, explique GFdA, on conseille à Kabila de se débarrasser de son entourage. Et pour cause: cet entourage n’est plus représentatif de la « Kabilie », entendez « la famille politique kabiliste actuelle »

Élections, diaspora et show-business

Jeune Afrique consacre un article aux tribulations des artistes accusés de servir la propagande de JKK face aux boycotts organisés par la diaspora congolaise, sous le titre : « sale temps pour les amis de Kabila ». Extraits :

« Le libanga, l’art de la louange. Manié avec dextérité par les chanteurs congolais, il s’exécute contre une récompense, de préférence en pièces sonnantes et trébuchantes. Pour les hommes politiques congolais, c’est un excellent moyen de faire leur promotion. Et lorsque l’on sait l’influence qu’ont les artistes sur la jeunesse meurtrie et désœuvrée, on comprend pourquoi ils sont les cibles des Bana Congo. « Plus question de faire la fête, de danser et de chanter pendant que le peuple congolais meurt dans la misère », s’indigne Henry Muke, du mouvement de Bruxelles.

Des Bana Congo – qui se font aussi appeler les Combattants de la résistance –, on en retrouve à Londres, Paris, Bruxelles, Montréal. Jeunes, vieux, ils viennent de Lubumbashi, Kisangani ou Kinshasa. Étudiants, informaticiens ou cadres de banques, ils partagent tous une ambition: susciter un sursaut national qui remettra leur pays sur les rails… depuis l’extérieur. Aux revendications politiques s’en ajoutent bien d’autres, qui varient selon que l’on soit Bana Congo de Paris ou de Bruxelles. « Nous en avons marre des chansons qui n’évoquent que des choses en dessous de la ceinture et des danses obscènes exécutées par les danseuses », s’indigne Henry Muke. « Il faut que les pays occidentaux ouvrent les yeux sur ce qui se passe en RDC et refusent de collaborer avec ce gouvernement », renchérit Odon Mbo, du mouvement parisien.

La première action des « combattants » a eu lieu à Londres, en 2005. La victime: JB Mpiana, dont les rumbas font danser de Kinshasa à Dakar. Alors qu’il devait se produire dans un cabaret bien connu de la diaspora congolaise, une vingtaine de manifestants en bloque l’accès. « Il y a eu une bagarre, ce qui a rameuté la police, mais nous étions très satisfaits : le concert n’a pas eu lieu », jubile Jean-René Lumumba Yoto.

Depuis, le mouvement a fait des petits, la méthode s’exporte partout en Europe. En 2008, Koffi Olomidé n’a pu se produire à Londres; en 2009, à Bruxelles, ce fut au tour de Tshala Muana, et de JB Mpiana en 2010. Werrason et Papa Wemba à Paris en janvier…

Toutes les stars en font les frais: Tshala Muana? « Ses danseuses sont obscènes ». Koffi Olomidé, Férré Gola? « Ils ont chanté les louanges d’hommes politiques véreux. » Papa Wemba? « Il a soutenu Joseph Kabila aux élections de 2006. » Si ce dernier ne s’en défend pas, il ne comprend pas la violence avec laquelle les artistes sont attaqués. « Ils nous accusent de toucher de l’argent du gouvernement, de fermer les yeux sur ce qui se passe au pays. Et pourtant personne ne peut prouver que nous ayons touché quoi que ce soit. Les artistes vivent de leurs prestations musicales. Il faut arrêter de voir la corruption partout. Nous ne faisons que notre travail », argumente Papa Wemba, tout en priant pour que bientôt tout rentre dans l’ordre.

Si les Bana Congo sont persuadés de faire l’unanimité, un rapide sondage dans la communauté révèle que celle-ci est très divisée sur la question. « Autant on peut comprendre leurs revendications, autant les méthodes qu’ils utilisent sont ridicules », s’indigne Armand, un jeune étudiant congolais de Paris qui avait fait le déplacement pour le concert de Fally Ipupa. « Ils prennent la culture en otage », renchérit son ami. Du côté des promoteurs du spectacle, la liste des récriminations est longue comme le bras et cela ne sera pas sans conséquences pour les artistes.

« Les combattants ont caillassé le car des musiciens, ils s’en sont pris physiquement aux gens qui sont venus, en crachant sur eux ou en les molestant », relate-t-on chez Meganet Productions, le promoteur du spectacle de Fally Ipupa. « Les tournées européennes et mêmes américaines de tous les artistes congolais sont compromises, parce que aucune assurance ne couvre ce genre de dégâts. » Sans vouloir communiquer le montant exact des pertes, chez Meganet Productions, on glisse qu’elles se chiffrent « à cinq zéros », rien que pour le Zénith du 12 mars.

