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2011.04.07

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La Revue de la Presse Congolaise de ce Jeudi, 2011/04/07 | Par Congo Forum

Outre la tranche quotidienne d’actualité politique et électorale, plusieurs sujets se disputent la manchette des journaux parus ce jeudi à Kinshasa, notamment la découverte de la boîte noire de l’avion de la Monusco qui s’est écrasé lundi dernier à l’aéroport de N’Djili à Kinshasa occasionnant mort d’hommes, l’état des relations diplomatiques entre Kinshasa et Brazzaville et les « retombées » possible du décès de Patassé sur l’affaire Bemba.

Élections / Loi électorale

«Elections 2011 – 30 avril : date butoir », titre à la Une Le Potentiel qui se demande si ces élections se tiendront ou si elles ne se tiendront pas. La question est sur les lèvres de bons nombres d’observateurs. Les jours passent rapidement mais des préalables indispensables à l’organisation des scrutins tardent à être réunis. Au-delà des soucis financiers exprimés par la Ceni (le coût total des élections prochaines avoisinerait les 750 millions USD, selon les sources de la Ceni),  ce qui cloche, ce jour, c’est l’incertitude qui étreint l’opinion quant à la tenue effective des élections au dernier trimestre de 2011.

Il s’agit, entre autres, de la nouvelle loi électorale. A ce sujet, tous les experts sont unanimes : si la CENI ne dispose pas de ce texte de loi au plus tard le 30 avril, il faudrait dire adieu aux élections de 2011. C’est ce qu’affirment les experts contactés par Le Potentiel. Si la Commission électorale nationale indépendante ne dispose pas de la loi électorale à la date du 30 avril 2011, il ne sera plus possible techniquement d’organiser les scrutins couplés présidentiel et législatifs dans le délai constitutionnel.

« Ce qui cloche ce jour c’est l’incertitude qui étreint l’opinion quant à la tenue effective des élections au dernier trimestre de cette année. Au-delà, des soucis financiers exprimés sans cesse par la CENI, d’aucuns notent que l’organisation des élections dans le délai constitutionnel est liée à la promulgation de la nouvelle loi électorale, celle de la CEI étant tombée caduque. Du fait, notamment de la révision constitutionnelle.

Leur inquiétude est fondée sur le fait qu’à ce jour, les députés n’ont pas encore daigné se pencher sur la question. Apparemment, ils n’en font pas une priorité. Or, doter la CENI de tout l’arsenal juridique dont elle a besoin est une urgence. Comment peut-on interpréter cette attitude ? Vouloir une chose et son contraire. D’une part, ils crient aller aux élections dans les délais constitutionnels, d’autre part, ils traînent le pied en ce qui concerne l’examen et le vote de la loi électorale.

Ils pourraient avancer toutes les raisons du monde pour se dédouaner, mais il reste prouvé que le temps ne joue pas en leur faveur. Du moins, par rapport à la planification d’activités faite par la CENI.

Ce qui est vraisemblable c’est que le doute s’insère inexorablement. Au rythme où vont les plénières de la session parlementaire en cours à l’Assemblée nationale, le report devient de plus en plus perceptible. Contactés par notre rédaction, des experts ont confirmé que si la CENI ne dispose pas de loi électorale à la date du 30 avril 2011, il ne sera plus possible, techniquement parlant, d’organiser les scrutins couplés présidentiel et législatifs dans le délai constitutionnel, c’est-à-dire au mois de novembre prochain. Bref, le 30 avril 2011 est une date butoir si l’on veut éviter le report d’élections ».

Élections / Majorité

L’Avenir s’intéresse au PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie) qui, à en croire ce journal, est au point de mire après la naissance de la Majorité présidentielle (MP). Le parti cher à Evariste Boshab sent un besoin de changement.

L’Avenir souligne, en effet, que s’il y a des gens qui ne comprennent pas le fond de la pensée de Joseph Kabila et qui lui offrent autre chose que l’engagement et la détermination politiques, c’est au PPRD qu’il faut les chercher. Chercher à s’approprier le chef de l’Etat dans le cadre d’un parti politique, c’est reprendre l’erreur de 2006 qui avait poussé le PPRD à suivre le courant au lieu d’être à l’avant-garde de la politique de l’initiateur du parti. L’Avenir dit donner raison à Kabila, lorsqu’il soutenait qu’il n’avait pas quinze personnes pour l’épauler. A neuf ans d’existence, combien de gens le PPRD a-t-il formés pour épauler le chef de l’Etat ? S’interroge-t-il.

Au lieu de chercher à avoir des convictions pour soutenir Joseph Kabila, les tenants du PPRD se perdent dans des slogans. C’était le cas en 2006 quand le PPRD voulait  faire cavalier seul pour porter Kabila à la magistrature suprême, c’est aussi le cas aujourd’hui où le même PPRD se méfie des autres partis de la plate-forme MP (Majorité présidentielle) en refusant toute coalition susceptible de faire élire Joseph Kabila. Ce qui importe pour les membres du PPRD, c’est de se remplir les poches à la veille des élections et de préserver des intérêts privés, indique encore L’Avenir.

