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2011.04.08

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La Revue de la Presse Congolaise de ce Vendredi, 2011/04/08 | Par Congo Forum

Processus électoral, expulsion des étrangers en séjour illégal en RDC, bras de fer ministre du Portefeuille- Procureur général de la République sur l’affaire Somikivu contre Krall Métal Congo…. Le mémorandum de l’UDPS à la Ceni, le procès Chebeya autant de sujets abordés par la presse congolaise.

Élections/Majorité

La mutation de l’AMP en MP a inspiré au Climat Tempéré un amusant BILLET à base zoologique : « MP : serpent plutôt que papillon ! »

Chaude cérémonie rituelle mardi dernier, au Vélodrome de Kintambo, pour marquer la naissance solennelle de la MP « Majorité Présidentielle », en remplacement de l’Alliance de la Majorité Présidentielle. A ce rendez-vous,  du bien beau  monde : une trentaine de partis politiques, beaucoup de personnalités indépendantes et un certain nombre d’ONGs.  Grosse ambiance de spectacle sons et couleurs : chants, musique, éclats de voix, drapeaux multicolores identifiant les partis, enchevêtrements de limousines de toutes marques.  La chanteuse Tshala Mwuana est là pour mettre le feu à la baraque. Sourde aux vociférations des « Bana Congo » qui ont juré d’en faire baver à tous les musiciens congolais fichés pro-Kabila, lors de leurs déplacements sur la place de Bruxelles, de Paris ou de Londres, la Mamu nationale entend assumer ses convictions.

Dans ce genre de réunion, il faut également compter le patriarche Yerodia Abdoulaye Ndombasi.  Le sénateur, qui a fait vœu de ne jamais ouvrir la bouche dans l’hémicycle, est ici dans son élément. Il représente Joseph Kabila, l’autorité morale de la MP. C’est lui qui prend acte de l’acte d’allégeance de tous à Joseph Kabila et les remercie en son nom. Mais qu’est-ce donc que cette MP ? Pour la définir, l’officiant,  Koyagialo Gbase te Gerengbo, a une démarche qui souligne toute la surenchère qui a accompagné l’enfantement de cette nouvelle structure. Il s’appesantit en effet sur ce qu’elle n’est pas.

La MP n’est donc pas un méga parti politique qui avale tous les autres partis de l’alliance.  Elle n’opère pas par fusion et les partis existants peuvent continuer à l’être. La MP n’est pas exclusive. La MP ainsi constituée ne ferme pas ses portes, les autres formations politiques, personnalités et associations qui ne prennent pas le départ solennel  de ce jour auront le loisir d’embarquer quand ils le voudront. La MP ne vient pas imposer un système électoral à liste unique ; chaque parti sera libre de constituer, selon sa volonté, sa liste personnelle.   Alors qu’est-elle, la MP ?

La charte fondatrice indique que la MP, c’est « l’AMP transformée en une nouvelle plate-forme. Elle est  constituée des formations politiques, des personnalités politiques indépendantes et de structures associées signataires de la Charte de l’Alliance de la Majorité Présidentielle ainsi que de toute formation politique, personnalité politique indépendante ou structure associée qui adhère à la présente Charte ». Motivation principale : « une ferme volonté de requalifier notre action, de créer et d’asseoir une synergie autour des convergences qui nous unissent pour parachever la recomposition de la Nation », mais aussi « la nécessité de redynamiser l’action des forces politiques et sociales attachées à la vision de pacification, de bonne gouvernance et de reconstruction du Président Joseph Kabila Kabange, Autorité Morale de Majorité Présidentielle ».

