kipra kongo [home]

Congo-Kinshasa | Congo RDC | Congo DRC | news | actualités | information | blog

2011.03.31

leave a comment »

La Revue de la Presse Congolaise de ce Jeudi, 2011/03/31 | Par Congo Forum

Une fois n’est pas coutume ! Il n’est pratiquement pas question des élections dans la presse d’aujourd’hui, si ce n’est de façon indirecte. L’actualité du jour comporte essentiellement des épisodes des princiapux feuilletons en cours : Kin/Brazza (suite), Prince Laurent (suite), Tolérance Zéro (suite), Social (suite), et les ennuis du gouverneur Atsai à Kisangani.

Kin/Brazza

« Déstabilisation de la Rdc, preuves irréfutables : Brazzaville officiellement impliqué », est le titre à la Une de L’Avenir. Voici cet article in extenso :

« *Le responsable de la garde présidentielle était à l’aéroport pour accueillir les recrues de Munene et avait mis à leur disposition un officier de liaison pour les conduire à Pointe-Noire. *Sur place à Pointe-Noire, un officier intrigué par la présence des recrues de Munene à l’hôtel Mimi, avait demandé de les identifier. Il avait suffi que Munene donne coup de fil pour que l’officier laisse faire et s’en aille sans plus rien demander. La brouille entre Kinshasa et Brazzaville n’est pas une rumeur. On a de plus en plus la preuve que certains présidents africains ne portent pas Joseph Kabila dans leur cœur. La raison, c’est que le président de la Rdc ne ferait partie d’aucune des loges diaboliques auxquelles appartiennent nombre de présidents du continent. Brazza aurait-il reçu mission d’exécuter l’indésirable ? »

(« Les loges diaboliques » renvoient à un thème récurrent de la littérature sur la « Françafrique » : les différents dictateurs qui ont succédé à la colonisation française seraient liés, entre eux et avec les dirigeants français, par des liens de fraternité maçonnique. Le thème de la « conspiration maçonnique » est ici poussé à ses dernières limites, puisqu’on insinue que Brazza – c’est-à-dire Sassou Nguesso – aurait été investi de la mission d’exécuter JKK. NdlR).

« Le rappel de l’ambassadeur de la Rdc à Brazzaville n’est donc pas un caprice. Dommage que certains complaisants, dans une irresponsabilité sans pareille, mettent cette affaire sur le compte d’un simple fait divers ou d’un coup de tête. On a même entendu certains Congolais dire qu’il n’existerait aucun accord d’extradition entre les deux pays. Nos fins limiers ont découvert qu’il existe bel et bien un accord d’extradition entre les deux pays signé en juillet 2010. Aux termes de cet accord, les deux pays s’engagent à se fournir des informations sur tout ce qui peut contribuer à la déstabilisation de deux pays.

Il nous revient, preuves à l’appui, qu’un Congolais de Brazzaville avait aidé à l’évasion du général Faustin Munene. Une fois arrivé à Brazzaville, non seulement Brazzaville qui était informé n’a rien dit à Kinshasa, mais aussi des officiels dont nous détenons des adresses, ont aidé Faustin Munene à commencer le recrutement des Congolais vivant à Brazzaville dont les ex-Faz et les anciens éléments de la milice du Mlc.

(Le Congo Brazza est bien sûr un refuge tout trouvé en cas d’insécurité en RDC. Qu’il y ait donc de l’autre côté du fleuve des gens qui ont fui Kinshasa est une évidence. Mais depuis le temps que tout incident à l’Ouest du Congo est mis sur le compte « des ex-Faz et des anciens éléments de la milice du Mlc », on finit par les trouver très nombreux ! u alors, iils se reproduisent plus vite que des lapins. NdlR).