Mais les Bana Congo n’en ont cure. Les vidéos de toutes les actions sont postées sur le Net et Odon Mbo se plaît à rêver à une révolution arabe… subsaharienne: « Maintenant, les gens du pays voient que la révolution est en marche. J’espère que cela va les pousser à battre le pavé très très vite. » Et si ce n’est pas le cas, les combattants pensent déjà à une autre action: suspendre tous leurs transferts d’argent vers le pays de Joseph Kabila ».

Élections, UNC

L’UNC, parti de Vital Kamerhe, se dit victime de manœuvres d’intimidation et de brutalités policières. Dans son COMMUNIQUE DE PRESSE UNC/002/0411/SECP/FB, L’UNC Fédération Belgique annonce que, “en date du 8 avril 2011, l’Honorable Aimé Boji, Député élu de la circonscription de Walungu (Sud-Kivu) et Conseiller Financier du Président National de l’UNC, ainsi que la délégation qui l’accompagnait ont été sauvagement agressés par des éléments de la Police National Congolaise dans la localité de Shabunda dans la Province du Sud-Kivu.

Cette expédition punitive, dirigée par un certain Colonel Kayumba, était non seulement préméditée mais elle s’est soldée par le vol de 5000,00 dollars US en liquide ainsi que la confiscation de tous les appareils de télécommunication de la délégation.

Plus grave et inqualifiable est le sort humiliant qui a été réservé aux femmes militantes de notre parti qui étaient présentes. … actes odieux et pratiques barbares qui n’honorent ni leurs auteurs ni leurs donneurs d’ordre, car ils mettent en péril les fondements même de la démocratie et l’instauration d’un Etat de droit digne de ce nom dans notre pays.

C’est ici le lieu de rappeler que l’intolérance sous toutes ses formes et les actes d’intimidation à l’endroit des membres de l’Opposition … sont inadmissibles et doivent être combattus, condamnés et lourdement sanctionnés par les pouvoirs publics…

L’UNC… attire l’attention des Autorités congolaises sur les graves dangers qu’elles font courir au processus électoral en ne prenant pas en compte les aspirations profondes de nos concitoyens et en exposant inutilement les membres de l’Opposition à des opérations de répression menées par les forces du statu quo hostiles et réfractaires à tout débat démocratique”.

D’autre part, le Service Communication Unc – Funa à Kinshasa annonce « UNC menacée à Kasongo », et fait le récit suivant : »Il a été annoncé l’arrivé de Juvénal Kabuende, coordonateur provincial de l’UNC de la province du Maniema à Kasongo ce lundi… La population de Kasongo était toute mobilisée pour accueillir cette délégation de l’UNC  composée de lui-même le coordonateur provincial Juvénal et de deux autres cadres de l’UNC du Sud Kivu. Presque toute la journée, la police s’agitait toujours pour empêcher la population à se rendre à l’aéroport afin d’accueillir leurs cadres. Très déterminée, la population a fini par s’y rendre et c’est vers 14h15 heure locale que ces cadres de l’UNC ont franchi le sol de Kasongo. Hommes, femmes, enfants, taximan motos, cyclistes tous étaient présents. Le retour dans la ville était bien organisé mais à l’arrivé du cortège au niveau du cathédrale de Kasongo, cette même police a commencé à tirer en l’air et en désordre avec comme objectif,  disperser les militants.

A ce niveau, nous avons enregistré deux blessés graves.  Le cortège continue son bon chemin, arrivé au niveau du siège du PPRD, les militants de ce parti qui étaient d’ailleurs contre l’arrivé de l’UNC à Kasongo ont commencé à caillasser  le cortège, chose qui n’a pas été bien digérée par les uns et les autres, alors bonjour les échauffourées. Après tout, 5 motos et 4 vélos des membres de l’UNC ont été saisis et plusieurs membres arrêtés alors que ce sont les membres de l’UNC qui étaient victimes d’une agression.

Ces cadres de l’UNC en sejour à Kasongo sont toujours menacés d’arrestation par les autorités militaires de la place, il faut citer ici le capitaine  Menda, le colonel kalala et le colonel kiambe qui n’ont pas cachés leurs mauvaises intentions à l’endroit des cadres de l’UNC. Ces autorités accusent les cadres de l’UNC de n’avoir pas respecté les consignes du Conseils de sécurité de la province. Ces consignes en réalité, étaient de ne pas brandir le drapeau de l’UNC dans la ville de Kasongo.

v

Ce qui pousse beaucoup d’observateurs de la province à s’interroger sur la démocratie dont parlent souvent le pouvoir alors que lors de l’arrivé d’Evariste Boshab en février dernier, nous avons vu même les écoles obligées à fermer et les élèves installer des forces au bord de la route en bleu blanc pour accueillir le secrétaire général du PPRD. Peut-on avoir ici froid aux yeux de dire que nous rentrons insidieusement à la période du parti unique ? C’est avec cette manière de diriger le grand Congo que ce pays deviendra réellement démocratique ? Ce dossier est à suivre ».