« Plusieurs années après, le parti vient de souffler sur ses neuf bougies, peut-on dire que le Pprd a permis de donner au Chef de l’Etat ces hommes engagés ? La réponse est non. Les faits le démontrent. En 2006 et quelques années avant, le Pprd s’est battu bec et ongles pour éviter toute idée de plate-forme. Aucune raison politique ou idéologique n’était mise sur la balance. Tout simplement, il était question de réduire le cercle de ceux qui pourraient prétendre au gâteau. On assiste à la même manœuvre aujourd’hui.

Pour couper court à cet esprit affairiste, Joseph Kabila, sans crier gare, s’est présenté candidat indépendant. Il a obligé le Pprd à se mettre en rang au sein d’un clan politique plus large, majoritaire. Majoritaire ? Cela se démontre dans la configuration au parlement. Le Pprd est certes le parti politique qui a le plus grand nombre de députés, mais dans l’ensemble, selon la philosophie de Joseph Kabila, il ne représente qu’un tiers de l’ensemble. C’est une grosse goutte d’eau dans l’océan. En s’organisant mieux cette fois dans le cadre la Mp, la part du Pprd pourrait diminuer davantage au profit du grand ensemble. Au Pprd, on refuse de voir cette réalité en face au point même de chercher à s’approprier Joseph Kabila pour des raisons d’intérêts sournois en lieu et place d’intérêts politiques ».

Élections / Opposition

« Oscar Kashala débarqué de l’UREC » annoncent  les sites Congo News et Afrikarabia. L’UREC a un nouveau patron : Yvon Mubengayi. Exit donc l’ancien président, Oscar Kashala, qui a été radié de l’UREC par le comité exécutif du parti, nous apprend le site Congo News. L’UREC a rejoint récemment la plateforme Dynamique Thsisekedi Président (DTP).

Dans un entretien donné à CongoNews, Yvon Mubengayi revient sur les différents qui l’ont opposé à Oscar Kashala : un homme absent du pays, une mauvaise gestion du parti et une rupture avec la base militante. Il reproche également à Oscar Kashala d’avoir utilisé l’UREC pour financer ses déplacements et ceux de sa famille. Alors qu’Oscar Kashala continue de s’exprimer au nom de l’UREC, le nouveau responsable du mouvement « se réserve le droit de poursuivre Kashala devant les Cours et tribunaux pour faux et usage de faux. Monsieur Kashala n’a plus le pouvoir ni le droit de parler au nom de l’UREC ni de l’engager dans une quelconque démarche », précise Yvon Mubengayi.

Côté politique, Yvon Mubengayi a souhaité un positionnement clair de son parti sur l’échiquier politique congolais : à savoir un soutien « franc et engagé » aux côtés d’Etienne Thsisekedi à travers la DTP (Dynamique Tshisekedi Président), une plateforme qui travaille à porter le leader de l’UDPS à la tête du pays au cours des prochaines élections générales de 2011 en République démocratique du Congo (RDC). Yvon Mubengayi apporte à la DTP sa présence militante sur le terrain ainsi que ses 8 députés provinciaux. Le nouveau patron de l’UREC appelle enfin tous ses militants a se rendre au grand meeting d’Etienne Tshisekedi au stade Tata Raphaël,de Kinshasa, le 24 avril prochain.

(Oscar Kashala, cancérologue de renommée mondiale établi aux Etats-Unis, a représenté en 2006 l’archétype du « candidat de la diaspora » qui fait un peu l’effet d’un Martien descendant de sa soucoupe volante. Il a pourtant fait un score honorable, mais tous les observateurs ont été d’avis qu’il a considérablement bénéficié du vote des « frustrés de l’UDPS » dans les Kasaï et au Katanga, où les électeurs qui, pour des raisons ethniques et régionales, auraient voté Tshisekedi si celui-ci s’était présenté, ont reporté leur voix sur Kashala, d’origine kasaïenne mais né à Lubumbashi. Yvon Mubengayi, quant à lui, se rend compte qu’avec Tshitshi dans la course, ces voix vont retourner à leur propriétaire, et en tire les conséquences. NdlR)

Kin/Brazza

« Kinshasa-Brazzaville: les relations ne seront plus le mêmes », écrit pour sa part La Tempête des Tropiques. Avec les soupçons portés  contre les autorités de l’autre rive du fleuve Congo après l’attaque de la résidence de Joseph Kabila, le 27 février, et autour de l’affaire Faustin Munene, la confiance sera difficile à rétablir entre les deux capitales les plus rapprochées du monde, indique le quotidien.

« Laissez faire la diplomatie » conseille de son côté L’Observateur. « Depuis l’attaque de la résidence présidentielle du GLM, les relations entre la RD Congo et le Congo Brazzaville se sont brouillées. Le sommet a été atteint par le rappel de l’ambassadrice de la RD Congo à Brazzaville. Pour ramener la sérénité, la paix dans les relations entre les deux capitales les plus rapprochées du monde, des tractations ont été engagées. Dans ce cadre, on a vu l’ambassadeur congolais en poste à Kinshasa être reçu par le ministre Alexis Thambwe Mwamba des Affaires étrangères. Sans oublier le dernier séjour du ministre congolais des Affaires étrangères, si je ne m’abuse en terre Rd congolaise.