Pour quelle raison Brazzaville, conformément à l’Accord intervenu avec Kinshasa, n’avait-il rien signalé à Kinshasa ? Est-ce pour dire que les officiels de Brazzaville n’étaient pas au courant de ce qui se faisait et se tramait ? On est loin de le croire. Car, quelques jours plus tard, les éléments recrutés seront embarqués à Maya-Maya à destination de Pointe-Noire. Lorsque les recrues arrivent à Pointe-Noire, ils sont appréhendés et retournés à Brazzaville. Apparemment dans cette affaire où la méfiance est de rigueur, tous les services n’étaient pas au parfum. Mais au sommet de l’Etat, on ne doit rien ignorer. Car, lorsque les recrues de Munene arrivent à Maya-Maya, un officier de la garde présidentielle est là pour les accueillir. Ce responsable de la garde présidentielle mettra à la disposition des recrues un officier de liaison pour les raccompagner à Pointe-Noire où Faustin Munene s’était installé.

Le contingent qui était prêt à mener les actions à Kinshasa, mieux en Rdc en général, est logé à l’Hôtel qui se nommerait Mimi. Tel regroupement ne pouvait pas ne pas attirer les curieux voire les services de sécurité intentionnellement mis à l’écart du dossier. C’est ainsi que pour se rendre compte de l’identité de toutes ces personnes, un officier a cherché à les identifier. Contrarié, Faustin Munene n’apprécie pas ce qu’il considère comme une ingérence dans ses affaires. Notre source sur place à l’Hôtel Mimi signale qu’il avait suffi à Faustin Munene de donner un coup de téléphone pour qu’aussitôt, l’ordre soit donné pour que rien ne soit fait pour l’identification de ces gens.

La question que plus d’un se posent, est de savoir à qui Faustin Munene avait-il téléphoné ? Quelle responsabilité cette personne occupe dans la hiérarchie du pouvoir à Brazzaville pour obliger ainsi les services à laisser faire sans plus rien demander ? N’est-ce pas là, une implication de la hiérarchie politique de Brazzaville ? Si cette preuve ne suffit pas, on peut encore une fois se poser la question de savoir pour quelle raison Brazzaville n’a rien dit à Kinshasa dans le cadre de l’Accord de juillet 2010. Nous détenons plusieurs autres preuves, en plus des noms des officiels de Brazzaville et leurs adresses, les phonies et les preuves d’envoi des fonds en soutien aux actions de déstabilisation des institutions de la Rdc. Comble de tout, lorsque Kinshasa qui se débrouillait pour obtenir des informations sur ces actions de déstabilisation notamment au sujet de l’extradition et de Faustin Munene et de Udjani, posait le problème à Brazzaville, les officiels de Brazzaville ramenaient la question à la grande réunion mixte.

Mais quelle n’a pas été la surprise après la réunion mixte, d’entendre les officiers de Brazzaville  renvoyer cette question d’extradition à une procédure judiciaire. Mais, plus grave, nous détenons des preuves que dans ce dossier de Udjani et de Faustin Munene, en dépit des accords, les autorités de Brazzaville refusent toute coopération. Ainsi par exemple, en dépit des demandes, il nous revient que les officiels de Kinshasa n’ont aucun droit de visiter les prisonniers. Plus grave, même les autorités judiciaires n’ont aucune autorisation d’entrer en contact avec ces Congolais que Brazzaville dit avoir mis en détention. La raison est toute simple. En plus du fait que Brazzaville se moque de toutes les démarches menées par Kinshasa, il n’a jamais réellement mis ces personnes, Udjani et Faustin Munene en détention. Les deux sont libres de tout mouvement et s’organisent impunément aux manœuvres de déstabilisation des institutions rd-congolaises.

Les preuves de l’implication de Brazzaville dans la déstabilisation de la paix en Rdc abondent. Les lecteurs de « Les Dépêches de Brazzaville » ont lu les déclarations incendiaires et arrogantes d’un officier congolais de Brazzaville qui n’ignore pourtant pas les débats et les conclusions de la réunion de Kinshasa. Pour lui, il n’y a aucun problème, Kinshasa hallucinerait. Il sait pourtant que les deux pays ont un problème ; celui de l’extradition de deux personnes, Udjani et Faustin Munene, recherchées par la justice rd-congolaise parce qu’il pèserait sur eux de graves présomptions de culpabilité dans la déstabilisation des institutions de la Rdc. Entre ce qui s’était dit à la réunion de Kinshasa et la réalité découverte, il y a tout un monde. Le communiqué final de cette réunion démontre que Kinshasa n’accuse pas Brazzaville a priori.