Est

Le Potentiel y voit « trois défis à relever » : La tenue des élections, la relance du développement rural après les interventions humanitaires d’urgence et la sécurisation des zones sensibles.

« La visite effectuée dernièrement par les délégués du gouvernement et le PAM dans la partie Est de la RDC, principalement dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri et les districts des Uélés, permet d’affirmer que les interventions humanitaires d’urgence ont été d’un apport considérable. Pour preuve, de nombreux déplacés et réfugiés ont regagné leurs milieux d’origine.

Les distributions gratuites des vivres et des kits par les agences du système des Nations unies, notamment le PAM, la FAO et les ONG nationales et internationales prouvent que la situation sécuritaire s’améliore davantage. Ce qui rassure les déplacés vivant encore dans les camps et conforte les retournés à se consacrer aux activités agricoles.

Cependant, les autorités locales ne sont pas souvent mises à contribution pour accompagner les retournés ou les déplacés. Pourtant, après les distributions de vivres dans le cadre de programmes d’assistance alimentaires, le gouvernement a signé avec le PAM, une lettre d’entente n°200167, relative à l’intervention prolongée de secours et de redressement, notamment en renforçant la capacité du gouvernement central et provinciaux de réduire la faim, la prévalence de la malnutrition tout en réorientant l’assistance vers les activités de redressement et le développement.

Le deuxième défi concerne la sécurisation de la partie orientale du pays, afin de garantir la distribution des vivres et booster la relance agricole, principalement des produits viviers et d’exportation tels que le café.

Toutefois, l’on déplore l’absence de la Police et des éléments des FARDC dans certaines localités. Pire encore, quelques militaires manquent de moyens logistiques appropriés pour assurer la sécurité, à cause de la présence de groupes armés locaux et étrangers. C’est le cas de la LRA, dans les Uélés, la FPRI en Ituri, l’ADF-NALU à Beni, Oïcha et à Lubero. Tandis que les FDLR et apparentés ainsi que les groupes résiduels nationaux des Maï-Maï écument encore les territoires de Masisi, Walikale et Rusthuru (Nord-Kivu). Ils ratissent large à Fizi, Shabunda et dans la Plaine de la Ruzizi (Sud-Kivu).

Quant aux opérations conjointes avec la force de la MONUSCO «Amani Leo», initiées dans le cadre de STAREC, elles se poursuivent.

Enfin, avec les avancées démocratiques sur fond des élections, il importe que le gouvernement, à travers la CENI, puisse rassurer la population de l’Est en organisant dans la transparence et la sérénité, l’opération de révision du fichier électoral. La sensibilisation, la mise à la disposition de la CENI des kits appropriés et l’accès aux coins les reculés des agents électoraux sont nécessaires pour le succès de l’opération ».

Tolérance Zéro

L’Avenir consacre ses colonnes au procès Philippe Undji devant la Cour suprême de justice et pour que nul n’en ignore, commence son article par un couplet publicitaire: « La tolérance zéro, on ne le dira jamais assez, n’est pas un slogan. Cependant, certains dossiers, comme celui qui oppose la justice congolaise à l’ancien ministre du Développement Rural, Philippe Undji, appelle à la réflexion. Il s’agit d’une affaire qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Selon le souhait exprimé par tous les hommes épris de paix et de justice, il fallait que la lumière soit faite sur cette affaire. Pour ce faire, il fallait que le procès commence. Ce vœu a été exaucé le lundi dernier. La Cour suprême de justice a entendu le ministre honoraire ».

« Seulement deux chèques de 24.782 Usd à justifier,» indique ce journal. L’ancien ministre du Développement rural est accusé du détournement et non du vol d’une somme de 24.782 dollars américains.

C’est ce que le procureur général de la République a mentionné dans la citation à prévenu. Une citation bien signée par le Procureur général de la République. Alors que certains médias ont parlé d’une bagatelle somme de 12 millions de dollars américains et d’un atelier de forage d’eau qui seraient détournés. Ce qui aurait été à la base de la révocation de Philippe Undji, le 13 mars dernier.

« Le lundi 11 avril, le ministre révoqué a été, pour la première fois, devant les juges de la CSJ. Deux questions principales du Tribunal ont ainsi fait l’objet de cette première audience. Celles de savoir si le prévenu Undji reconnaissait avoir émis deux chèques respectivement de l’ordre de 20.000 Usd et de 4.782,62 Usd, fractions de fonds de contrepartie du gouvernement congolais dans le cadre du projet PARSAR (financé conjointement avec la BAD dans les provinces du Bas-Congo et du Bandundu). Il a été demandé au ministre honoraire de dire la destination qu’avait prise cet argent.

