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2011.04.01

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La Revue de la Presse Congolaise de ce Vendredi, 2011/04/01 | Par Congo Forum

Les élections réapparaissent parmi les sujets au menu des journaux congolais de ce 1èr avril avec le dossier relatif au calendrier électoral. Les relations tumultueuses entre Kinshasa et Brazzaville, le début des plaidoiries dans l’ «Affaire Chebeya » et le voyage du Prince Laurent complètent l’assortiment.

Élections

Le Palmarès, au sujet du calendrier électoral titre : « Le Calendrier électoral lié à la date du 6 décembre». En cette veille des élections, considère ce journal, la situation représente une menace électorale évidente et dont nul ne saurait prévoir les conséquences.

« Calendrier des élections : rendez-vous la semaine prochaine », titre pour sa part La Prospérité qui écrit : « La Province du Katanga a livré son secret quant aux résolutions du premier atelier de la planification des activités de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Si le nouveau calendrier électoral est d’ores et déjà élaboré, a indiqué le Pasteur Ngoy Mulunda, sa publication annoncée pour la semaine prochaine tient à deux grandes options levées par le bureau de la Ceni ».

« Le compte à rebours électoral » est le titre d’un article de Colette Braeckman, du Soir. « Le compte à rebours a commencé : dans sept mois, en principe, la République démocratique du Congo connaîtra de nouvelles élections. Depuis le week end dernier, la CENI (Commission électorale nationale indépendante) dirigée par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, est réunie en « conclave » à Lubumbashi pour mettre au point le futur calendrier électoral et définir la liste des défis à relever.

Ces derniers sont d’ordre financier, technique et politique. En effet, compte tenu des difficultés de transport rencontrées par les électeurs voici cinq ans, le pasteur Ngoy Mulunda veut augmenter de 30% le nombre de centres d’inscription, portant leur nombre à 12.000, ce qui entraînera l’acquisition de plusieurs milliers de kits électoraux supplémentaires. En outre, le fichier électoral doit être revu,  non seulement en raison du boom démographique et de l’arrivée de nouveaux électeurs mais aussi parce que dans les deux Kasaï, fief historique d’Etienne Tshisekedi,   les demandes d’enrôlement sur les listes électorales représentent déjà 140 % des chiffres de 2006, où l’UDPS avait lancé des consignes d’abstention.

Les futures élections risquent donc de coûter plus cher encore que les précédentes, où la communauté internationale (Union européenne et Etats unis) avait largement financé un budget de 550 millions de dollars. Cette fois les montants prévus pourraient dépasser les 700 millions de dollars et le gouvernement a déjà mis sur la table, en plus de sa contribution initialement prévue, 5 millions qui devront permettre d’acheter de nouveaux kits électoraux.

Au-delà des problèmes techniques,  ce sont les modifications d’ordre politique qui mobilisent surtout l’attention.

On sait déjà que, au nom de raisons budgétaires, le suffrage présidentiel à deux tours a été remplacé au profit d’un scrutin majoritaire à un tour. En réalité, l’entourage du chef de l’État semblait redouter un « scénario à l’ivoirienne » où l’opposition, toutes tendances confondues, se serait ralliée sur le nom d’un seul candidat pour faire échec au président sortant. Cette « alliance sacrée » pourrait apparaître dès le premier tour, mais il semble peu probable que des hommes comme Etienne Tshisekedi, Vital Kamerhe, Jean-Pierre Bemba soient prêts à se retirer au profit d’un rival.

Même s’il passe au premier tour avec une avance confortable sur ses adversaires, le président risque cependant d’être confronté à une majorité qui lui serait hostile. C’est pourquoi il est question de découpler les élections présidentielle et législative : lors d’un séminaire réunissant les plus hauts responsables de l’État, le 14 mars dernier, il a été envisagé d’organiser l’élection présidentielle à la date prévue,  les élections législatives se tenant début 2012.  Avec l’effet d’entraînement escompté : les électeurs voleraient au secours de la victoire et conforteraient les candidats de la majorité présidentielle.Quant aux élections locales, qui permettraient aux électeurs de sanctionner les élus locaux et de concrétiser la décentralisation, elles viendraient en queue de peloton, ce qui renforcera dans l’immédiat la mainmise du pouvoir central sur les provinces.