(Deux remarques s’imposent. On nous affirme abondamment qu’il y a des preuves. Mais la presse congolaise a une petite manie. Pour un oui ou pour un non, on vous assène, pour des broutilles, la reproduction photographique de textes de lois, communiqués et autres documents. Ici, rien de tel. Curieux. D’autre part, Brazzaville  n’a pas refusé sélectivement les extraditions de Munene et Udjani, mais émis des réserves quant à TOUTE extradition en direction de la RDC, le souvenir de celle de Mulele étant encore dans toutes les mémoires. NdlR).

Que cet officier supérieur de Brazzaville ait choisi la dérobade en se répandant en déclarations populistes et irresponsables, on ne peut aller en chercher la raison ailleurs que dans la complicité sinon dans la culpabilité dans ces actes de déstabilisation de la paix en Rdc. Tout cela est davantage éclairé par les déclarations du Chef de l’Etat congolais dans un numéro de « Jeune-Afrique ». Pour lui, l’assassinat de Mulele faisait jurisprudence et par conséquent, il n’était pas question d’extrader ni Munene ni Udjani. De là, à vouloir nous faire comprendre que le régime de Brazzaville aurait de leçons de droits de l’homme à donner à Kinshasa, il y a de quoi faire ricaner.

On peut rappeler à l’opinion que c’est le régime dont est issu le pouvoir actuel qui avait chassé Mobutu, assassin de Mulele. Pour ce régime parmi des griefs portés contre Mobutu, figure en bonne position l’assassinat de Pierre Mulele. On ne comprendrait pas que ce soient les suppôts extérieurs de la dictature qui apprendraient à Kinshasa à s’apitoyer sur le sort de Pierre Mulele. Cela s’appelle verser la larme de crocodile. Aucune des raisons avancées par Brazzaville de ne pas coopérer avec Kinshasa dans ce dossier très sérieux dont dépend la coexistence pacifique entre les deux pays, ne tient la route. Par contre, tous les éléments en notre possession établissent la responsabilité officielle de Brazzaville dans cette grave affaire de déstabilisation de la Rdc. Nous y reviendrons avec des détails. (Nous serons très curieux de voir ces détails ! NdlR).

RDC/Belgique

La presse kinoise évoque brièvement la visite controversée que le prince Laurent de Belgique a effectuée à la mi-mars en République démocratique du Congo (RDC) contre l’avis du gouvernement et du Palais royal. Sous le titre « Belgique : tempête autour de la visite du prince Laurent au Congo » Le Phare reproduit l’article de la La Libre auquel nous faisions allusion hier, affirmant que le fils cadet du Roi s’est rendu à Kinshasa contre l’avis du Palais et du gouvernement belge et que Laurent devait rencontrer le président Joseph Kabila.

« Le voyage du prince Laurent à Kinshasa crée la polémique en Belgique », écrit pour sa part Le Potentiel, en citant des dépêches d’agences et les journaux belges ayant révélé ce déplacement, ‘La Libre et ‘La Dernière Heure’. Ce titre cite aussi Le Soir en affirmant que pour le promoteur de la pépinière d’Ibi Batéké, un projet-pilote qui est la première plantation puits de carbone du pays, situé sur le plateau des Bateke, à environ 150km de Kinshasa, Olivier Muschiete, le 16 mars, date de la visite du prince, fut « mémorable ». « Tenant compte de la désapprobation gouvernementale, l’ambassadeur de Belgique à Kinshasa (Dominique Struye de Swielande, NdlR) s’était abstenu de faire le voyage », souligne aussi Le Potentiel..

Entre temps, on assiste déjà à la récupération électorale du fait, avec la mise en circulation, dès hier, d’articles comme « Le Belgique avoue le succès de Joseph Kabila » de Jean-Luc Mushi-Mpaku.

(Le problème, avec cette question des voyages royaux ou ministériels est que le dialogue entre les autorités belges et les gens prenant un véritable intérêt au Congo tourne toujours au dialogue de sourds. Invariablement, avec seulement des différences de style, le Palais ou la Rue de la Loi répondent comme le Prince Laurent : « Le voyage n’a pas de sens politique », « Nous avons consulté X et Y » et « On aura grand soin, dans toute déclaration, de s’en tenir à la simple politesse diplomatique ». Il est très possible que ces déclarations soient parfaitement sincères. Mais, lorsqu’on est sûr qu’un geste sera mal interprété, ne doit-on pas éviter de poser ce  geste ? C’est là toute la question. NdlR).