C’est comme qui dirait : on reprend les mêmes et on recommence. C’est clair, autant l’AMP était « une plateforme électorale pour la conquête du pouvoir afin de gouverner ensemble », autant la MP est « une plateforme électorale pour la conservation du pouvoir afin de continuer à gouverner ensemble ». Il s’agit plus d’un renouvellement que d’un changement. C’est plus une question de forme que de fond, d’unité que d’identité. La MP n’a pas su redéfinir un profil idéologique de la famille  politique du chef de l’Etat. Une analyste politique belge Colette Braeckman constatait :« Les ralliements  motivés par le partage du pouvoir,  ont rendu peu lisible l’idéologie de la « famille présidentielle », ont  permis la réhabilitation et la montée en influence de nombreux mobutistes et ouvert la voie à la circulation d’ « enveloppes »  afin de convaincre les hésitants et les tièdes ». En sera-t-il désormais autrement ?

De l’AMP à la MP, ce qui vient de se passer rappelle plus la mue du  serpent  que la transformation de la chenille. On le sait, une fois arrivée à son plein développement, la chenille s’enveloppe dans un cocon afin de se transformer en chrysalide qui va à son tour devenir le papillon.  Quant au serpent, il ne change pas. Il mue pour restaurer sa peau et pour grandir. Car, il ne peut grandir dans une peau qui devient trop petite. L’AMP muant en MP a connu des turbulences. Elle a connu la fronde des députés qui ont créé le courant dit ‘‘des rénovateurs’’. Elle a connu la grosse crise de la création par quatre gros calibres – Kamitatu, Mbusa, Endundo et Bahati – de la Convention des  libéraux progressistes. Une terrible épreuve qui eut le don de mettre l’imperturbable Kabila hors de ses gonds. Sans parler des contestations et agitations ayant marqué l’élaboration de la charte de la nouvelle plateforme.

Oui, l’AMP a tangué par moments. Ne sont-ce pas là  des phénomènes rappelant justement la mue du serpent ! Aux dires des scientifiques,  cette  période est caractérisée  chez ce reptile par plusieurs signes : anorexie, perte de couleurs, nervosité, agressivité, irritabilité.  Les mêmes scientifiques indiquent également qu’il  peut y avoir  de mauvaises mues. A la MP, personne ne voudrait en entendre parler. Une seule devise : tous pour un !

Élections/CENI

Le Palmarès consacre sa manchette au calendrier électoral. La Commission électorale nationale indépendante remet la classe politique à l’ordre, constate le confrère. L’institution chargée d’organiser les élections a tenu à préciser à la classe politique qu’elle n’entend nullement coétablir le nouveau calendrier électoral avec cette dernière. Les consultations entreprises avec les opérateurs politiques ont avant tout une valeur symbolique. D’une façon ou d’une autre, le nouveau calendrier ne manquera pas de froisser certaines susceptibilités. Pour le Bureau de la CENI, les données techniques du terrain vont l’emporter sur les considérations politiques.

« A quelques mois des élections : Beaucoup de doutes » constate Le Climat Tempéré. Aux termes de la Constitution, le président de la République doit être élu 90 jours avant la fin de son mandat. Ce qui fixe comme date butoir constitutionnelle le 6 septembre 2011 et l’entrée en fonction le 6 décembre 2011.

Tout indique que  ce timing  constitutionnel ne pourra pas être tenu, même si la volonté  affichée est de ne pas dépasser la date du 6 décembre car, au-delà,  l’on entrera dans une turbulence politique autour de la légitimité des institutions. Après le conclave de la CENI à, Lubumbashi, le président de la CENI, Daniel Ngoy Mulunda, a promis que le nouveau calendrier électoral sera publié cette semaine. Le temps de consulter d’abord  et de recueillir les avis et considérations des partenaires  clés que sont le gouvernement, les partis politiques et les autres acteurs impliqués dans le processus électoral.

Ce que l’on sait d’ores et déjà, c’est que la CENI est butée à de grosses difficultés par rapport à la mise en œuvre du calendrier de Lubumbashi. Raison pour laquelle, il est important qu’elle partage avec les acteurs du processus électoral afin  de réunir le plus grand consensus possible autour des modalités de tenue des élections. On le sait en effet, les tout premiers intéressés dans les élections sont, d’une part, les politiciens, qui doivent se soumettre au verdict du peuple, et d’autre part, le peuple qui doit  périodiquement identifier ses représentants et sanctionner.