Par ailleurs, les rangs se resserrent autour du chef de l’État : voici cinq ans, pour l’emporter contre Jean-Pierre Bemba et gagner des voix dans l’Ouest du pays,  Kabila avait été obligé de nouer des accords politiques avec plusieurs autres formations, dont l’UDEMO (Union des Mobutistes) dirigée par Nsanga Mobutu, fils de l’ancien président, le Parti lumumbiste unifié, d’Antoine Gizenga , le RDC ML  (Rassemblement congolais pour la démocratie-mouvement de liberation) de Mbusa Nyamwisi. Même si les accords ont tenu durant toute la législature, ces ralliements de circonstance, tous motivés par le partage du pouvoir,  ont rendu peu lisible l’idéologie de la « famille présidentielle »,  permis la réhabilitation et la montée en influence de nombreux mobutistes et ouvert la voie à la circulation d’ « enveloppes »  afin de convaincre les hésitants et les tièdes…

Dorénavant, l’AMP sera remplacée par une coalition plus serrée, la « majorité présidentielle » (MP), qui sera dirigée par un « bureau politique ». Même s’il s’agit de définir plus nettement le profit idéologique des alliés du président, il faut se méfier de la portée symbolique des sigles : le MP de Kabila n’est plus séparé du MPR (Mouvement populaire de la révolution) de Mobutu que par une seule consonne… »

Pour Le Climat Tempéré « Le calendrier électoral est prêt ». Les élections se tiendront dans le respect du délai constitutionnel. Le nouveau calendrier électoral est prêt. Il sera publié la semaine prochaine. L’annonce en a été faite par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, président de la CENI, hier jeudi à Lubumbashi. Il clôturait les travaux du 1er  Atelier de Planification des activités de la Commission Electorale Nationale Indépendante ouverts il y a quelques jours.

La CENI se donne jusqu’à la fin de la semaine le temps d’évaluer les implications légales et budgétaires, et ensuite, de consulter ses différents partenaires directs, à savoir le gouvernement, qui est notre principal bailleur de fonds, les dirigeants des partis et regroupements politiques, ainsi que les différentes confessions religieuses et les autres acteurs. http://www.congoforum.be/fr/nieuws.asp?subitem=2&Actualiteit=selected pour le texte complet de l’allocution.

Mais, dans le LE BILLET, « Les parlementaires interpellés ! », le même journal constate qe les problèmes de l’Assemblée Nationale sont eux aussi liés aux élections.

« La situation intrigue et inquiète. Il n’est plus possible de tenir une plénière à l’Assemblée nationale. On n’arrive plus à atteindre le quorum indiqué pour ce genre de réunion. Depuis l’ouverture de la session ordinaire de mars,  le 15 du mois, on ne compte plus le nombre de séances plénières reportées aussi bien à la Chambre haute qu’à la Chambre basse. La situation est particulièrement préoccupante à l’Assemblée nationale. Puisqu’aussi bien la tentation  de l’école buissonnière a fait succomber jusqu’aux membres du Bureau.

En milieu de semaine, le Bureau ne comptait qu’un seul membre pour la plénière qui était censée se tenir. Tous les autres, indisponibles pour une raison ou une autre : malade, en voyage ou carrément absent sans justification. D’aucuns soutiennent que les députés manifesteraient là leur mécontentement à la suite de l’accumulation  des arriérés de jetons de présence non honorés pour les travaux en commissions.  On ne peut raisonnablement pas imputer de telles méthodes de pression aux membres du Bureau qui ne sont tout de même pas logés à la même enseigne que leurs autres collègues. En réalité, ce type de délitescence est classique en  période de fin de règne. Tout le monde sait que c’est bientôt terminé.

Le compte à rebours a commencé. Le  festin est  quasiment fini. L’on se prépare à desservir et à quitter la table. Dans ce genre de situation, on n’a plus de zèle à l’ouvrage.  Mais fondamentalement, l’on est en train de payer là le prix d’une campagne électorale lancée trop en avance. Depuis l’année dernière, malgré les interpellations de l’opposition, malgré  les dénégations qui ne démentent rien, il est patent que le camp de la Majorité est déjà en campagne.  Sur les médias publics, sur les chaînes de télévision privées arrimées au pouvoir, dans les meetings des autorités politico-administratives des provinces, des districts, des territoires  et communes, la campagne est clairement lancée.

On vante les réalisations des cinq chantiers, on célèbre Joseph Kabila, on appelle la population à lui renouveler la confiance pour un second mandat, et à lui assurer une majorité homogène, pour lui permettre d’achever ce qu’il a si bien commencé et qu’aucun autre avant lui n’a réussi à faire.

Depuis l’année dernière, et plus avant encore, les manifestations publiques de l’opposition sont soumises à des restrictions qui souvent s’apparentent à l’interdiction pure et simple. Tandis que dans le camp de la majorité au pouvoir, les « associations  de… »,  « les mutuelles de… », les « groupes des amis  », et les  « fans clubs »… de JKK sont assurés des sorties franches et libres dans leurs marches et autres activités de caractère propagandiste en faveur du raïs. Au vu de quoi, il semble se développer  un discours dangereux  dans les quartiers pour dire : à quoi bon  se battre, Kabila a une longueur d’avance, il n’y a rien à faire, les dés sont pipés, Kabila se succédera à lui même.

Ce discours est pernicieux parce qu’il tendrait à faire croire qu’il sera même inutile d’aller voter, que ce serait une perte de temps. Ce discours peut être démobilisateur tant  pour les électeurs de Kabila,  lesquels seraient portés à penser qu’il n’y a plus d’efforts à fournir, que pour les opposants, qui se convaincraient que leur vote ne changerait rien de toute façon. Ce genre d’attitude est une attaque directe à la démocratie, tant il est vrai que la libre et réelle expression de la volonté du peuple risque d’être étouffée.

Mais, pour sa part, le politicien ne réagit pas comme le citoyen lambda à cette ambiance de campagne prématurée. Il aurait plutôt tendance à se jeter lui aussi dans la bagarre, craignant d’être en retard, alors justement que le temps s’écoule et presse. Voilà qui justifie que les parlementaires soient ainsi balancés entre, d’une part, l’obligation de participation aux plénières et, de l’autre, la pression de la campagne électorale anticipée.  Les activités parlementaires ne peuvent que s’en ressentir. Bien évidemment, tout ceci a un coût. Il se paie en termes de retard dans la mise au point des outils législatifs nécessaires à la bonne organisation des élections annoncées. Une série de lois doivent être votées qui ont partie liée avec le processus électoral.

J’en vois huit en particulier qui d’ores et déjà sont prévues au calendrier des travaux : loi organisant la Cour constitutionnelle, loi sur les compétences des juridictions de l’Ordre judiciaire, loi sur les Forces armées, loi sur la communication audiovisuelle, loi sur la Police Nationale, loi électorale, loi sur la parité Homme-femme, loi portant liberté des manifestations et réunions publiques en RDC. Ne pas voter ces lois porterait immanquablement préjudice à la bonne organisation des élections et au climat serein devant exister avant, pendant et après les élections. Nos parlementaires doivent mesurer la responsabilité de leurs actes présents. Demain, ils devront l’assumer ».

Kin/Brazza

« Attaque du Glm, Sassou coupable », accuse AfricaNews. La brouille entre les deux Congo est tenace, considère ce journal qui rappelle: « née du refus catégorique de remettre les meneurs des mouvements subversifs Udajni et Faustin Munene aux autorités de Kinshasa, elle s’est amplifiée avec la dernière attaque de la résidence de Kabila et du camp Kokolo par des éléments de Ngbanda venus de Brazzaville où , d’après leurs propres aveux, ils ont été recrutés, hebergés, Rue Oboya n° 38 à Talangai ». Renseignements pris, poursuit AfricaNews, la résidence est une propriété de l’épouse de l’attaché militaire du Congo Brazza à Paris. Ce journal note : « Kinshasa qui dispose de tous les rapports relatifs effectués du 1èr février au 15 mars enquête. Il a déjà pris une première mesure, celle de rappeler son ambassadeur en poste à Brazzaville ». Mais, selon AfricaNews, « d’aucuns voudraient le voir monter plus la pression et suggèrent la fermeture des frontières et la rupture des relations diplomatiques ».

« Kinshasa a rappelé 5 de ses diplomates à Brazzaville », annonce Le Palmarès. Alors qu’on s’attendait à une amélioration de la situation par le retour à Brazzaville de l’Ambassadrice  susmentionnée, d’autres diplomates viennent de rejoindre Mme Kirongozi à Kinshasa, précise ce journal qui souligne : « La raison d’une inquiétude semble fondée quand on sait que les cafards chassés dans l’une des villes iront dans l’autre. C’est ici tout le sens élevé du maintien des bons rapports entre ces deux pays aux frontières poreuses ».

Belgique/ RDC

« Des proches de Kabila ont payé le voyage de Laurent » et payé les nuitées du prince et de sa délégation au Grand Hôtel de Kinshasa ainsi que son voyage en classe affaires entre Paris et Kinshasa, rapportent La Libre et De Morgen.  Le prince a par ailleurs effectué deux vols, entre la capitale congolaise et Lubumbashi et entre Lubumbashi et Luanda, à bord du jet de l’homme d’affaires belges, George Forrest, actif dans le secteur minier au Congo. Et, dans la capitale angolaise, il aurait rencontré le fils du président Dos Santos, selon De Morgen.

Jeudi, le premier ministre, interrogé à la Chambre, avait indiqué que le fils cadet du Roi avait eu un entretien avec le président Kabila et qu’il avait « bénéficié de privilèges durant ce séjour », ont rappelé les deux quotidiens.

Le Soir souligne de son côté que l’entretien avec M. Kabila a été très bref, celui-ci s’étant contenté de souhaiter au prince un voyage fructueux. Le quotidien s’interroge en revanche sur les activités de Laurent dans le domaine de l’environnement. Entre 2008 et 2010, il a participé avec sa fondation privée, la Grect, à un projet de plantation visant à freiner l’avancée du désert en Libye et aurait traité avec l’un des fils de Mouammar Kadhafi. Citant des sources anonymes, le journal laisse en outre entendre que la Grect est une « vitrine commerciale ».

« Le prince fait du lobbying pour des sociétés qui espèrent des contrats », assure une source, citée par le quotidien. (Belga). Pour ses détracteurs, écrit le Soir, le système est bien rodé, Laurent, fort de sa notoriété ouvrirait des portes aux sociétés actives dans le renouvelable, qui en échange lui rembourserait ses frais. L’environnement est pour le prince une manière de faire du business. Et là, pour tout vous dire on s’y perd un peu dans toute cette agitation. Car finalement, reproche-t-on au prince de travailler et de gagner sa vie ou de recevoir une dotation et de ne pas respecter ces obligations. L’ensemble des opinions exprimées ce matin semble un peu se percuter.

Il est de plus en plus évident que tout cela n’était que de la poudre aux yeux et que Son Altesse était chargé d’une mission confidentielle de la plus haute importance. Il s’agit d’échnges techniques au plus haut niveau. Albert II et Joseph Kabila ont en effet un problème commun, à savoir : comment arriver à tirer des élections le résultat que l’on en attend. Pour Joseph, il s’agit de rester en place, pour Albert, d’être enfin débarrassé de la formation d’un gouvernement. Les deux pays pourraient sans doute échanger utilement des recettes.

Ainsi, les Belges se montreraient très intéressés par la manière dont les Congolais, dès qu’un de leurs compatriotes devient encombrant, découvrent qu’il est  Rwandais, et si possible Tutsi. Albert II rêve avec délice de faciles négociations communautaires qui se tiendraient après que l’on ait découvert que Bart De Wever est Bulgare et Olivier Maingain, Québécois. Les De Wever, précisément, achètent une charmante maison de campagne en Wallonie, annonce la Dernière Heure, dans la commune de Floreffe. Une maison jaune au tuile noire.

De son côté, JKK, qui ne trouve pas quinze oiseaux rares pour en faire des Ministres suit, avec une véritable fascination, l’exemple historique que la Belgique est en train de donner au monde entier pour le bien de l’Humanité, à savoir : démontrer que c’est sans gouvernement qu’un pays marche le mieux.

Procès Chebeya

Le Climat Tempéré annonce que « Les preuves de l’assassinat sont établies, selon la partie civile ». Le procès vient d’entrer dans une phase décisive. Chebeya était accompagné de son chauffeur, Fidèle Bazana Edadi dont le corps, n’a pas été retrouvé jusqu’à ce jour.