Social

« Grève des enseignants : le front social bouge ». D’après Le Potentiel, les enseignants du primaire et secondaire des établissements publics de l’Education nationale ont débrayé depuis le 25 mars 2011. Les professeurs de l’Université de Kinshasa menacent d’arrêter les enseignements.

Les médecins promettent de leur emboîter le pas. La série pourrait continuer. Preuve que le front social bouge. En cause, le non-respect, dans le chef du gouvernement, des engagements pris.

A l’initiative de la Synergie des syndicats des enseignants de la RDC, composée du Syndicat national des enseignants des écoles catholiques (Synecat), de la Confédération démocratique du travail (CDT) et de la Centrale congolaise du travail (CCT), les enseignants des cycles primaire et secondaire des établissements publics, principalement ceux des écoles conventionnées catholiques, observent un arrêt de travail depuis le vendredi 25 mars 2011. Description : « Dans leurs revendications, les grévistes exigent des réponses claires et immédiates du gouvernement sur deux points essentiels, à savoir le paiement des salaires des mois de février et mars 2011 ainsi que la convocation par l’exécutif national de la commission de politique salariale issue des conclusions paritaires pour étudier le nouveau barème salarial des enseignants de la filière publique de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP).

Joint au téléphone par notre rédaction, Jean-Bosco Puna, secrétaire général du Synecat, a confirmé l’arrêt de travail : « Toutes les écoles publiques de l’enseignement primaire et secondaire, conventionnées ou non conventionnelles, sont paralysées ». « Nous attendons, a-t-il poursuivi, une réponse claire du gouvernement à nos revendications avant de reprendre le chemin de l’école ».

Selon le secrétaire général du Synecat, le gouvernement n’aurait pas affiché jusqu’à ce jour l’intention d’approcher les enseignants pour des négociations autour d’une table. « Apparemment, le gouvernement a décidé de camper sur sa position, ne manifestant aucun désir de nous écouter. C’est comme si nos revendications ne le préoccupaient pas », estime-t-il avant de relever que les enseignants soulèvent pourtant un problème réel. Il a rappelé le non-respect du paiement régulier des salaires à l’échéance du 20 de chaque mois et la non convocation de la commission de politique salariale visant à définir un nouveau barème salarial des enseignants du secteur public.

« Jusque-là, rien n’a été fait », martèle Jean-Bosco Puna indiquant que l’action initiée était menée dans le but de faire entendre la voix des enseignants. Tout en restant étonné de l’indifférence du gouvernement.

Dans la foulée, il a fait savoir que, malgré la paralysie qui a gagné l’ensemble des écoles du secteur public, la porte restait ouverte pour des négociations qu’il souhaite « franches et sincères ». « Notre souhait est que le ministère de l’EPSP ouvre un dialogue pour aplanir nos divergences », a-t-il insisté.

D’ores et déjà, la Synergie des syndicats des enseignants de la RDC a promis de se retrouver le samedi 2 avril 2011 en assemblée générale devant sa base pour une évaluation. C’est à l’issue de cette rencontre qu’on le saura si la grève sera durcie ou levée. Ce qui laisse planer une incertitude quant à la clôture normale de l’année scolaire 2010-2011, dans le réseau officiel de l’EPSP. « Nous ne sommes prêts à lâcher. Il faut que le gouvernement nous prenne au sérieux et sache surtout tenir ses engagements », a encore déclaré Jean-Bosco Puna.

En réaction à cette annonce de grève, approché par Radio Okapi, le conseiller du ministre de l’EPSP chargé de la coopération et coordonnateur du bureau des opérationnalisations des stratégies, Jovin Mukadi, a affirmé que le gouvernement procède déjà au paiement des salaires du mois de février. Ce qu’a reconnu d’ailleurs, le syndicaliste tout insistant sur la nécessité d’assurer la régularité de la paie des salaires le 20 de chaque mois.