Philippe Undji, répondant à la première question, a reconnu avoir émis ces deux chèques. Pour répondre à la suite de la question des juges quant à la destination prise par cet argent, l’ancien ministre de Développement rural a fait savoir que cet argent avait servi à soutenir un projet important pour les cinq chantiers en milieux ruraux, projet qui, a-t-il expliqué, était éligible à l’annulation notamment à cause des résultats médiocres enregistrés pendant quatre années. Plus précisément, cet argent avait servi aux dépenses liées aux rencontres des experts. Ceux-ci avaient mission de réfléchir sur les voies et moyens de sauver ce projet. Pour Philippe Undji, c’est grâce aux recommandations issues de ces rencontres que le projet a pu être prorogé, le taux de décaissement de la BAD a été revu à la hausse, et ce partenaire a adhéré à la mise sur pied d’un troisième projet estimé à plus de 75 millions de dollars américains.

Ce qui revient à dire que cet argent n’a pas servi à des fins personnelles. Bien au contraire, il a permis au pays de sauver sa crédibilité, de garder un partenaire et d’appeler un financement plus important. Il faut rappeler, a précisé M. Undji, que c’est grâce à la BAD à travers les projets PARSAR et PRESAR (dans les provinces du Katanga et des deux Kasaï) que les Cinq chantiers de la République ont pu atteindre les milieux les plus reculés des ces cinq provinces. Ainsi, plusieurs marchés ruraux ont été construits, plus de 1.000 kilomètres de routes de desserte agricole réhabilités, plusieurs sources d’eau aménagées et l’appui à l’agriculture est devenu très visible.

Après tous ces éclaircissements du Ministère public et des avocats conseil du prévenu, on a noté dans l’assistance un changement d’attitudes. Le kuluna en cravate que cette opinion voulait voir cloué au pilori, s’est vite transformé en victime expiatoire. On sentait dans l’assistance une certaine indignation. Sur toutes les lèvres, on avait cette question « pourquoi le poursuit-on ? ». Pour cette assistance, Philippe Undji méritait mieux qu’un emprisonnement. Etait-ce un péché que de sauver un aussi important projet en danger d’annulation ? C’est encore une question que se posaient même les autres prévenus.

Pour les spécialistes de droit, il y avait effectivement affectation d’argent prévu ailleurs. Cela s’appelle détournement. Mais lorsqu’on tient compte des objectifs nobles atteints par cette affectation, on se pose beaucoup de questions. La question qui traverse tous les esprits, c’est celle de savoir si le cas Philippe Undji méritait ce traitement et cette médiatisation. Cela ouvre la brèche à beaucoup d’autres questions.

D’où vient la peau de banane ? Philippe Undji est-il victime de ses innovations ? S’agit-il d’un ombrage politique de la part de ses parrains en vue de lui faire obstacle aux prochaines législatives ? Craindrait-on que se faisant populaire par des actions sur terrain qu’il puisse faire ombrage à ses adversaires même au sein de son parti politique ? Que fait-on alors du dividende politique que pourrait tirer le Chef de l’Etat et toute la famille politique sur ces actions à impact visible ?

(Parvenu à ce point, la situation devient difficile pour qui travaille au « Moniteur du joséphisme ». Mais une pirouette permet de placer un second couplet publicitaire. Admirez le travail ! NdlR).

« Ceux qui pensent qu’en arrêtant Philippe Undji on a rendu un mauvais service à la majorité n’ont pas tort. Car, partout au pays, on avait commencé à sentir l’effectivité de cinq chantiers. Apparemment, une certaine adversité dans le territoire de Fizi, pour ne pas dire au Sud-Kivu, a pénalisé toutes les autres provinces. A Luozi dans le Bas-Congo, on est inconsolable, dans la mesure où l’action de Philippe Undji à la tête du ministère avait commencé à apporter un développement effectif en milieux ruraux »

(Ouf !).

« Dans tous les cas, partant de différents montants avancés pour arriver à 24.782,62 Usd, l’on peut se permettre de dire que les autorités du pays ont été mal renseignées par rapport à cette affaire. Le procès en cours permet au Chef de l’Etat de bien se pénétrer du dossier Undji. Sincèrement, Philippe Undji méritait mieux dans la mesure où son engagement répond au souci maintes fois exprimé du Chef de l’Etat à la recherche de quinze collaborateurs déterminés et engagés. Tout n’est donc pas perdu pour ce ministre qui a fait rêver les milieux ruraux, ministre que notre quotidien a plébiscité meilleur ministre de Développement rural de ces cinq dernières décennies ».

© CongoForum, le mercredi 13 avril 2011

Written by kipraKongo

2011-04-13 à 11:48

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