Pour en revenir à l’entrevue avec le ministre Thambwe, l’ambassadeur congolais s’était refusé à toute déclaration à la presse. Une façon de dire que dans cette énième brouille entre nos deux capitales, la diplomatie venait de prendre le devant pour résoudre cette crise qui n’a pas sa raison d’être.

Or diplomatie sous entend aussi habileté ; tact dans la conduite d’une affaire, doigté ; souplesse… Que constate-t-on cependant, alors que la diplomatie a pris l’affaire en mains ? Certains nt officiels du parti présidentiel vilipende sur les ondes, le président Sassou Nguesso, le traitant de tous les noms d’oiseaux. Parce-que, selon eux, sa responsabilité serait engagée dans l’attaque de la résidence du chef de l’Etat.

Or dans cette sombre et grave affaire, mis à part la présentation de ces présumés putschistes, la justice continue à réunir les preuves pour l’ouverture d’un procès qui pourra éclairer la lanterne d’un bon nombre de nos compatriotes sur les tenants et les aboutissements de cette affaire.

En attendant la conclusion des enquêteurs et l’ouverture du procès, nous pensons qu’au nom de la bienséance et du respect que l’on doit à un chef d’Etat étranger et surtout ami, toutes ces personnes à la langue bien pendue ferait mieux de la mettre dans leur poche. Car la diplomatie a horreur du bruit. Nous avons donc la certitude que malgré cette brouille, les deux pays par l’entremise de leurs officiels parviendront à accorder leurs violons pour le bonheur de leurs deux peuples.

Le président Kabila qui est à l’aube d’un second mandat ne doit donc pas se départir du style qui est le sien et qui explique ses onze années de présence à la tête du pays à savoir sa grande capacité d’écoute et son quasi mutisme. Dernière qualité qui déroute nombre de ses interlocuteurs qui ne savent pas toujours ce qu’il pense au fond de lui.

En définitive donc, ces membres du parti présidentiel doivent prendre exemple sur le chef de l’Etat qui laisse faire les diplomates pour qu’au final, dans la discrétion nécessaire en pareille circonstance, ils parviennent à ramener de nouveau la paix dans les relations entre les deux pays ».

Crash

Le Phare consacre sa manchette au crash de l’avion de la Monusco dont la boite noire vient d’être retrouvée. Le Phare annonce que la boîte noire de l’avion  de la Monusco qui s’est écarté, lundi 4 avril à l’aéroport de N’djili (Kinshasa), a été retrouvée. Celle-ci a été retrouvée dans les décombres de l’aéronef, selon l’information livrée aux médias mercredi par le porte-parole de la mission onusienne en RDC (La conférence de presse du mercredi y a été entièrement cnsacrée). Le quotidien croit savoir que cette importante pièce va faire progresser rapidement l’enquête ouverte à ce sujet et souhaite qu’une protection spéciale soit assurée à cette boite.

Par ailleurs,  l’aiguilleur du ciel qui a assuré la surveillance des mouvements d’avions le lundi 4 avril à l’aéroport de N’djili et qui est considéré comme  un des témoins privilégiés de la catastrophe, n’a pas été encore verbalisé. Dès qu’il sera sorti du traumatisme, poursuit le journal, il pourra apporter un témoignage édifiant sur ce qui s’était passé réellement ce jour-là. Les infos de la boîte noire du Bombardier CRJ-100 de la Monusco et le témoignage de cet aiguilleur du ciel doivent être exploités dans la transparence, de manière à prévenir pareille catastrophe dans l’avenir, espère Le Phare.

Le Phare soutient qu’avec ce crash, le RDC vient de se faire attribuer un énième mauvais point dans les milieux aéronautiques internationaux. Cette nouvelle catastrophe vient de ternir davantage l’image d’un pays désormais fiché comme une « zone rouge » en matière de transport aérien.

Bemba

Le Palmarès affirme que la mort d’Ange Félix Patassé est un coup dur pour J.P Bemba. Firmin Feindiro, procureur général du Tribunal de Bangui a commencé sa déposition contre J.P Bemba. Il ressort de ses propos que de tous les éléments armés venus secourir le président centrafricain disparu, seuls ceux du Mlc se sont illustrés par des crimes, viols et autres exactions. Les autres, entre autres les forces libyennes, n’ont pas commis de crimes ou de viols.

A en croire le procureur de Bangui, les troupes du Mlc opéraient en coordination avec celles de l’Unité de la sécurité présidentielle (Usp) sous le commandement direct de Bemba.

Lorsqu’on sait que l’enjeu du procès Bemba est d’arriver à prouver si oui ou non le leader du Mlc possédait les commandes du corps expéditionnaire dépêché à Bangui, il y a de quoi dire que la déposition de Firmin Feindiro donne un coup de grâce au leader du Mlc.

© CongoForum, le jeudi 7 avril 2011

Written by kipraKongo

2011-04-07 à 15:21

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