Le nouveau calendrier se base, indiquent des sources, sur l’organisation des élections présidentielles et législatives en novembre 2011.  L’on sait qu’il pèse sur ces élections des défis financiers et techniques énormes. Le président Ngoy Mulunda a parlé « d’implications légales et budgétaires très considérables ». Les futures élections risquent  de coûter plus cher encore que les précédentes. Pour 2006-2007,  le budget était de quelque 550 millions USD, financés notamment par les partenaires extérieurs. Cette fois, les montants prévus pourraient dépasser les 700 millions de dollars.

L’opération de révision du fichier électoral se poursuit dans les six provinces congolaises, où elle a été lancée simultanément le 2 avril.  A en croire le vice- président de la Commission nationale électorale (Ceni), Jacques Ndjoli, le départ  de l’opération a été très satisfaisant dans les 6 provinces. «Nonobstant les contraintes de premier jour qui sont plus souvent d’ordre protocolaire et puis les machines qui sont, pour la première fois, mises en marche,» a dit Jacques Djoli, l’enrôlement des électeurs s’est bien déroulé dans ces provinces.

Au premier jour, la Ceni a estimé que les premiers résultats atteints, en terme d’électeurs inscrits, sont «relativement bons»: Kasaï oriental: 60% des résultats attendus ; Nord-Kivu: 55% ; Bandundu: 23% ; Equateur: 21% ; Sud-Kivu: 20% ; Province Orientale: 10%. Pour autant, la tâche est rude. Il reste plusieurs défis techniques à franchir : l’adoption de la loi électorale, l’inscription des candidats, l’impression des bulletins de vote et leur acheminement dans les bureaux de vote.  Dans un pays aussi vaste que le Congo, cela sous-entend  d’importants moyens logistiques. La CENI a lancé un cri de détresse vers les bailleurs de fonds. Sera-t-il entendu ? Tout est là.

(La question de la logistique est loin d’être dépourvue de signification politique. Lenteurs, difficultés et coûts sont bien sûr liés à ce que l’on met derrière la constatation pudique « le Congo est vaste » et qui est que le Congo n’a pratiquement plus de moyens de communication. Or, les transports, pour les appeler par leur nom, sont l’un des éléments des fameux « 5 chantiers » de Kabila. Et comme c’est un élément qui se photographie facilement, il figure largement dans le matraquage publicitaire préélectoral.

Devoir dire ouvertement : « Il y aura beaucoup de problèmes parce que le manque de routes, de chemins de fer, de ports, etc… va nous forcer à dépenser des sommes énormes en avions et hélicoptère… » revient à reconnaître que les quelques kilomètres d’asphalte si généreusement photographiés repr » sentent très peu de réalisations, en cinq ans, en proportion des besoins réels. Fait par la CENI, donc par Ngoy Mulunda, copain et parent de JKK cette constatation prend bien sûr un relief particulier ! NdlR).

Si les contraintes financières et techniques ne permettaient pas de tenir les délais, l’on reviendrait à une solution que le conclave de Lubumbashi a pourtant rejetée : le  découplage des élections présidentielles,  qui seraient organisées en novembre, et les élections législatives,  qui interviendraient quelques mois après.  Une perspective que l’on ne peut envisager que par la voie du consensus.

D’autre part, constate le Climat « L’insécurité se porte bien ». Le gouvernement de la République reste confronté à la question de l’insécurité que l’on n’a jamais réussi à éradiquer. Il est impossible de parier que les élections pourront se dérouler sur l’ensemble du pays. Par exemple, récemment,  à Sapa Kalau et Pakuba, deux localités situées au sud-est de Beni, les habitants de ces deux localités ont vidé leurs maisons pour fuir les opérations ‘’Ruwenzori’’ des FARDC  contre les ADF/Nalu et les groupes armés congolais réfractaires. Et du coup, l’opération de la révision du fichier électoral y a été ajournée.

Les agents de la Commission électorale nationale indépendante  qui accompagnaient les kits électoraux dans le centre d’inscription à Supa Kalau, ont été priés par la police de retourner à Beni ville, en attendant que la situation soit maîtrisée par les FARDC qui y sont mobilisées pour mettre hors d’état de nuire les ADF/Nalu et les groupes congolais réfractaires actifs dans cette partie du pays. Cette situation va se reproduire sans doute  à travers plusieurs contrées.

A l’Ouest, la MONUSCO indique que  la province de l’Equateur  reste encore  marquée par la poursuite des efforts de consolidation de la réconciliation entre Monzaya et Enyele. Aussi, en vue d’une stabilisation à long terme de la province et dans la perspective d’un retour des réfugiés,  des policiers sont en train d’être déployés dans les localités de Dongo, Enyele, Imese et les villages environnants.

En Province Orientale, les populations  restent sous la menace des attaques des rebelles LRA dans  quelques territoires du Haut Uélé et du Bas Uélé. La MONUSCO y mène encore des opérations pour restaurer la confiance des populations, encourager le retour des déplacés  et dissuader de nouvelles attaques de la LRA.

En Ituri, quelques groupes résiduels des milices continuent à opérer et à semer la terreur. Dans le Nord-Kivu, les territoires de Walikale, Rutshuru et de Lubero restent encore  fragiles. De nombreux incidents y sont régulièrement signalés, mettant en cause les  Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) et autres groupes armés. Dans les territoires de Lubero et de Rutshuru, des accrochages entre les groupes d’auto-défense et les FDLR sont signalés. Tous ces incidents ont souvent provoqué des déplacements de populations craignant des représailles.

Dans le Sud-Kivu, la situation sécuritaire reste dominée par les harcèlements des FDLR et des ADF/NALU, de même que des Maï-Maï. Comment peut-on espérer préparer et tenir des élections avec un tel tableau sécuritaire !

Enfin, il y a la question de l’Egalité des chances. L’on reste toujours préoccupé par la différence de traitements  des acteurs politiques du fait d’une politique de deux poids deux mesures. Les partis politiques de l’opposition continuent à revendiquer l’accès équitable aux médias publics et la liberté de réunions et de manifestations politiques.  D’autre part,  après avoir été jetées aux calendes grecques depuis le processus électoral d 2006,  les  élections locales, prévues en 2013 par le calendrier initial de la CEI, semblent toujours constituer la dernière des préoccupations.

Conséquence, les autorités locales, tout comme les autorités  des districts,  sont nommées par le gouvernement central.  Elles sont de l’obédience du pouvoir en place.  Les comportements de ces autorités ont un côté partisan qui ne garantit nullement l’intérêt de tous et  l’impartialité. De façon générale, les services républicains ont tendance à fonctionner comme des services partisans, dans la mesure où les dirigeants sont nommés sur base de considérations liées à l’appartenance politique.

« En tout état de cause, à quelques mois des élections,  l’état des lieux et des institutions est plutôt préoccupant. Si on ajoute à tout ceci la surchauffe due au  mécontentement social notamment dans l’enseignement et la Fonction publique, il ne semble pas du tout patent que les Congolaises et Congolais soient dans des conditions les plus idoines permettant de voir venir les élections avec assurance et sérénité » conclut Le Climat Tempéré.

L’Avenir rapporte que l’Afrique du Sud prône le changement dans la continuité. En effet, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République d’Afrique du Sud près la RDC, JN Mashimbye, a réitéré l’engagement de son pays à soutenir les élections prochaines en RDC. Prônant le changement dans la continuité, l’Afrique du Sud rappelle ses diverses réalisations en faveur de la RDC, depuis avant le dialogue intercongolais, pour démontrer le niveau de coopération qui existe entre les deux peuples. C’était à l’occasion d’une conférence de presse tenue jeudi en sa résidence officielle.

Élections/UDPS

« Calendrier électoral, les observations de l’Udps », affiche à la Une Le Phare. Me Jacquemain Shabani Lukoo, secrétaire général de l’Udps, s’est rendu jeudi 07 avril 2011,  avec une délégation des combattants de son parti au siège de la CENI pour y déposer les remarques et observations faites par la hiérarchie de cette formation politique sur un Projet de calendrier électoral balisant les échéances de 2011. Ce document contient les avis et considérations de l’UDPS sur le projet du calendrier électoral en RDC, selon Le Phare. Elle relève que la tendance va dans le sens de la violation du délai constitutionnel, violation que ce parti ne peut cautionner.

Le secrétaire général de ce parti, Jacquemin Shabani, accompagné d’une poignée de combattants, a déposé,  jeudi 7 avril, à la Ceni, le document signé par son président national, Etienne Tshisekedi. Au plan technique, écrit le journal,  l’UDPS déplore  le mauvais fonctionnement des kits pour l’enrôlement des électeurs.

Au plan politique, ce parti relève que la date de l’élection présidentielle n’est pas conforme au délai constitutionnel. L’UDPS fait remarquer que l’élection présidentielle devait être organisée 90 jours avant l’expiration du mandat présidentiel, c’est-à-dire au plus tard le 9 septembre 2011.

Enfin, au plan financier, l’UDPS constate que le gouvernement n’a pas toujours rendu disponibles les fonds nécessaires aux opérations préélectorales et électorales.

On s’achemine vers l’échec du processus électoral en cours. En clair, le pays est en train de cheminer vers une nouvelle dictature, conclut Le Phare.

La Tempête des Tropiques s’intéresse elle aussi à l’UDPS dans la perspective des élections de 2011. Selon ce quotidien, la commission électorale-direction générale de campagne de ce parti a élu, jeudi 7 avril, son bureau définitif. Ce bureau sera conduit par Alexis Mutanda, ancien secrétaire général de l’UDPS. D’où le titre du journal: «Voici l’homme choisi pour la victoire de Tshisekedi.»  Ce dernier et trente quatre autres membres vont s’occuper de toutes les matières liées  au processus électoral et des élections internes du parti, renseigne La Tempête des Tropiques.

Divers

L’assaut final pour le bradage du portefeuille de l’Etat a été lancé, note à la Une Le Potentiel : « Pillage organisé du portefeuille de l’Etat ». Le quotidien de l’avenue Bas- Congo rapporte que vingt entreprises publiques transformées en sociétés commerciales doivent ouvrir leur capital aux privés. Belle occasion offerte à ceux qui se sont enrichis aux mamelles de l’Etat de blanchir leur argent sale. Le bal des charognards est ouvert. Au grand dam du peuple congolais, toujours médusé. Parmi ces entreprises, on peut citer la Regideso, la Snel, Cohydro, Sonas etc.

« 8 Libanais et 163 Ouest- africains expulsés », rattrapés par la tolérance zéro, annonce La Prospérité. Il leur est reproché entre autres, le trafic d’influence, la maffia…Parmi eux, le tristement célèbre Ghassan, un personnage qui s’est illustré, rappelle ce journal, dans la spoliation des espaces verts, l’occupation anarchique du Park de Boeck, des constructions sur des terrains relevant du patrimoine public. Il serait impliqué dans plusieurs dossiers dont celui des magasins pavillonnaires qui, à une certaine période, avait fait grand bruit à Kinshasa.

Le Potentiel s’intéresse à la suite du procès Chebeya: «les parties civiles réclament plus de 600 millions de dollars à l’Etat.»Tous calculs faits, les veuves de Chebeya et de Bazana, leurs enfants, leurs frères et sœurs ainsi que les ONG «La Voix des Sans Voix (VSV) » et le «Réseau national des associations des droits de l’Homme au Congo (Renadhoc)» exigent 687 millions de dollars américains des dommages et intérêts aux préposés de l’Etat congolais impliqués dans l’assassinat de ces deux défenseurs des droits de l’Homme.

Forum des As, qui affiche le même titre en manchette, signale que parmi les personnes expulsées plusieurs ont été refoulés de l’Angola. Il s’agit de Ouest- Africains qui ont jugé mieux de se replier en RDC en vue de retourner en Angola le moment opportun.

Ces expulsions sonnent comme un signal fort adressé à Luanda, probablement pour raffermir les relations de bon voisinage avec Kinshasa, estime le confrère.

AfricaNews révèle un dossier qui divise deux membres du gouvernement, d’un côté, et le PGR, de l’autre: «Lueshe embrasé. Mabunda-Kabwelulu-PGR, l’épreuve de force.» D’après ce trihebdomadaire, le PGR a ravivé la polémique autour de l’identité de la concession Lueshe Mines, dite concession n° 192, dans le territoire de Rutshuru, au Nord Kivu, où, toujours selon le journal,  la Somikivu (Société minière du Kivu) exploite les minerais de pyrochlore que lui dispute le groupe autrichien Krall Metal Congo.

Sous le titre : « Mabunda-Kabwelulu Vs PGR, l’épreuve de force », AfricaNews qualifie la situation d’incroyable. Le gouvernement et son propre appareil judiciaire n’émettent pas sur la même longueur d’ondes dans l’interminable litige opposant SOMIKIVU à Krall Métal Congo sur la propriété des droits miniers sur la concession 192 à Lueshe. C’est devenu un véritable bras de fer. Où se trouve donc la vérité dans cette affaire ? Qui donc défend la bonne cause ? That is the question.

Laurent au Congo

En Belgique, Le Vif publie à ce sujet les confidences d’Herman de Croo. « Invité par des proches du président Kabila, Laurent décide, contre vents et marées, de se rendre au Congo. Herman de Croo, vétéran de la politique, raconte ».

« J’ai tenté de le dissuader d’entreprendre ce voyage à connotation politique, explique Herman de Croo. Mais le prince m’a répondu qu’il avait déjà son ticket et que ses rendez-vous congolais étaient fixés. Quand il a reçu la lettre de mise en demeure envoyée par le Premier ministre, il m’a rappelé. Je lui ai dit qu’il n’avait qu’à se servir de cette lettre pour justifier, auprès des Congolais, l’annulation de son voyage. Peine perdue : deux jours plus tard, il m’a contacté… de Kinshasa ! »

Pour de Croo, si Joseph Kabila et Moïse Katumbi, gouverneur du Katanga, ont tenu à rencontrer le prince au cours de son séjour, « c’est parce que Laurent, dans l’imaginaire des Congolais, a tout le prestige d’un fils de roi. Sa présence manifestait une forme de soutien au président élu. » Quand on demande à l’ancien ministre libéral flamand si la problématique de l’environnement était la seule motivation de Laurent et de sa délégation de quatre personnes (dont un avocat français spécialisé dans les fusions et acquisitions minières), il répond, mal à l’aise, « Ppffffut ». A la question plus précise « Le prince, qui s’est rendu non seulement au Congo, mais aussi en Angola et, lors de précédents voyages, en Libye, fait-il du business en Afrique ? », de Croo finit par lâcher : « Il peut, en tout cas, lui arriver d’être manipulé. »

Pour Pierre Legros, qui a accompagné le prince en RDC, l’aspect le plus important du périple était « l’installation de microcentrales électriques dans les villages. Le prince a été impressionné par la misère et le dénuement qui règnent dans des bidonvilles de tôle ondulée, raconte l’avocat. Il a visité des dispensaires dépourvus d’équipement, où les interventions se font à la lumière d’une bougie. Un pays comme le Congo devrait être équipe de panneaux photovoltaïques. » Et la rencontre avec Kabila ? « Elle n’a pas duré plus de cinq minutes, répond Me Legros, le temps pour le président de serrer des mains et de remercier le prince Laurent. »

© CongoForum, le vendredi 8 avril 2011

Written by kipraKongo

2011-04-08 à 11:49

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