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J-P Bemba–CPI : chronologie

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Par Juliette Cua et Catherine Gouëset | L’Express

L’ancien vice-président du Congo-Kinshasa est poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par ses miliciens en Centrafrique en 2002. Retour les principales dates de l’affaire.

1962
Naissance de Jean-Pierre Bemba dans la province de L’Equateur au Congo. Son père, Jeannot Bemba Saolona est un riche homme d’affaires congolo-portugais qui fait fortune sous le règne de Mobutu, dont il gère un temps les affaires personnelles.

1983
Après des études en Belgique, Jean-Pierre Bemba regagne le Zaïre -nom du Congo de 1971 à 1997-, où il mène une vie de fils de milliardaire.

1997
Mai
: les hommes de Laurent-Désiré Kabila entrent dans Kinshasa. Jean-Pierre Bemba fuit, à Brazzaville puis en Europe. Après quelques mois, il réapparaît aux côté de Yoweri Museveni (Ouganda), prêt à affronter Kabila, président autoproclamé de la République démocratique du Congo.

1998
Septembre
: Bemba crée à Kisangani le Mouvement de libération du Congo (MLC) et sa branche armée, l’Armée de libération du Congo (ALC); ses 15 à 20.000 hommes sont armés par la Lybie, entraînés par les Ougandais et encadrés par des anciens de Mobutu.

2001
Mai : les troupes de Bemba passent en République Centrafricaine pour la première fois. Ange-Félix Patassé, président de la Centrafrique, a besoin des hommes de Bemba pour contrer une menace de coup d’Etat contre lui. Premières exactions, premiers viols.

2002
Octobre : des miliciens de l’ALC viennent à nouveau au secours de Patassé contre le général Bozizé. Ils sont accusés de meurtres et de viols.

2003
15 mars
: sur pression de la France, du Gabon et du Congo-Brazzaville, Bemba retire ses hommes et lâche Patassé, renversé par un coup d’Etat du général Bozizé. Lors du retrait des troupes de Bemba, des témoins font à nouveau état de viols et d’éxécutions.
Printemps: Bemba nie en masse les accusations portées contre lui alors qu’il s’apprête à devenir vice-président de la RDC. Il prétend n’avoir pas pris lui-même part à ces crimes de guerre, n’avoir pas donné d’ordres à ses troupes, dirigées selon lui par Patassé, et enfin avoir fait juger les hommes coupables de ces crimes.

2004
Décembre
: les autorités centrafricaines décident de poursuivre Ange-Félix Patassé, pour les crimes, viols, assassinats et pillages commis avec l’ALC de Jean-Pierre Bemba. Le dossier est soumis à la Cour Pénale internationale (CPI). Plusieurs ONG adressent aussi des témoignages et rapports à la CPI.

2006
Avril :
la cour de cassation centrafricaine se déclare « incapable » de poursuivre les criminels inculpés. Elle renvoie à la CPI les cas de Patassé et Bemba.
Octobre
: candidat à l’élection présidentielle au Congo-Kinshasa, Bemba échoue au second tour face à Joseph Kabila.

2007
Janvier
: Bemba est élu sénateur. Après sa défaite à la présidentielle, il s’était engagé à mener une opposition républicaine » au gouvernement. Son refus de fondre sa garde personnelle au sein de l’armée gouvernementale le conduit à un affrontement avec le pouvoir.
Mars : Jean-Pierre Bemba fuit en Europe. Il réside en alternance au Faro (Portugal) et à Bruxelles où ses enfants sont scolarisés.
Mai : ouverture d’une enquête par le procureur de la Cour Pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo, sur un peu plus de 500 cas de viols commis en Centrafrique en 2002 et 2003. Plusieurs rapports et une mission menée en novembre 2005 concluent que les violences sexuelles commises contre la population civile résultent « d’une politique délibérée adoptée par tous les groupes armés, rebelles et forces loyalistes, parties prenantes au conflit ».
24 mai 2008 : au lendemain de la diffusion d’un mandat d’arrêt international , Jean-Pierre Bemba est arrêté à Bruxelles. Il est placé en détention préventive le 28 mai.

2009
Janvier
: audience de Jean-Pierre Bemba devant la CPI afin de déterminer les éléments de preuve pour justifier son procès. Ses avocats rejettent la responsabilité des crimes commis par sa milice en République centrafricaine sur le président centrafricain de l’époque, Ange-Félix Patassé.
Mars : le procureur de la CPI retient la responsabilité pénale de Jean-Pierre Bemba, en tant que chef militaire, dans une version amendée de l’acte d’accusation.
Juin : la CPI ordonne le jugement de Bemba pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par sa milice en Centrafrique en 2002.
Août : Jean-Pierre Bemba est mis en liberté provisoire par la CPI, mais reste incarcéré dans sa cellule de Scheveningen, aux Pays-Bas, faute d’avoir trouvé un pays d’accueil.
Décembre : la CPI ordonne que l’ex- vice-président de la RDC reste en détention dans l’attente de son procès prévu en avril 2010.

2010
Avril : le procès de Jean-Pierre Bemba est reporté au mois de juillet. Il sera à nouveau reporté.
Octobre : la CPI rejette l’exception d’irrecevabilité de l’affaire soulevée par la défense, qui soutenait que Bemba avait bénéficié d’un non-lieu en Centrafrique en 2004 pour les mêmes faits et ne pouvait donc être à nouveau poursuivi.
22 novembre : ouverture du procès de Jean-Pierre Bemba.

© L’Express [http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/jean-pierre-bemba-devant-la-cpi-chronologie_657439.html]

Written by kipraKongo

2010-11-22 à 17:13

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