Le Potentiel évoque ensuite ce qu’il appelle des « Risque de contagion », risques qui vont, d’après lui jusqu’à la politisation des luttes sociales. « Jamais deux sans trois », dit-on. Le gouvernement semble minimiser en entretenant un mutisme autour de cette grève des enseignants, par contre, la menace est prise très au sérieux. Pour des revendications similaires, l’on apprend que l’Association des professeurs de l’Université de Kinshasa (Unikin), un syndicat qui regroupe presque l’ensemble du corps professoral de l’Unikin, a fait part de son intention d’appeler ses membres à l’arrêt des cours. A la différence des enseignants de l’EPSP, les professeurs de l’Unikin reprochent au gouvernement le non-respect des engagements contenus dans le protocole d’accord signé en avril 2010.

A l’époque, au terme d’âpres négociations, les deux parties s’étaient accordées, notamment en ce qui concerne l’amélioration des conditions socioprofessionnelles des professeurs et la définition de leur statut spécifique. A l’époque, le gouvernement s’était dit disposé à octroyer un salaire décent aux professeurs de l’ESU (Enseignement supérieur et universitaire). Les deux parties avaient convenu de la mise en place d’un cadre permanant de concertation qui devait prendre en compte, outre les exigences légitimes soulevées par revendications des cadres et fonctionnaires de l’Etat, et également réguler les questions relatives aux conditions sociales des professeurs. Mais, il devra s’appuyer sur des engagements de l’Etat vis-à-vis de ses partenaires économiques.

Pour montrer sa bonne foi, le Comité exécutif de l’Apukin avait levé le mot d’ordre, avec le souhait de voir le gouvernement tenir sa promesse. Une année après, l’Apukin ne cache pas sa déception. Aussi, menace-t-elle de rompre le dialogue, par l’arrêt des cours.

Pour la même cause ou presque, un vent de panique secoue aussi le milieu professionnel des médecins. Pointant du doigt le gouvernement, les blouses blanches, selon diverses sources, brandissent déjà la menace de grève. Et c’est sans compter l’administration publique où des tensions récurrentes sont perceptibles depuis des jours.

« Chassez le naturel, il revient au galop ». Le naturel, c’est évidemment ce front social qui est entré en ébullition. Les enseignants, les professeurs d’université, et bientôt, tout le secteur ouvrier pourrait décider de débrayer pour faire entendre ses revendications. Le malaise est bien réel. Il serait sage pour l’exécutif de mettre tout en œuvre pour que l’accalmie revienne. En cette année électorale, laisser couver des foyers de tensions ne serait pas de bon augure. L’effet de contagion est vite arrivé et pourrait s’étendre à d’autres secteurs sensibles de la vie nationale. La révolution jasmin qui balaie le monde arabe devrait servir de leçon à la Majorité au pouvoir ».

De la tension qui prévaut dans les écoles primaires et secondaires, le journal L’Observateur estime que le pouvoir se trompe de cible. «Le gouvernement ne pourra jamais résorber la crise qui sévit dans le secteur de l’Epsp en négociant avec les syndicats des mallettes, lesquels ont envahi le cabinet du ministre Maker Mwangu dimanche 28 mars dernier, soutient le quotidien de l’avenue colonel Ebeya. Il n’y a qu’à faire un tour dans les écoles publiques catholiques de Kinshasa pour s’en convaincre : Boboto, Bosembo, Bosangani, Elykia, Motema Mpiko,… les enseignements ont été arrêtés, les administratifs et les ouvriers  assis ou causant loin des élèves, les enfants abandonnés à eux-mêmes dans les salles des classes».

«Ces syndicats sont conduits par l’inamovible Tshibwabwa, préfet de son état, en dépit de la loi qui interdit aux cadres comme lui de créer des syndicats, puisque représentant l’employeur, souligne L’Observateur. Son syndicat, tout comme celui de Feu Mwasa, de son vivant directeur d’école, ne peuvent jamais apporter un son de cloche différent de celui du pouvoir, et par conséquent, ne peuvent aider le gouvernement». «Pourquoi le gouvernement, à travers le ministre Maker Mwangu, ne veut-il jamais négocier avec les vrais responsables, entendez ici, le Synecat ?  Pourquoi s’entêter à s’engager avec des syndicats des mallettes, lesquels n’ont aucune assise et ne sont là qu’à la manière des partis satellites greffés sur le PPRD pour avoir un peu de souffle ?» s’interroge le journal.