Raison pour laquelle la Cour militaire a requalifié, la semaine dernière, l’enlèvement de Fidèle Bazana d’assassinat, cela après l’établissement d’un certificat de décès. Ainsi, après une vingtaine d’audiences tenues en chambre foraine, au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa ‘’CPRK’’, un défilé de témoins devant la barre, la plaidoirie des parties opposées dans cette affaire, a enfin commencé. C’était à l’audience de ce jeudi 31 mars 2011.

Première à ouvrir la série, Me Joseph Mukendi s’est interrogé sur l’identité de celui qui a tué Floribert Chebeya et les causes de cet assassinat. La partie civile estime que l’assassinant de Floribert Chebeya constitue un crime d’Etat. Aussi, elle s’est attardée sur la recherche des mobiles de cet acte odieux, l’analyse des infractions et l’administration de la preuve.

Les mobiles du crime se résument en la volonté de chercher à faire taire les défenseurs des droits humains dans la mesure où ces derniers passent pour des témoins gênants pour le régime en place, soutient Me Mwila Kayembe, après avoir désigné les policiers assis au box, ainsi que les agents de l’Agence nationale des renseignements comme les auteurs de la mort de Chebeya.

En vue d’administrer la preuve de cet assassinat, un autre conseil de la partie demanderesse s’est référé, quant à lui, aux rapports du médecin légiste, de la police scientifique, ainsi qu’aux relevés téléphoniques des entreprises des télécommunications dont les experts sont venus éclairer la Cour en qualité de témoins.

Pour cette partie au procès, l’expertise de la police scientifique, établie avant le rapport des médecins légaux, fournit à suffisance, les traces des violences sur le corps de la victime, donc de Floribert Chebeya. Voilà pourquoi, attaque-t-elle, les preuves de l’infraction d’assassinat sont éloquentes et qu’il ne faut pas rechercher ailleurs.

Toutefois, la partie civile a noté qu’il n’a pas été facile pour la Cour d’instruire un dossier dans lequel un général de la trempe de John Numbi est mis en cause.

Comme il fallait s’y attendre, la défense a, de son côté, rejeté des éléments évoqués dans la ligne d’attaque de la partie civile. Cependant, pour la partie défenderesse, jusque-là, nul n’est en mesure d’éclairer objectivement la justice militaire sur l’assassinat du défenseur des droits humains dont le corps avait été retrouvé sans vie en juin 2010 et celui de son compagnon d’infortune, porté disparu.

A propos du début des plaidoiries Le Potentiel titre : « Chebeya assassiné par les ennemis de la démocratie ». Dans leurs plaidoiries sur l’affaire Chebeya, les avocats de la partie civile ont estimé que la Cour pouvait aller au delà de ce qu’elle a fait. Mais hélas, s’est lamenté le bâtonnier Mukendi,  c’était trop lui demander. Car il n’est pas facile de traiter un dossier où un général est mis en cause. Et pas n’importe quel général, rapporte notre confrère.

Pour sa part Le Palmarès titre : « Le début des plaidoiries salué par plus d’une personne ». De quoi affirmer que la cour est sur la ligne droite devant amener au verdict, se réjouit ce journal qui se montre impatient lorqu’il poursuit : « Attendons voir ». Un autre motif de satisfaction de Le Palmarès c’est que : « La promesse a été tenue. Les plaidoiries ont bel et bien commencé le jeudi 31 mars à la prison centrale de Makala où la Cour militaire de Kinshasa Gombe qui est en chambre foraine dans le procès qui oppose le Ministère public aux présumés assassins du directeur exécutif de La Voix des sans voix pour la défense des droits de l’homme » tué odieusement le 1er juin 2010, accompagné de son chauffeur.

La requête des parties civiles pour que le sort de Bazana soit  analysé dans le même contexte que celui de Ghebeya, acceptée par la cour, explique comment le nom de Bazana cité plusieurs fois et c’est à chaque fois qu’il s’agissait de parler de Chebeya. C’est là aussi la résultante de la préoccupation qui était la nôtre récemment,  dit-il, en soulignant : « un manquement évité de justesse ».

© CongForum, le vendredi 1er avril 2011

Written by kipraKongo

2011-04-01 à 12:38

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