Divers

« 15 criminels dont un colonel aux arrêts », titre Le Palmarès. Il laisse entendre que l’Inspecteur provincial de la Police nationale congolaise a présenté quinze criminels armés, dont un colonel des Fardc, ce mardi 29 mars, au cours de la parade des unités de la police de la capitale. Dans son adresse aux policiers, le général Oleko s’est dit déterminé à combattre la criminalité dans toutes ses formes.

« Motion de défiance contre Médard Autsai à Kisangani : pagaille à l’assemblée provinciale ». La Référence+ note que la motion de défiance contre le gouverneur Médard Autsai  est désoramis sans objet. Elle n’a pas pu être examinée hier mercredi 30 mars à l’assemblée provinciale de la Province Orientale. Comme il fallait s’y attendre, une vive tension a régné dans la salle au point que certains députés se sont mesurés les biceps. Ce qui a fait monter la tension d’un cran, signale-t-on, était le retrait de signatures par deux députés provinciaux quelques minutes seulement après l’ouverture de la séance. Les anti Autsai n’ont pas bien digéré cette attitude qui sent la corruption. Encore une fois, Autsai sort vainqueur.

Revenant sur le remaniement du gouvernement, le journal La Prospérité indique que «tout peut arriver ce week-end». «Le programme des obsèques de l’Honorable Sénateur Pius Isoyongo serait à la base du report, pour demain vendredi 1er avril 2011, de la messe de Kingakati, initialement prévue pour ce jeudi 31 mars 2011, explique le journal. C’est donc demain que toute l’attention de l’opinion sera focalisée à la ferme présidentielle de la banlieue de Kinshasa où les sociétaires de la nouvelle Majorité Présidentielle se sont donnés rendez-vous autour de l’Autorité Morale pour se prononcer sur la charte, la nouvelle, qui devra régir cette famille politique en mutation».

Par ailleurs, le quotidien de Mont Fleury renseigne que «des embûches politiques, indiquent certaines sources, retarderaient la publication du nouveau Cabinet et même la mise en place dans certaines entreprises transformées». A en croire La Prospérité, «la léthargie observée tant au Gouvernement, au Parlement qu’au portefeuille de l’Etat s’explique par l’attente de la publication du nouveau gouvernement». Mais, conclut le journal, «c’est sans compter avec le Raïs qui n’entend plus traîner. Les choses vont se clarifier ce week-end».

«Loi Obama sur les minerais de sang: la Société civile du Nord-Kivu demande un moratoire», renseigne Radio Okapi. «La loi Obama sur les minerais de sang entre en vigueur, en principe, le 1er janvier 2012 mais certaines sociétés internationales qui évoluent dans le domaine de l’électronique se conviennent déjà pour ne plus acheter des minerais en lien avec les conflits armés en RDC dès le vendredi 1er avril», rapporte la radio onusienne, qui indique que «cette prise de position inquiète la Société civile et les opérateurs miniers du Nord Kivu».

Dans une lettre adressée au président américain, poursuit la même source, «la coordination de la Société civile du Nord Kivu sollicite un moratoire de 6 à 12 mois pour que la RDC se conforme aux mesures de contrôle qu’exige cette loi». Pour Jason Luneno, président de la Société civile du Nord-Kivu, «si cette loi entre en vigueur  le 1er avril,  la population de la région va plonger dans la misère». Il estime par ailleurs que «son application ne va pas empêcher la fraude, car on va toujours continuer à écouler les minerais clandestinement au profit de certains pays qui pourront étiqueter les minerais, et qui pourraient donner leurs identités aux minerais, sans que ces minerais ne puissent porter l’identité de la RDC».

© CongoForum, avec le Service de Communication du CNONGD, le jeudi 31 mars 2011

Written by kipraKongo

2011-04-01 à 12:34

Veuillez répondre. Merci.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :