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Justice pour Floribert Chebeya en RDC ?

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Par Vincent Hugeux | L’Express.fr

Il faudrait un miracle pour que le procès des assassins présumés du fondateur de La Voix des Sans-Voix, qui s’ouvre ce vendredi devant un tribunal militaire de Kinshasa, échappe à une tenace malédiction: châtier des lampistes pour mieux protéger le régime.

Un procès pour la galerie? Ce vendredi 12 novembre comparaîtront devant une cour militaire de Kinshasa cinq policiers congolais, jugés pour « association de malfaiteurs, enlèvement, assassinat et terrorisme ». Tous appartenaient au commando accusé d’avoir, le 1er juin dernier, enlevé et torturé à mort Floribert Chebeya, fondateur et directeur exécutif de l’ONG La Voix des Sans-Voix (VSV). Le corps sans vie de ce militant intransigeant des droits de l’homme, qui avait rendez-vous le mardi fatal en fin de journée avec le général John Numbi, inspecteur général de la police nationale, a été retrouvé le lendemain sur le siège arrière de sa voiture, le pantalon baissé et les mains menottées dans le dos. En revanche, nulle trace de son cousin par alliance Fidèle Bazana, membre et chauffeur de VSV, qui l’accompagnait au QG du premier flic du Congo-Kinshasa

C’est en vain que les compagnons de lutte des deux disparus ont réclamé l’arrestation de Numbi, qu’ils tiennent pour le « suspect n°1 » des « assassinats » de Chebeya et Bazana. Suspendu des ses fonctions « à titre conservatoire » dès le 5 juin, le haut-gradé, réputé proche du président Joseph Kabila n’apparaîtra pas dans le box des accusés. Le tribunal retenu ne peut juger que des officiers de rang égal ou inférieur à celui de colonel… Autant dire que le renvoi du dossier devant cette juridiction s’apparente pour les animateur de VSV à un « déni de justice ».

Chef des services spéciaux de la police et bras droit de John Numbi, le colonel Daniel Mukalay endossera donc à la barre, bien malgré lui, le costume de cerveau de l’opération. Peu après son incarcération, un conseiller de la présidence, cité par l’AFP, avait affirmé que Mukalay était passé aux aveux, tout en revendiquant le statut de « simple exécutant » soumis aux ordres de son supérieur. Il aurait même, aux dires d’un témoin, fait part de la rancoeur que lui inspirait le fait de « payer pour l’autre. »

« L’ordre était bien de l’assassiner »

Au-delà du quintet incriminé, le tribunal militaire statuera, in absentia, sur le sort de trois autres membres présumés de l’équipée sauvage. Lesquels, « en fuite », seront en outre jugés pour « désertion ». Le témoignage de l’un d’eux pourrait sans doute éclairer d’une manière décisive le genèse et le scénario de l’expédition punitive fatale à « Flori ». Las!, le major Amisi Mugangu, qui craint pour sa vie, se planque dans un pays voisin de la RDC. A l’en croire, il a été exfiltré vers l’Ouganda via Brazzaville et Addis Abeba sur instruction -et avec le concours financier- du général Numbi. Le 8 octobre, à la faveur d’un échange de courriels, il nous a fourni de troublants détails.

De deux choses l’une: ou cet homme est bien celui qu’il prétend être, hypothèse que divers experts consultés tendent à accréditer; ou il est l’acteur d’une manipulation particulièrement sophistiquée. Lui affirme avoir été « arrêté et torturé » au Kenya par des agents aux ordres de Kabila et n’avoir échappé au rapatriement forcé vers Kinshasa que grâce à la bienveillance d’un policier local. Selon son récit, une embuscade avait été tendue aux abords de la maison de Chebeya dès le 23 mai, soit plus d’une semaine avant le kidnapping sans retour. Piège éventé par le retour précoce de l’intéressé. « L’ordre, affirme-t-il, était bien alors de l’assassiner ». Voilà qui tend à contredire la thèse, largement répandue, d’une « correction » ayant mal tourné. Thèse corroborée, au moins en apparence, par le rapport d’autopsie qu’a rédigé une équipe composée de médecins légistes néerlandais et congolais. Si l’on en croit ce document, Chebeya a en effet succombé à un arrêt cardiaque consécutif à de mauvais traitements.

Aussi grotesque que macabre, la mise en scène visant à maquiller le décès en crime passionnel, voire sexuel, aurait été suggérée par une femme, commissaire principale et « chef d’escorte » de son état. On avait en effet disposé autour du cadavre des préservatifs usagés, un flacon de Viagra et des mèches de cheveux féminins. Le mobile de la liquidation? Mugangu invoque les recherches que la figure de proue de VSV était soupçonnée de consacrer à la fortune amassée par « Jo » Kabila, « évaluée en millions de dollars ». Lors de l’interrogatoire, précise le fuyard, Daniel Mukalay le sommait de révéler « où se trouve le rapport. » « Quel rapport? », demandait Chebeya. « Le rapport sur les biens de Son Excellence Joseph Kabila », répliquait Mukalay. » Enfin, notre source affirme savoir avec précision dans quelle boucle du fleuve Congo le corps de Fidèle Bazana, assassiné lui aussi selon ses dires, a été immergé.

Qu’il s’agisse des éliminations de journalistes indociles ou de militants des droits humains, la justice congolaise -ou ce qui en tient lieu- a pour habitude de faire traîner les procédures, de les étouffer ou de châtier lampistes et seconds-couteaux. Au regard du retentissement qu’a eue, notamment à l’étranger, la mort plus que suspecte de Floribert Chebeya, pas sûr qu’elle s’en tirera cette fois à si bon compte.

L’Express.fr [http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/justice-pour-floribert-chebeya-en-rdc_935877.html]

 

Written by kipraKongo

2010-11-12 à 13:50

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  1. Montgomery Village ce 14 Juillet 2010

    AFRIQUE-EUROPE : VETO FRANÇAIS A l’UNION EUROPEENNE (UE) CONTRE TOUTE DEMOCRATISATION DES INSTITUTIONS TOGOLAISES
    UN PROGRAMME DE BLOCUS CONTINENTAL (AFRIQUE) ET UN ACTE SANS PRECEDENT DANS LES RELATIONS INTERNATIONALES – (SUITE) – 2ième Partie –

    Les faits évoqués ici sont graves. Nous prions nos lecteurs (nos frères et sœurs africains et tous les aimables démocrates de par le monde) de se munir de patience pour lire dans son entièreté ce document. Nous sommes chaque jour que Dieu fait, objet de menaces de destruction de plus en plus imminente. Il est question de nous faire taire à jamais en usant des techniques suivantes – empoisonnement, enlèvement ou kidnapping, assassinant ne laissant aucune trace ou dissimulée sous forme d’accident. Ni le terrorisme d’Etat, ni toutes les forces du statu quo qui n’ont d’autres objectifs que la destruction des peuples africains et de leurs progénitures ne nous imposeront le diktat du silence, nous sommes prêts à mourir pour nos convictions et notre foi.
    Nous lançons donc un Appel fraternel à tous ceux qui liront cette 2ième Partie, en les priant de saisir toutes les organisations de défense des droits de l’homme sur les menaces que notre combat pour la liberté, la démocratie et l’Etat de droit fait peser sur nous. Nous vous remercions pour votre aide fraternel et démocratique et vous promettons plût au Créateur la 3ième et dernière Partie du document. Nous avons besoin de votre aide pour continuer la lutte. Merci.

    Au nom des peuples africains et de par le devoir qu’impose l’Afrique à chacun de ses enfants dans la défense de ses intérêts bien compris, non seulement les plus immédiats mais ceux des générations futures, nous avons saisi nos frères et sœurs du continent qui est le nôtre –Afrique- sur le Véto français et le Programme de Blocus Continental des 50 années qui s’ouvrent devant la jeunesse d’aujourd’hui et ceux qui naîtront demain. Nous en savons d’ailleurs gré à tous les démocrates de par le monde qui dans un élan de fraternité universelle s’allient à nous pour défendre la bonne cause : la cause de l’Idéal de liberté et de paix.
    Dans la 1ière Partie du document, nous avons jugé opportun et utile d’indiquer la décision sans appel des peuples africains de confronter le diktat français avec l’aval de l’Europe et/ou de l’Occident pour leur silence complice et coupable, décision à laquelle nous adhérons entièrement et de toute notre âme. Il nous a également paru important de nous faire connaître pour ce qui est de notre modeste parcours professionnel afin de nous situer par rapport à la lutte pour la liberté de tout un continent, lutte qui quelque soit sa durée ne peut que se terminer par la victoire des peuples africains. Le Créateur est liberté et nous refusons que nos enfants et petits enfants deviennent “des taillables et des corvéables à merci” du fait du Programme de destruction et d’asservissement français.
    Ceci dit, le titre de ce document: “AFRIQUE-EUROPE : VETO FRANÇAIS A l’UNION EUROPEENNE (UE) CONTRE TOUTE DEMOCRATISATION DES INSTITUTIONS TOGOLAISES
    UN PROGRAMME DE BLOCUS CONTINENTAL (AFRIQUE) ET UN ACTE SANS PRECEDENT DANS LES RELATIONS INTERNATIONALES”, doit paraître à nos frères et sœurs africains et à tout démocrate, provocateur et osé. Nous sommes d’avis avec eux, car une chose est de se lancer dans des accusations graves et/ou d’affirmer l’existence d’un Programme de destruction des peuples d’un continent, une autre est de démontrer et/ou de soutenir par des faits et des actes, ce qui est affirmé avec certitude. Eh bien, notre approche est et demeurera le même: convaincre par la force de notre argumentation et non par une argumentation de force en recourant à des faits et non des déclarations politiques. C’est le propre de l’analyse et/ou du décodage stratégique tel qu’il nous a été transmis scientifiquement durant nos années d’étudiant dans divers instances par des experts en la matière qui savaient de quoi ils parlaient alors qu’à l’époque nous n’y percevions pas pourquoi ils exigeaient de nous d’aller au-delà des traités et conventions internationaux dans nos analyses. Certes, nous étions en pleine guerre froide et le théâtre des confrontations Est-Ouest s’était déplacé en Asie, en Amérique latine et en Afrique. Dans les années 70, alors que nous nous spécialisions en Relations Internationales (option : économie), en Afrique se déroulait ce qui est connu dans le domaine comme “la demi-guerre” la confrontation Est-Ouest sur terrains étrangers. Et pour cause, une face à face dans cette période “d’équilibre de la terreur” équivaudrait à un anéantissement pure et simple de l’Europe dite Occidentale sans le moindre déplacement de troupes.
    Nous nous ferons à cet effet le devoir de lever un tout petit peu le voile sur notre formation estudiantine plus loin, si possible dans cette 2ième Partie ou alors dans la 3ième ou dernière Partie pour rendre hommage et témoigner de notre gratitude à certains de nos professeurs dans ce cadre autant qu’à d’autres experts. En fait, ce qu’ils nous transmettaient ne se situaient point dans le cadre strict de notre formation académique et avec recul et bien que tardivement, hélas, nous avons décidé de tester “les valeurs d’analyses transmises”. A chaque étape, nous avons été très critiques dans l’assignation des “valeurs” en y mettant notre sensibilité africaine. Mais enfin, avant de présenter le Programme français de diktat pour les 50 ans à venir, de la stratégie en passant par les objectifs visés dans son exécution, il est indispensable de situer l’Afrique des 50 années passées d’indépendance dans le cadre de la guerre froide et le rôle déstabilisateur de la France. Pourquoi la France post-gaulliste s’est résolue à maintenir l’Afrique dans l’état où ce continent se trouve aujourd’hui. Continent d’une richesse naturelle si immense au point où l’un des pays est considéré comme “un scandale de la nature”, ce continent demeure le moins avancé au terme de 50 ans d’indépendance. Ce continent est non seulement soumis à une dictature implacable mais connaît aujourd’hui une mutation monarchique. Pourquoi les gouvernements français successifs en font “une Raison d’Etat” l’extinction des républiques africaines. Pourquoi l’Afrique n’est toujours pas à ce jour “un champ de révolte des consciences”. Pour nous faire une idée précise, examinons les 50 années passées de notre indépendance.

    La France- Du Gaullisme Pompidolien au Bonapartisme Sarkozien

    Permettez, chers frères et sœurs d’Afrique et amis démocrates de par le monde, que nous débutions de nouveau en citant François-Xavier Verschave, qui écrivait ce qui suit : “La Françafrique, c’est comme un iceberg, vous avez la face du dessus, la partie émergée de l’iceberg : la France, meilleure amie de l’Afrique, patrie des droits de l’homme…etc. Et puis ensuite, vous avez 90% de la relation qui est immergée : l’ensemble des mécanismes de la domination française en Afrique avec des alliés africains”
    Le Général de Gaulle dans son discours prononcé à Brazzaville le 30 Janvier 1944 en pleine seconde guerre mondiale disait et nous citons: “ Au moment où commençait la présente guerre mondiale, apparaissait déjà la nécessité d’établir sur des bases nouvelles les conditions de la mise en valeur de notre Afrique, du progrès humain de ses habitants et de l’exercice de la souveraineté française. Comme toujours, la guerre elle-même précipite l’évolution. D’abort par le fait qu’elle fut jusqu’à ce jour, pour une bonne part, une guerre africaine et que du même coup, l’importance absolue et relative des ressources, des communications, des contingents d’Afrique, est apparue dans la lumière crue des théâtres d’opérations. S’il est une puissance impériale que les évènements conduisent à s’inspirer de leurs leçons et à choisir noblement, libéralement, la route des temps nouveaux où elle entend diriger les soixante millions d’hommes qui se trouvent associés au sort de ses quarante-deux millions d’enfants, cette puissance, c’est la France. En premier lieu et tout simplement parce qu’elle est la France, c’est à dire la nation dont l’immortel génie est désigné par les initiatives qui, par degrés, élèvent les hommes vers les sommets de dignité et de fraternité où, quelque jour, tous pourront s’unir. Ensuite dans l’extrémité où une défaite provisoire l’avait refoulée, c’est dans ses terres d’outre-mer, dont toutes les populations, dans toutes les parties du monde, n’ont pas une seule minute, altéré leur fidélité, qu’elle a trouvé son recours et la base de départ pour sa libération et qu’ily a désormais, de ce fait, entre la Métropole et l’Empire, un lien définitif.”. C’est dire que l’incontournable nécessité de la décolonisation a germé durant la seconde guerre mondiale pour mûrir et connaître son éclosion durant la guerre froide et le Chef de la France libre le reconnaît bien lorsqu’il dit: “Comme toujours, la guerre elle-même précipite l’évolution.” La première et grande vague des indépendances africaines eut lieu donc en pleine guerre froide entre l’empire soviétique (reposant sur l’idéologie marxiste et/ou marxiste leniniste -démocratie populaire) et l’Occident (capitaliste-démocratie bourgeoise se fondant sur les principes de Montesquieu ou Jeffersonnienne). Cette confrontation entre blocs antagonoistes aura un impact désastreux sur des pays africains libérés à peine du colonialisme et qui n’étaient absolument point préparer à naviguer et/ou à se frayer un chemin qui garantisse leur indépendance nouvellement acquise et l’évolution positive qui devrait en découler. Ils seront donc les victimes et grands perdants d’une telle confontation. D’ailleurs les faits sont là pour prouver qu’après 50 ans de destruction sur tous les plans, les cadres supérieurs et autres têtes pensantes de notre riche continent: Afrique, sont toujours incapables de cerner la profondeur du mal et de l’extinction de nos Républiques et partant la destruction des peuples africains et de leurs progénitures, les générations futures, qui se profile à l’horizon.
    NB: A ce niveau, nous voudrions inviter une fois encore tous nos lecteurs à la patience, car cette 2ième Partie sera un peu plus longue que la 1ière Partie. Les faits dont nous allons nous référer dans cette 2ième Partie, bien évidemment, pour certains procéderont d’une atteinte à la dignité et à l’honneur des Chefs d’Etat français, du Président Pompidou à Monsieur Sarkozi. Aussi, soumettrons-nous, à la fin de cette 2ième Partie ou 3ième et dernière Partie, un projet de lettre sous forme de plainte à déposer contre nous (ce modeste et petit Africain) devant toutes les juridictions de son choix pour diffamations et autres. Nous invitons toute personne qui se sentira offenser pour cet outrage à en faire autant. Quant aux lecteurs, nous vous prions, de suivre avec objectivité, la logique de notre démonstration par les faits.
    Pour revenir à notre texte, disons que l’empire soviétique et les pays satellites (dits situés derrière le Rideau de fer) avaient tout intérêt à voir les pays libérés du colonialisme devenir “marxisants”, c’est à dire nationalistes et anti-impérialistes. Le but poursuivi était de voir les jeunes Etats indépendants d’Afrique se rendre maîtres de leurs richesses et autres ressources minières, minérales et agricoles qui ont été pillées durant la colonisation et ont contribué à l’expansion économique des métropoles coloniales (Paris et Londres surtout). Pour l’Occident, une telle perspective était non seulement effroyable mais intolérable surtout qu’en Asie la révolution maoïste en Chine était l’exemple à ne pas se laisser multiplier ni en Asie, ni Amérique Latine, ni en Afrique, bien évidemment. Ainsi, se mettra en place en Afrique, -le Programme de Reconquête Impérialiste- pour les plus à gauche ou -Programme de Rempart contre l’Expansion “Communiste” pour la gauche modérée. En fait, l’Occident le savait mieux que quiconque que les Africains qui sont d’une grande spiritualité, qu’ils soient adeptes des religions traditionnelles ou monothéistes, ne sont pas des peuples tout désignés à s’embarquer dans une idéologie marxiste athée. Il s’agissait tout simplement d’un nationalisme visant la maîtrise de leur destin par le contrôle de leurs richesses. Et pourtant, on leur collera l’étiquette marxiste et c’était de bonne guerre. Notons quand même qu’il ne sera pas erroné de suggérer que sur le plan de l’économie politique ou de la sociologie, Africains et Asiatiques portent en eux quelque chose et/ou penchant “marxisant” du fait de ce qui reste en ces peuples de la communauté primitive (grande famille et/ou clan).
    Programme de Reconquête Impérialiste ou Programme de Rempart contre l’Expansion Communiste
    Au “Rideau de Fer” l’Occident a voulu construire un “Rempart en Fer” et la stratégie était simple. L’élimination en Afrique de tous les Chefs d’Etat nationalistes, qu’un tel nationalisme se manifeste sous la forme guinéenne (Sékou Touré) dans le camp francophone ou ghanéo-égyptienne (N’kruma et Nasser) dans la combinaison anglo-arabophone d’Afrique (vision panafricaniste). Qu’à cela ne tienne, dans le cadre des rapports entre la France et l’Afrique dans cette période de la guerre froide, il découlera l’évolution suivante :
    -Le Gaullisme Pompidolien
    La plupart de nos lecteurs se demanderaient à juste titre pourquoi nous débutons par la Présidence de George Pompidou la mise en application du Programme de Reconquête Impérialiste ou Programme de Rempart contre l’Expansion Communiste alors que la guerre froide n’a pas commencé après le départ de l’Elysée en 1969 du Général De Gaulle. Du reste, le premier coup d’Etat militaire ne s’était-il produit en 1963 au TOGO (Président Sylvanus Olympio) alors que le Chef de la France libre présidait les destinées de son pays ? D’aucuns pourraient être tentés d’y voir une gymnastique visant à exonérer à tout prix le grand homme d’Etat du fait de notre attachement personnel et à l’admiration que nous vouions dès notre jeune âge et continuons de vouer au Chef de la France libre. Et pour cause, peu d’enfants d’Afrique pourraient se targuer en tant qu’adolescent et au premier cycle de leur vie de lycéen de se faire appeler pour leurs camarades de “gaulliste” et plus tard de “gaulliste de gauche” comme nous en avions fait mention dans nos écrits précédents. La réponse à de telles interrogations à bien des égards justifiées est simple et se résume au fait que le Programme en question n’était pas strictement français mais s’inscrivait dans le cadre global du bloc occidental avec le volet Afrique confié à la France. A propos de coup d’Etat, notons qu’avant le TOGO, le Premier Ministre Patrice Lumumba était assassiné le 17 Janvier 1961 au Congo (ex Congo belge) et si l’on ne parla pas de coup d’Etat (ce qui ne l’était pas moins), c’est tout simplement parce que Monsieur Kasavubu était le Président de fait. Toujours, parlant de coup d’Etat, notons également que le Général de Gaulle dut d’ailleurs intervenir plus tard, soit le 17 Février 1964, contre les putschistes au Gabon pour rétablir Léon M’Ba dans ses fonctions-
    Les années 70 et 80 ont été marquées en Afrique par une recrudescence de coups d’Etat militaires autant qu’un durcissement des dictatures tant militaires que civiles. Ceci dit, si les Africains sont devenus des habitués de ce phénomène dévastateur, ils en étaient préoccupés sans toutefois réalisés qu’ils étaient victimes d’un Programme Occidental de confrontation entre blocs. Alors étudiant en Relations Internationales, une telle préoccupation nous avait également habitée surtout que nous venions du pays qui connut le premier coup d’Etat militaire sur le continent dans les années 60. Eh bien, sans parler de recherches, disons que notre curiosité intellectuelle nous avait permit de disposer d’un fait qui peut servir d’éclairage sur les années 60. Nous aurions voulu le citer comme exemple, mais du fait du caractère très sensible de certains aspects des Relations Internationales, nous passons pour l’heure. Nous aurons le temps de revenir au moment opportun et indiqué. Retenons quand même que si les “réseaux Foccart” datent de l’époque gaulliste, l’ère Pompidou qui fut la plus courte de la 5ième République marquera non seulement l’intensification desdits “réseaux” mais leur solide implantation qui dure à ce jour sous des formes différentes et adaptées. Retenons aussi que si le terme “ Pré carré français” n’est pas utilisé pour la première fois en cette période, ce qui nous étonnera d’ailleurs, il prit tout son sens sous le Président Pompidou surtout qu’il fut le premier à utiliser le terme “amis” en parlant des dictateurs africains. De l’amitié entre la France et les dictateurs africains, l’Afrique deviendra le théâtre de dictatures musclées tant militaires que civiles (avec des bases françaises) pour protéger certains d’entre eux. Chers frères et sœurs, peuples africains, voici comment l’Afrique, entra dans la phase active du Programme de Reconquête Impérialiste ou Programme de Rempart contre l’Expansion Communiste. Tel est l’aspect politique du Programme.
    -Le Giscardisme Préservateur
    Le Président Valery Giscard d’Estaing, tout en étant pas particulièrement prodictateurs, eut la lourde tâche de maintenir et/ou de préserver “le Pré carré français”. Giscard n’est pas gaulliste et bien naturellement n’eut pas recours au “Réseau Foccart” et se refusa à s’embarquer dans l’amitié dictatoriale. Ce Président centriste ne réalisa pas qu’un réseau non démantelé peut rester actif tout en vivant à l’état latent. Hélas, le “Réseau Foccart” dans sa perpétuelle métamorphose et adaptation lui a survécu. Giscard eut aussi ses faux pas, à savoir l’intervention française à Kolweizi (Congo-Kinshasa) au côté de Mobutu qui bénéficiait d’ailleurs du soutien américain et se le clamera haut et fort. Bien évidemment, il s’impliquera également dans le couronnement du bouffon Jean-Bedel Bokassa comme empereur de la République Centrafricaine (celui qui se réclamait “son parent” du fait de son “lignage avec le Général De Gaulle”)- Pauvres de nous Africains-. Toutefois il sera erroné de lire dans ce couronnement et l’affaire des diamants qui en découla un début du Programme d’extinction des Républiques africaines que Giscard aurait inauguré. Loin s’en faut, même si tout ceci s’inscrit dans le système de la Françafrique. Certes, les successeurs de Giscard, en dépit de l’échec Bokassa, s’en inspireront comme modèle dans la mise en place du Programme de Blocus Continental -Afrique- pour les 50 années à venir. Pour tout dire, la stratégie de l’extinction des Républiques africaines dont la première étape est la création de “monarchies républicaines” procédera de la révision et de l’adaptation du modèle Bokassa. C’est bien évidemment sans compter avec la détermination des peuples africains à faire échec au diktat français.

    -Le Mitterrandisme Princier
    François Mitterrand est, outre le fondateur de la 5ième République, sans aucun doute, le Président français postcolonial qui a suscité le plus d’espoir pour les peuples africains. Il est socialiste et est arrivé au pouvoir à la faveur d’un Programme Commun de la Gauche (incluant le Parti Communiste Français). A son arrivée au pouvoir, l’homme afficha des élans gaullistes surtout lorsqu’il rejeta l’injection américaine de ne pas inclure de communistes dans le gouvernement. Hélas, outre cette réaffirmation de l’indépendance de la France, que de désillusions pour les peuples africains, singulièrement les francophones. Mitterrand est passé du “Giscardisme Préservateur” avec le “Pré carré français” pour construire sur une base solide à nulle autre pareille dans la politique française, une alliance totale avec tous les dictateurs africains (nous parlons ici d’un homme et des réseaux et non de tout le Parti Socialiste et/ou de tout membre du gouvernement Mitterrand). Il se servira entre autres de son fils Jean-Christophe Mitterrand, le “Prince” comme un Monsieur Afrique d’une toute autre forme. Pour mémoire, le Prince Jean-Christophe, quelques années plus tôt fut déclaré persona non grata au TOGO et expulsé de ce pays dans les 24 heures, alors qu’il travaillait pour l’Agence France Presse ou Reuters, pour ses vues antidictatoriales (le père promit de ne jamais serrer la main du dictateur des lieux s’il devenait Président). Et pourtant, une fois son père devenu Président, le Prince Jean-Christophe deviendra le plus éloquent et indéfectible soutien à la dictature en Afrique. La politique extérieure de la France et son rayonnement à travers “le pacte plusieurs fois séculaire entre la France et la liberté du monde” est remplacée par le clientélisme et les affaires. De la multiplication des réunions de Chefs d’Etat de France et d’Afrique, que d’oppressions et de drames humains (guerres civiles et génocides) dont l’Afrique sera le théâtre. Toutefois, comme nous l’avons indiqué dans la 1ière Partie de ce document, la faiblesse de toute stratégie de “Domination” réside dans son incapacité à gérer les inconnus, les imprévisibles. Ce sont des valeurs dont l’Occident ne tient pas compte et ne peut ni programmer, ni gérer. Seuls les peuples africains et asiatiques possèdent naturellement et jusqu’à un certain degré, un tel instinct (survivance de la communauté primitive -économie politique-) dont ils bénéficient encore. A titre d’exemple, le phénomène Mikhail Gorbatchev qu’aucun pays de l’Occident n’avait prévu, arrive dans les années 90 avec son Perestroika/Glasnost. L’Empire Soviétique s’écroule, Mitterrand panique et émettra même des réserves face à l’inéluctable réunification de l’Allemagne. Les peuples africains saisissent l’occasion pour exiger le multipartisme, ce fut l’ère des Conférences Nationales Souveraines. Mitterrand prit conscience d’un fait simple, autant il ne pouvait arrêter la réunification allemande (la décision appartenant à la Russie et est souhaitée voire encouragée par les Etats-Unis), autant il ne pouvait arrêter le vent de démocratisation qui souffle sur l’Afrique). La loi de la dialectique est claire là-dessus, les hommes n’ont aucun moyen pour arrêter le mouvement naturel, tout au plus ils peuvent le freiner. Le Général De Gaulle le savait bien, lorsqu’il évoquera dans l’un de ses discours: “Les conditions Tiers-Monde nouvelles qu’exigent l’évolution des peuples et le mouvement général du monde”. Il décida avec clairvoyance et vision de se situer dans ce mouvement dialectique, voici ce qui fait les grands hommes d’Etat. De Mitterrand à Sarkozi en passant par Chirac, ils ont, quant à eux, décidé non seulement de freiner le mouvement naturel mais de l’arrêter, créatures qu’ils sont, ils passeront, le mouvement continuera et les peuples africains accèderont à la démocratie et à l’Etat de droit.
    Ceci étant, il convient de ne jamais perdre de vue, que la stratégie française dans l’assignation de ses hautes valeurs et/ou valeurs fixes, pour ce qui est de l’Afrique, a toujours été de considérer que si le TOGO se démocratise, toute l’Afrique francophone suivra et partant toute l’Afrique. Nous vous laissons à vos analyses et nous passons pour l’heure (nous aurons le temps d’y revenir au moment opportun et indiqué).
    -Le Chiraquisme Consolidant
    Le Président Jacques Chirac connaît l’Afrique, mais avec une sensibilité en moins, celle du Général De Gaulle. L’homme qui est surnommé par le Président Pompidou, “bulldozer” est un gaulliste de longue date et là, nous n’avons rien à y redire. Sur ce plan d’ailleurs, le socialiste Mitterrand est dans une bonne mesure “gaulliste” même s’il fut le plus grand critique du Chef de La France libre. Ceci admis, pour revenir aux différentes phases de l’évolution de la politique africaine de la France des 50 années passées, années postcoloniales, rappelons que dans les années 90, les peuples africains, suite au “phénomène Gorbatchev”, criaient de toutes leurs âmes et forces, à qui veut l’entendre en Occident et singulièrement en France “Démocratie et Etat de droit maintenant”. C’est juste en ces temps-là, que le Maire de Paris d’alors, Monsieur J. Chirac, déclarera dans une capitale africaine que les “Africains n’ont pas besoin de démocratie”. Ah bon. Le tollé général des Africains est immédiat et unanime. Mais, contrairement à ce que beaucoup de nos frères et sœurs africains pouvaient penser, nous sommes de ceux qui avaient pris sa défense. Nous pensions qu’il s’agissait d’une situation où le “bulldozer” volait plus au secours d’un ami en lieu et place d’une expression de “convictions et de principe”. Qu’à cela ne tienne, quelques années plus tard, Monsieur Chirac devenait Président. Il mit tout son temps non seulement à consolider le Mitterrandisme Princier, mais à le finaliser dans sa forme avec sur toile de fond, l’extinction des Républiques africaines. En son temps, son Ministre de l’Intérieur qui n’est autre que l’actuel Président de la République Française, Monsieur Nicolas Sarkozi, dénonça la mutation de la dictature en monarchie républicaine. Et pour cause, il était en campagne électorale et visitait l’un des rares pays africains faisant son premier pas dans le processus démocratique et d’Etat de droit. Du déjà vu lorsqu’il s’agit de la Françafrique, de ses aberrations, cynisme et destruction programmée de l’Afrique.
    Pour revenir à Monsieur Chirac et à l’extinction des Républiques africaines, il convient de noter que la réalité d’une telle démarche réside dans ce fait simple: autant le Général De Gaulle reposait la grandeur de son pays sur une France, fière et jalouse de son indépendance dans le concert des nations d’une part, mais attachée à la liberté d’autres peuples, singulièrement les peuples africains, d’autre part, autant ses successeurs se sont écartés de cette vision humaniste et progressiste du grand homme d’Etat. En fait, même lorsque le Général déclarera que: “Les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts” il ne perdait pas de vue l’équilibre nécessaire dans la défense des intérêts bien compris de la France et sa vision d’un monde de liberté (discours de Phnom Penh – Cambodge – Conflit américano-vietnamien), ce monde, hélas, où liberté et domination sont en perpétuelle confrontation. Militaire et Officier d’une prestigieuse école militaire, il en a fait l’expérience en deux guerres (1ière et 2nd guerres mondiales) pour apprécier dans toutes ses dimensions la liberté des nations et des peuples.
    -Le Bonapartisme Sarkozien
    Permettez que nous débutions ce passage sur le Bonapartisme Sarkozien par ces quelques lignes de Corneille dans sa pièce -Horace- “Horace: -Ce droit saint et sacré rompt tout autre lien. Rome a choisi mon bras, je n’examine rien. Avec une allégresse aussi pleine et sincère que j’épousai la sœur, je combattrai le frère. Et pour trancher enfin ces discours superflus, Albe vous a nommé, je ne vous connais plus” Et Curiace de lui répondre: “Curiace: – Je vous connais encore et c’est ce qui me tue. Mais cette âpre vertu ne m’était pas connue. Comme notre malheur, elle est au plus haut point”. Nous avons choisi ce passage de la pièce de Corneille pour dire aux Africains que si “l’Afrique choisit nos bras, nous ne devons rien examiner”. Corneille dont on dit “qu’il peint les hommes qu’ils devraient être – (héros cornéliens)” aurait du mal à se reconnaître dans l’au-delà dans sa terre natale post-gaulliste qui est loin de la France telle qu’elle devrait être. Il en sera de même d’ailleurs de Molière et de Racine qui eux peignaient les hommes tels qu’ils sont avec leur fourberie, cupidité et autre tartufferie qui caractérisent la France qui se fixe comme objectif de réduire les peuples africains en “des taillables et des corvéables à merci”. Et pour cause, trois gouvernements successifs français, des Présidents Mitterrand, Chirac à l’actuel locataire des Champs Elysées, Monsieur Sarkozi ont fait du soutien à la dictature à la mise en place de monarchies en lieu et place des Républiques africaines, une “Raison d’Etat”. En termes clairs et sans ambiguïté, il s’agit d’une rupture imposée aux peuples africains. Si tel est le cas, les peuples africains se doivent de tenir pour acquis que si l’avenir et le devenir des générations futures de notre continent doit dépendre de la rupture avec la France de par le Programme de Blocus Continental de l’Afrique, – sans hésiter, le devoir leur impose de répondre par un oui ferme et sans appel. D’aucuns s’étonneraient qu’en fervent admirateur du Chef de la France libre, le Général De Gaulle que nous avions été depuis nos jeunes années et attaché au “lien définitif entre la Métropole et l’Empire” en d’autres termes entre l’Afrique et la France, que nous nous exprimions en ces termes. C’est qu’aujourd’hui plus que jamais, nous sommes plus que convaincus, qu’au nom des générations futures, si la rupture avec la France s’impose à nous, tel doit être notre choix. En cela, en tant qu’Africain, nous sommes également convaincus que l’esprit du Général nous soutiendra, car il ne nouis fait aucun doute, l’extinction des Républiques africaines ne participe ni de ses convictions de liberté autant que de l’indépendance des pays africains. Nous ne nous résolvons à un tel choix sur la base de sentiment (en cédant à l’émotion), même si ce génie des lettres qu’est le Président Léopold S.Senghor disait et nous citons: “le sentiment est nègre, la raison est hellène”. Si nous continuons de croire que la France est la fille aînée des Hellènes, il ne nous fait aucun doute que la politique de la France et son Programme d’extinction des Républiques africaines n’est rien d’autres que la déraison de la raison cartésienne autant que le déni de tout sentiment humain que le monde a vu s’exprimer il y a un peu plus d’un demi siècle dans “Mein Kampf”, même si ce monde, singulièrement l’Europe l’ont déjà oublié (nous y reviendrons dans la 3ième Partie).
    Après Nice, le Président Nicolas Sarkozi vient de convier impérialement les dictateurs et autres vassaux africains à la célébration du 14 Juillet 2010, quoi de plus normal. Si le socialiste Mitterrand ne se rappelait pas le sens historique du 14 Juillet 1789 (Révolte des “corvéables et des taillables à merci – le Tiers- Etat”, révolte qui mit fin à leur servitude, que dire d’un homme de droite comme Sarkozi. Mieux, en fait de Bonapartisme Sarkozien, nous assistons à la Reconquête d’un empereur et la mise en place de ses sujets et/ou vassaux, les nouveaux Rois africains. Nous ne nous sommes pas trompés en voyant certaines photos du 14 Juillet 2010 où il apparaît clairement que certains des nouveaux Rois se sont illustrés à merveille dans leur rôle de vassal puisqu’ils ne manquaient aucune occasion pour témoigner à l’empereur leur féodale gratitude par leur attitude et comme pour dire: “Nous vous rendons allégeance, Grand Sauveur des dictateurs couronnés nouveaux Rois d’Afrique”. Le Sauveur des peuples africains est et demeure le Créateur de ce monde et non de simples créatures que nous sommes.
    Nous reviendrons sur le Programme et sur la stratégie qui le sous-tend à la fin de ce document. Qu’à cela ne tienne, voici donc présenté dans ses grandes lignes sous son aspect politique, le Programme de Reconquête Impérialiste ou Programme de Rempart contre l’Expansion Communiste en Afrique. Nous aurons le temps d’y revenir de manière plus exhaustive, une fois cités devant les Tribunaux pour crime d’outrage et de diffamation, si nous sommes bien sûr toujours vivants. Dans le cas contraire, ce serait la destruction d’une vie terrestre et non de la vie. La vie, elle, continuera d’appartenir au Créateur. Ceci étant nous allons dire quelques mots sur le volet économique du Programme mais auparavant, notons que si le soutien à la dictature est la partie émergée de l’iceberg, le Programme de Reconquête Impérialiste ou Programme de Rempart contre l’Expansion Communiste avait au cours des 50 dernières années de vie postcoloniale de l’Afrique donné lieu non seulement aux multitudes de coups d’Etat militaires (la partie émergée), mais aux guerres civiles et aux génocides dont le continent est encore le théâtre aujourd’hui (il va sans dire que la stratégie qui sous-tend un tel Programme privilégie le génocide (partie immergée) aux guerres civiles et nous aurons le temps d’élaborer dessus le moment venu).
    -Volet économique du Programme de Reconquête Impérialiste ou Programme de Rempart contre l’Expansion Communiste
    La disparition du Président Georges Pompidou en Avril 1974 coïncide en France avec la fin des “Trente glorieuses” selon l’expression heureuse de l’économiste Jean Fourastié pour désigner les 30 années de modernisation, de croissance économique , de plein emploi et de progrès social qui ont marqué l’après guerre. Sous George Pompidou, on rêve d’égaler la puissance industrielle allemande et le Président s’était fixé comme objectif de doter la France d’une société aussi égalitaire que prospère en prenant comme modèle la Suède de l’époque. Plus que sa mort prématurée, avec la guerre de Kippour (conflit arabo-israélienne) le processus d’embellie et/ou d’expansion économique entrera dans une zone de tourmente (choc pétrolier en raison de l’embargo sur le pétrole par les pays exportateurs, particulièrement les pays arabes). Notons au passage que la France n’est pas le seul pays soumis au choc pétrolier et pour qui connaît les crises cycliques du capitalisme, il n’est rien d’étonnant de voir apparaître des difficultés économiques à des intervalles d’années déterminées. Contrairement à sa voisine et concurrente de toujours l’Allemagne (RFA) qui a choisi de poursuivre avec courage et agressivité la reconstruction de son économie, la France a opté de vivre de rente viagère sur l’Afrique par le biais de la déstabilisation et de la destruction, singulièrement les pays francophones (dictature et mutation monarchique). Pour qui sait par ailleurs que toute politique économique se fait au moyen de deux instruments: le budgétaire et le monétaire, la France détient à ce jour entre ses mains la politique monétaire des pays francophones d’Afrique (Zone franc ou quelque soit le nom qu’on veuille bien lui donner). Sans vouloir rentrer dans des démonstrations économiques, une telle main mise de la France sur l’économie africaine connaît des manifestations même au niveau des institutions internationales. Nous allons donc donner deux exemples au niveau de la Banque Africaine de Développement (BAD).
    La BAD (Institution Multilatérale de Développement) connaît deux guichets, guichet BAD et guichet FAD (Fonds Africain De Développement). Ce guichet FAD est à l’image de ce qu’est l’IDA à la Banque Mondiale (BIRD), où les taux d’intérêts sont accessibles aux PMA (Pays les Moins Avancés) qu’est la grande majorité des pays africains. Le FAD, c’est tous les Pays Non Africains dits Non Régionaux : Europe, Etats-Unis, Japon, Chine, Inde, Brésil, etc.., et le FAD se reconstituait tous les deux ans. Le Japon, est un grand contributeur du FAD, bien loin devant la France. Comme nous l’avait appris d’un des anciens Directeurs de la BAD, les pays francophones qui bénéficiaient du FAD où une grande partie du déblocage (ressources) provenait du Japon procédaient à l’acquisition des biens et services nécessaires aux projets en France. Il s’agissait en fait d’un transfert indirect de fonds du Japon à la France et comme il fallait s’y attendre le Japon s’en était plaint. Le Conseil d’Administration (CA) de la BAD adopta donc une révision des procédures en la matière aux fins d’un certain rééquilibrage qui tout en éliminant pas complètement le problème (du fait des dictateurs mis en place par la France) en réduisit l’ampleur d’un tel transfert impropre et incompatible avec toutes règles de bonne gestion d’une grande institution comme la BAD. De ce précédent, une fois l’Afrique du Sud (le seul pays émergent du continent) devenu membre de la BAD, alors que nous étions nous-mêmes à la BAD, le CA adopta immédiatement des mesures pour l’inclure sur la liste des Pays où devront se faire ces acquisitions.
    Un autre exemple relatif à la BAD toujours dans le cadre de la stratégie française. La France, depuis la Présidence de François Mitterrand n’a cessé de prôner la création d’une nouvelle Banque de Développement devant regrouper les pays de la méditerranée et Monsieur Sarkozi n’en démord pas dans la promotion et le soutien absolu d’une telle idée. La méditerranée est une mer et non un continent et nulle par ailleurs, il n’y a aucun projet de ce genre. La stratégie française derrière une telle idée est simple: diviser l’Afrique pour mieux l’affaiblir. Il est question de détacher le Maghreb et/ou le Grand Maghreb et le Makhrech du reste du continent. Heureusement les Administrateurs qui étaient les plus opposés à une telle idée sont ceux de ces régions africaines (Maghreb et/ou le Grand Maghreb et le Makhrech), au point où l’un de leurs Administrateurs n’a cessé de le dénoncer haut et fort et s’en était fait un point de réaffirmation de l’identité africaine. Cet Administrateur exigea même qu’il soit banni les termes “Afrique sub-saharienne) des Rapports (documents) de Projets à soumettre au CA (Conseil d’Administration) pour approbation, car pour lui il s’agissait purement et simplement d’une vieille stratégie coloniale de “diviser pour régner”. Il fit remarquer que l’Afrique est un continent et comme tout continent, a différentes régions –Nord- Est-Ouest-Sud -Centre et que le désert ne saurait être une délimitation continentale.
    Nous venons ainsi de présenter dans les grandes lignes le Programme de Reconquête Impérialiste ou Programme de Rempart contre l’Expansion Communiste en Afrique au cours des 50 années postcoloniales passées de notre continent. Nous nous réservons le droit d’aller plus en profondeur dans l’analyse et/ou le décodage stratégique d’un tel Programme le moment venu sur la base de tous les faits que nous détenons. Nous sommes convaincus que le moment viendra où la parole sera donnée à l’Afrique et aux peuples africains dans leur légitime revendication de liberté, de démocratie et d’Etat de droit. Comme nous l’avons indiqué en introduction, nous avons besoin de l’aide de tous nos frères et sœurs d’Afrique et de tous les démocrates de par le monde face aux menaces de destruction dont nous sommes l’objet. Par ailleurs, plût aux Cieux, nous nous ferons le devoir de mettre à votre dis position de nouveaux faits qui serviront d’éclairage avant de vous soumettre dans ses grandes lignes le PROGRAMME DE BLOCUS CONTINENTAL (AFRIQUE) -UN ACTE SANS PRECEDENT DANS LES RELATIONS INTERNATIONALES.

    Nous vous remercions et vous prions de continuer la lutte pour éviter que des générations futures africaines ne deviennent des “corvéables et des taillables à merci”

    Mamavi Sylvain Attiglah

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    Mamavi Sylvain Attiglah

    2010-11-12 at 20:16

  2. Montgomery Village ce 25 Mai 2010

    AFRIQUE-EUROPE : VETO FRANÇAIS A l’UNION EUROPEENNE (UE) CONTRE TOUTE DEMOCRATISATION DES INSTITUTIONS TOGOLAISES
    UN PROGRAMME DE BLOCUS CONTINENTAL (AFRIQUE) ET UN ACTE SANS PRECEDENT DANS LES RELATIONS INTERNATIONALES
    – 1ière Partie –

    Le Gouvernement français vient de faire usage de son véto pour bloquer toute démocratisation des institutions au TOGO. Un tel acte sans précédent dans les relations internationales, loin d’être perçu comme isolé, procède en fait de la mise en exécution d’un Programme de Blocus Continental -Afrique- avec l’accord tacite et/ou le silence complice de l’Europe. Pour une telle assertion, il faut des faits pour l’étayer et/ou une démonstration, nous dira-t-on, qui ne souffre d’aucune zone d’ombre et nous sommes prêts à nous y engager, quitte à nous défendre si besoin, devant toutes les juridictions compétentes en la matière sur notre terre des hommes.
    Nous allons donc ici présenter le contenu du programme, la stratégie codifiée et son exécution par le jeu de l’intimidation, des menaces, de la manipulation, en un mot la destruction du continent par extinction des républiques africaines. Eh bien, comme tout programme, le succès sera à la mesure des inconnus et de leur gestion. Nous avons indiqué dans un document précédent “France-Nice ou l’Idéal de Liberté et de Démocratie Guillotiné”, qu’en vertu de l’autorisation et/ou recommandation de devoir que l’Afrique et les peuples africains donnent et/ou exigent collectivement et individuellement de chacun de ses fils et filles, nous allons recourir à la -Saisine de la Cour Pénale Internationale de La Haye-. Il sera question pour nous de -Déposer une plainte contre la France pour la continuation de son soutien à la dictature en Afrique en ce 21ième siècle – Déposer également une plainte contre l’Europe et l’Occident pour complicité-. L’ossature de notre plainte est simple, à savoir : 1) La France a soutenu activement et continue de soutenir la dictature en Afrique et ce sur plusieurs décennies de la période postcoloniale ; 2) Un tel soutien qui s’est intensifié et /ou culminé durant la période de la guerre froide a eu pour conséquences irréfutables: des guerres civiles et des génocides ; 3) La France demeure de tous les pays de l’Europe et de l’Occident le seul à maintenir de façon active une telle trajectoire et le Cas du TOGO est l’une des plus dangereuses illustrations avec le silence complice de l’Europe et de l’Occident d’une manière générale. Les points 1 et 2 s’appliquant également à l’Occident de la période de la guerre froide et les faits juridiques pour soutenir la plainte africaine existent dans tous les pays africains. Qu’à cela ne tienne, la plainte africaine servira de cadre juridique qui permettra aux peuples africains d’apporter les preuves de destruction de toutes sortes du fait dictatorial. Le Général De Gaulle durant la seconde guerre mondiale parlait de “Paris martyrisé”. Eh bien, de par ces plaintes devant la plus haute Cour mondiale, les peuples africains pourront apporter la preuve d’une “Afrique martyrisée” du fait de la création et du soutien du mal dictatorial par l’Occident et singulièrement par la France.
    Les peuples africains ne combattent point la France du peuple mais la France des gouvernants. Certes, notre attachement à la France telle qu’elle devrait être, à son peuple, à une grande culture, à un grand homme d’Etat, le Chef de la France libre et bien sûr la peur du prix de lèse-majesté à payer par quelque Africain qui osera s’attaquer à la désastreuse politique africaine de la France est plus que terrifiant. Eh oui, le moment est venu, au regard de toutes ces considérations, de nous demander si notre vie d’aujourd’hui dépourvue de dignité du fait de la dictature doit être l’élément déterminant de notre analyse face aux perspectives dramatiques extrêmes dont notre inaction condamnent les générations futures. Nous sommes en ce moment des “peuples appauvrissables, assassinables, corruptibles et endettables à merci” mais dans les 50 ans à venir, le nouveau programme vise à transformer l’Afrique et ces générations à venir “en peuples taillables et corvéables à merci”. En termes clairs, c’est faire faire à l’Afrique une marche arrière dans le temps, un continent où les peuples devront vivre en dehors du temps où ils viennent au monde, le monde du Créateur commun à tous les hommes. Pour les auteurs d’un tel programme, l’exécution se fera par diktat, ce qui nous a amené à parler d’acte sans précédent dans les relations internationales.
    Dans “France-Nice ou l’Idéal de Liberté et de Démocratie Guillotiné” nous avons eu recours aux “trois Printemps européens de la période de la guerre froide” pour nous convaincre de l’inéluctable victoire de l’Idéal de Liberté et de Démocratie sur l’oppression et la destruction. Le tout étant la détermination et la foi des peuples dans cet idéal divin. Les peuples de la Pologne, de la Hongrie et de la Tchécoslovaquie d’alors le savaient, autant qu’ils ne se faisaient pas d’illusions sur les sacrifices à consentir.
    Le Printemps le plus mémorable qui secoua le bloc socialiste, (les pays dits situés derrière le “Rideau de fer”) est connu sous les vocables de “Printemps de Prague” –Tchécoslovaquie d’alors. Le Président Mikhail Gorbatchev se servira du Printemps de Prague comme modèle pour lancer sa politique de Perestroïka et de Glasnost, politique qui conduira au démantèlement de l’URSS. Nous avons vécu à Prague et avons grande conscience de ce que le rejet du diktat peut coûter à ceux qui se battent pour la liberté’ Et pour cause, l’acte de résistance le plus spectaculaire de la seconde guerre mondiale se produisit dans ce pays, acte consécutif à l’assassinat du Gouverneur nazi durant l’occupation. En représailles, l’armée nazie recourra aux massacres systématiques des habitants (hommes, femmes et enfants) de deux villages – Lidice et Lezaki – dont les deux combattants de la liberté sont supposés être originaires. Et pourtant, la Tchécoslovaquie d’alors, la République Tchèque d’aujourd’hui, pays de bien longue tradition universitaire, pour être la terre natale de la première université de l’Europe Centrale – après Bologne et Paris à l’Ouest, (pour paradoxal que cela puisse paraître, la France de la seconde université du monde et de Montesquieu dénie aux peuples africains, la démocratie et l’Etat de droit), ne s’est jamais laissé aller au désespoir suite au drame de Lidice et de Lezaki jusqu’à la victoire. Ce pays dont la capitale, Prague, est appelée le cœur de l’Europe, a poursuivi avec courage son chemin vers la liberté en passant par le Printemps de Prague, la Charte 77 pour arriver à la Révolution de velours et la liberté. Eh bien, notre vie estudiantine autant que notre spécialisation nous ont appris à rejeter le diktat et ce quelque soit le prix à payer. De retour dans notre pays, le TOGO, après une décennie de vie professionnelle et plus tard, nous le disons avec toute l’humilité requise, nous eûmes la chance de passer pratiquement le même temps dans la première institution de financement du développement du continent. Pour qui connaît le pacifique peuple togolais, pacifisme qui frôle la résignation et/ou la soumission absolue, les années 90 avec l’explosion du bloc des Pays de l’Est et le vent de démocratisation qui secoua les pays sous le joug dictatorial dont singulièrement l’Afrique, ce peuple se révéla très différent de l’idée que beaucoup d’avertis se faisaient des Togolais. Nous vivions alors à l’extérieur du pays mais avions vécu comme si nous y résidions le rejet absolu de la dictature au prix d’énormes sacrifices par ce peuple qui criait haut et fort sa soif de la démocratisation des institutions républicaines. C’est avec cette même ardeur que le peuple togolais rejette et continuera de rejeter à jamais le diktat français avec l’aval de l’Europe par son silence et de l’Occident d’une manière générale pour sa complicité. C’est en communion avec leurs frères et sœurs du TOGO que les peuples africains rejettent tout diktat d’où qu’il vienne. La détermination du peuple togolais déjà dans les années 90 n’a fait que renforcer nos profondes convictions de liberté et notre foi dans l’Etat de droit, et bien évidemment notre foi dans l’espérance du Créateur. En droit, dit-on, nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes. Eh oui, hélas, il y en a qui sur la base d’un chimérique pouvoir ou puissance, enfreigne tant les lois humaines que divines et réclament de s’en prévaloir. Ils font mauvaise route et se rendront vite compte qu’ils ne peuvent point s’en prévaloir.
    Confronter le diktat français avec l’aval de l’Europe et/ou de l’Occident pour leur silence complice et coupable
    La confrontation que le diktat français impose à l’Afrique et son rejet sera fonction de la détermination des peuples africains à dire non à l’extinction des Républiques africaines issues des indépendances autant qu’à conjurer le sort de “ peuples taillables et corvéables à merci” des générations futures. Dans cette lutte pour la liberté, la démocratie et l’Etat de droit par les peuples africains et au moment où s’ouvre devant l’Afrique, ce second demi-siècle postcolonial après celui sanctionné par la convocation à Nice (France) des dictateurs africains par le Président Sarkozi, il nous apparaît indéniablement important et vital non seulement de dénoncer le diktat français qui revêt la forme d’un programme mais de le confronter. Certes tous ceux (fils et filles d’Afrique) qui s’élèveront contre un tel programme (diktat) devraient s’attendre aux représailles et/ou conséquences pouvant, il faut l’admettre, écourter leur séjour terrestre (coûter la vie). Voici en termes simple le sort qui est ou sera réservé à ces dignes enfants d’Afrique :
    -S’ils résident en Europe (et d’une façon générale en Occident, à l’exception de quelques pays dont les scandinaves) ils auront à leur trousse les services secrets et/ou d’espionnage, des services d’intelligence de crimes et de destructions et risquent une liquidation physique ou un enlèvement dont la finalité est de les remettre aux dictateurs africains pour se voir torturer et liquider sans laisser de trace.
    -Si les gouvernements européens et occidentaux concernés craignent qu’un revirement de la situation suite à de tels actes contraires aux règles démocratiques et condamnables par le droit internationale peuvent leur porter préjudices tant au niveau de la communauté internationale qu’au plan national (par leurs propres peuples), ils recourront à la méthode qui consiste à priver “de pain et de toit” de tels combattants de la liberté. En d’autres termes, tout accès à un travail (boulot) et ce quelque soit la qualification du combattant de la liberté, lui sera fermé (Karl Marx fut l’illustration d’une telle méthode).
    Bien, pour ce qui nous concerne, il est plus que clair que ce ne sont point les intimidations et autres menaces à peine voilées qui nous détourneront de notre détermination, de nos convictions et de notre foi. Le peuple togolais vient d’élire un nouveau Président en la personne de Son Excellence Monsieur Jean-Pierre Fabre et les peuples africains s’alliant à leurs frères et sœurs du TOGO exigent de la France et de l’UE le respect de la volonté populaire exprimée par les urnes. Ainsi, réaffirmée la volonté du peuple, le devoir nous impose donc de prendre toutes les mesures pour défaire le diktat français et il sera défait.
    -A l’intérieur des pays dictatoriaux africains dont le TOGO fait figure de pionnier, les méthodes de répressions sont connues : disparitions et arrestations arbitraires suivies de tortures et de toutes sortes de violation des droits de l’homme que seuls la loi de la jungle et le programme de blocus continental français de l’Afrique garantissent. Le droit international, quant à lui, autant que toutes les conventions y afférentes répriment et sanctionnent de tels actes criminels et pénaux.
    Nous n’avons pas eu besoin ici “d’un tableau d’analyses stratégiques” que d’aucuns nomment ”de décodage stratégique” pour énoncer ses grandes lignes de la stratégie des pays occidentaux dont la France est le porte flambeau pour ce qui est de l’Afrique pour une raison simple. La stratégie de l’Occident est basée ou construite autour d’un mot: “Domination” utilisant des “valeurs extrêmes” que celles-ci soient qualifiées de hautes ou fixes valeurs et autres sur lesquelles nous passons. Etant entendu que nous sommes conscients des valeurs qui nous seront appliquées à ce stade de la lutte pour nous réduire au silence et nous ne serons pas seuls, suite aux actions que nous allons entreprendre, nous allons produire un “S.O.S d’un Combattant de la liberté” appuyé d’un succinct CV (Curriculum Vitae) /Résumé, afin que si nous ne sommes pas liquidés d’ici-là, nous ne nous retrouvions “sans pain, ni toit”. Une telle parade, somme toute tactique et humaine, est insignifiante au regard de notre foi, car “A brebis tondu, Dieu mesure le vent” Ceci professé et admis, nous sommes loin, bien loin d’un génie tel Karl Marx et vivons dans un siècle très différent du sien et pouvons compter donc sur tous les démocrates du monde, des institutions de défense des droits de l’homme et autres institutions indépendantes pour nous aider à continuer la lutte de notre modeste manière pour la liberté et la démocratie au côté des peuples africains. Il ne nous fait aucun doute qu’à “vaincre sans péril, on triomphe sans gloire” et les peuples togolais et africains vaincront et triompheront dans la gloire de l’Idéal divin de liberté et de démocratie contre tout diktat et blocus continental de l’Afrique.
    Nous situer par rapport au diktat et blocus continental de l’Afrique par la France face au silence et /ou l’aval complice et coupable de l’UE et de l’Occident
    La vie de tout un chacun de nous a été ou sera mise à épreuve face à l’Appel sacré de la défense de l’intérêt national et continental et ceci est d’autant plus vrai pour tout enfant d’Afrique. Hier, Conseiller d’Administrateur et Administrateur Suppléant Temporaire à la Banque Africaine de Développement (BAD), ce qui nous donnait le droit de vote toutefois que l’Administrateur était hors du Siège, nous avons été témoin et vécut la dure épreuve que la défense des intérêts de l’Afrique constituait pour tout Africain qui voudrait emprunter une telle route. Eh, oui, les rapports de force étaient tels que le péril était évident et dissuasif. Nous en avons fait la douloureuse expérience personnellement et les circonstances actuelles de l’évolution dictatoriale du continent suite au diktat et au programme de blocus continental de l’Afrique, nous imposent d’en dire quelques mots, hélas à contre cœur. C’est donc moins pour parler d’un parcours professionnel que de la défense des intérêts de l’Afrique, lesquels sont en totale harmonie et symbiose avec ceux des Etats respectifs qu’elle porte en son sein comme nous l’avons indiqué dans l’un de nos documents précédents – “Afrique – Les intérêts des nations et des peuples africains – Conscience et Défense”. Ceci admis et pour revenir dans notre chapitre, nous voulons faire observer qu’entre 1991-92, la nécessité d’une restructuration de la Banque (BAD) se faisait sentir et elle devint imminente en 1993. Aussi. Le Président de l’Institution confia-t-il à notre Administrateur la bien éprouvante tâche pour présider et/ou diriger les discussions budgétaires 94 qui devra inclure l’effet de la restructuration de la Banque. L’Administrateur, ce fils du Maghreb est connu pour sa rigueur technocratique et son profond sens du travail bien fait. Ce n’est pas un hasard si au pool des secrétaires du Conseil d’Administration (CA), il est surnommé “perfectionniste”. Nous en savons quelque chose et c’est une chance de se mettre au service de notre continent au côté d’un tel haut fonctionnaire auprès de qui vous pouvez vous améliorer. En fait, une année après notre arrivée dans notre circonscription au Conseil (CA), il eut à présider de telles discussions qui constituent des moments intenses dans la gestion de la Banque mais cette fois-ci, il s’agit d’une Institution –BAD- en crise et la grande tension dont le Conseil (CA) était le théâtre l’en témoignait amplement. Il faudrait écrire un livre pour en relater la signification aux peuples africains qui au bout du compte sont les propriétaires de la BAD. Depuis la première crise qui secoua la BAD lors de l’ouverture du capital aux Non-Régionaux (les pays européens et/ou occidentaux plus certains pays d’Asie et d’Amérique Latine), il était clair que les pays africains qui tenaient à préserver le caractère africain de la BAD (par méfiance envers les anciennes puissances coloniales) sont ceux du Maghreb et/ou du Grand Maghreb et du Makhrech et bien évidemment un seul pays anglophone ouest-africain. Au niveau de notre circonscription au Conseil (CA), au terme des premières discussions budgétaires auxquelles nous eûmes à prendre part à ses côtés pendant pratiquement un semestre, l’Administrateur nous fit rapidement confiance, il le confia à certains directeurs qui s’en firent l’écho. Alors que nous n’étions qu’un Assistant, il nous donna plus de responsabilités. Aussi, bien souvent participons-nous seul aux réunions sur l’examen des documents de politique et autres rapports à soumettre au Conseil (CA). Nos prises de positions avaient commencé à soulever des tollés et nous avons décidé de le discuter avec un Directeur, (le premier cadre africain recruté à la Banque) pour bénéficier de son point de vue. Cet aîné nous fit comprendre que “nous devions nous attendre à recevoir ces coups parce que nous disions tout haut ce que beaucoup pensent mais disent tout bas” Il ajouta : “Ce n’est pas ce que tu dis qui est mauvais, mais les intérêts des tenants du statu quo auxquels tu t’attaques qui est le problème et ceux-ci s’élèveront naturellement contre toi”. Nous avons appris la leçon. La restructuration de la Banque l’illustrera fortement. Un jour, alors que la restructuration de la Banque enflammait le Conseil (CA), en qualité d’Administrateur Suppléant Temporaire, nous avons pris un certains nombre de positions sur ce dossier que nous connaissions bien pour y avoir travaillé dessus farouchement au côté de l’Administrateur comme c’est le cas depuis un peu plus de cinq (5) ans. Nous sommes sortis tard du Conseil (CA) et nous dûmes quitter la Banque pour notre déjeuner. Mais, à notre retour un jeune clerc (originaire du pays Siège qui nous aimait bien) qui travaillait dans la section/division chargée des affaires courantes des Administrateurs, se précipita vers nous et nous dit: “Chef, qu’avez-vous encore dit au Conseil, toute la Banque (les fonctionnaires) crient votre nom. Ils disent que c’est ce –petit togolais- qui avance telle ou telle idée”. Nous lui avons dit que ce n’est pas grave car l’intérêt de la Banque (BAD) passe avant ceux des fonctionnaires que nous sommes et ce quelque soient nos dévouements et mérites personnels. Nous tînmes les mêmes propos à certains de nos frères togolais et africains qui gentiment et fraternellement nous ont approchés. Il était évident pour nous que la BAD appartenait avant tout aux peuples africains et toutes mesures visant à renforcer sa performance, la qualité de son portefeuille, enfin sa vie passait avant nos intérêts spécifiques personnels. Par ailleurs, puisqu’il faut un livre pour parler de toutes les institutions africaines (continentales et régionales) et de ce qu’elles représentent par rapport à l’amélioration et /ou à la dégradation des conditions de vie des peuples africains, disons qu’à cette époque, nous avons vu des Gouverneurs africains (Ministres des Finances et leurs collègues de la Planification de l’Economie ) en action contre leur Banque (BAD) sous le coup de la manipulation et autres fausses promesses de l’Occident. Rien d’étonnant, ils répondaient dans leur majorité écrasante des dictateurs qui nous gouvernent, singulièrement les francophones. C’est normal, ces dictateurs répondent eux-mêmes de leurs fabricateurs et protecteurs à Paris et dans certains pays de l’Occident. Il faut souligner heureusement que tous les pays de l’Occident ne sont pas partie prenante du drame qui se joue en Afrique et l’un d’entre eux eut le courage de le dire à u Administrateur africain, à savoir : “Tout ce qui se passe aujourd’hui à la Banque (BAD), est programmé en Occident depuis plus de vingt ans”. A bon entendeur, demi-mot ou salut, dit-on.
    Hier, au TOGO avant notre départ à la BAD, nous étions Chef de Division (Finances Publiques –puis des Relations Financières Extérieures), une Division qui deviendra centrale au sein de la Direction et du Ministère dans le cadre du suivi du Programme de Stabilisation Financière avec le FMI. Comme le Ministre aimait à le dire affectueusement: “ Ils nous mettaient dans leurs valises” pour les discussions à Washington, DC – Siège des Institutions de Breton Wood (FMI et BIRD -Banque Mondiale). En fait, nous précédions de quelques jours les Ministres au FMI aux fins d’harmonisation des chiffres du Tableau des Opérations Financières Consolidées (TOF) avec les fonctionnaires de cette Organisation chargée de la régulation de l’Economie mondiale. Le Ministre décida, quelques deux ou trois ans avant notre départ à la BAD de nous faire participer aux réunions du Club de Paris sur le rééchelonnement de la dette. Avant notre départ à Paris dans le cadre de la première réunion du Club de Paris à laquelle nous allions participer, nous étions au Cabinet pour présenter au Responsable technique du Ministère, l’état d’avancement des tableaux et documents financiers que nous devons amener avec nous pour la réunion. Au terme de la présentation et juste au moment où nous allions quitter le bureau, celui-ci nous demanda:“ Il paraît qu’au tout début de votre troisième année à la Direction de l’Economie, la Banque Mondiale aurait voulu vous recruter dans le cadre de son programme de jeunes professionnels. Il y ajouta un certain nombre de problèmes politiques indirects et directs nous concernant” Nous l’écoutâmes sans dire un mot, puis il termina par cette interrogation: “A la lumière de ce que je venais d’apprendre d’un Ministre, je me suis demandé comment se fait-il, qu’en dépit de tout ceci, vous continuez de travailler avec tant d’ardeur et de diligence par-delà des heures requises officiellement, des samedis et dimanches toutefois que c’est nécessaire”. Tout surpris par sa question, nous avons tout juste souri, car il ne nous a jamais effleuré l’idée d’une relation entre le comportement de personnes contactées qui ont décidé de bloquer et/ou de ne pas nous aider dans l’avancement de notre carrière professionnelle et le devoir que nous avons de servir du mieux que nous le pouvons notre pays. En fait, nous avons eu la chance de travailler au côté de Ministres, comme nous l’avons déjà indiqué par ailleurs, de hautes compétences éprouvées et de grandes capacités et qualités intellectuelles et professionnelles tout comme au sein de notre Division, nous avons eu des cadres supérieurs dont le dévouement et l’abnégation n’ont d’égal que l’admiration et le respect que leur sens de travail de qualité nous a toujours imposé. Ces derniers (cadres supérieurs dans la Division) connaissent une évolution professionnelle positive méritée et nous ne pouvons que nous en réjouir. Par ailleurs, humainement et personnellement, nous reconnaissons que nous avons commis bien de fautes, d’erreurs et de péchés et devons en appeler à la miséricorde du Créateur pour qu’Il nous pardonne, si bien que notre attitude dans la défense de intérêts de notre pays (TOGO) et de notre continent (AFRIQUE) ne sont point basés et ne le seront jamais sur tels ou tels problèmes ou différends personnels et/ou individuels avec les autres. Un philosophe allemand disait: “L’homme ne peut vivre sans nuire”. Si tant est que nous sommes nuisibles les uns aux autres sur un plan individuel, nuire à l’Idéal de liberté et aux aspirations à la démocratie de tout une nation, des peuples d’un continent revient à ajouter à nos péchés individuels, un autre péché d’une tout autre dimension: “le péché social” comme le disait à juste titre ce prêtre africain. Ceci étant, à supposer, pour ce qui nous concerne, que tous les combattants togolais de la liberté nous détestent, eh bien, cela ne nous empêchera pas de nous battre à leurs côtés, de les soutenir et de donner notre vie pour la cause qu’ils défendent, car cette cause sacrée va au-delà de notre modeste et anonyme personne. Il s’agit d’une cause pour les générations futures. Ce qui est vrai pour les combattants de la liberté au TOGO est aussi vrai pour tous les combattants africains de la liberté, de la démocratie et de l’Etat de droit. Voici le sens de notre lutte et voila pourquoi nous ne comprenons et nous comprendront jamais ceux qui placent les différends personnels et/ou individuels au-dessus de leur lutte pour l’Idéal divin de liberté, de paix et de démocratie. Certes, comme l’écrivait ce prêtre africain, nous nous attendons à entendre même parmi ceux qui nous aiment bien nous dire: “Ne t’aventure point sur ce terrain dangereux, car ils vont te détruire. Tous ceux qui ont voulu prendre position contre ces dictateurs et ceux qui les protègent ont été liquidés, tués. Ils ont de grands moyens et ce n’est point la peine de prendre de tels risques. Préserve ta vie car c’est une lutte perdue d’avance”. Ceci nous amène à annoncer la seconde partie de notre écrit qui s’articulera autour des idées forces suivantes.

    2 ième PARTIE

    Ses Grandes lignes et idées forces

    AFRIQUE-EUROPE : VETO FRANÇAIS A l’UNION EUROPEENNE (UE) CONTRE TOUTE DEMOCRATISATION DES INSTITUTIONS TOGOLAISES
    UN PROGRAMME DE BLOCUS CONTINENTAL (AFRIQUE) ET UN ACTE SANS PRECEDENT DANS LES RELATIONS INTERNATIONALES

    François-Xavier Verschave écrivait ce qui suit : “La Françafrique, c’est comme un iceberg, vous avez la face du dessus, la partie émergée de l’iceberg : la France, meilleure amie de l’Afrique, patrie des droits de l’homme…etc. Et puis ensuite, vous avez 90% de la relation qui est immergée : l’ensemble des mécanismes de la domination française en Afrique avec des alliés africains”
    Avant de présenter les grandes lignes et idées forces que comporteront la 2ième Partie de ce document : “AFRIQUE-EUROPE : VETO FRANÇAIS A l’UNION EUROPEENNE (UE) CONTRE TOUTE DEMOCRATISATION DES INSTITUTIONS TOGOLAISES
    UN PROGRAMME DE BLOCUS CONTINENTAL (AFRIQUE) ET UN ACTE SANS PRECEDENT DANS LES RELATIONS INTERNATIONALES”, dont la publication suivra de quelques semaines la 1ière Partie, nous disons que nous avons bonne conscience des risques que nous prenons. Le fait de savoir que la vie nous sera ôtée d’une manière ou d’une autre ne peut que nous inciter à continuer notre lutte. Comme nous l’avons dit en d’autres circonstances, quelle est la valeur d’une vie humaine sans défense d’une bonne cause. A quoi nous servira-t-il de protéger notre vie, si de par une telle protection ou préservation de notre vie, nous condamnons des générations futures à la servitude, à devenir “des peuples taillables et corvéables à merci”. Nous avons d’ailleurs depuis bien longtemps, commencé le compte à rebours de notre vie, à savoir que nos jours peuvent prendre fin dans l’intervalle de toutes les 24 (vingt quatre) heures.
    Nous allons débuter la 2ième Partie à travers l’intitulé du premier chapitre: – La France -Du Gaullisme Pompidolien au Bonapartisme Sarkozien – Dans ce chapitre, nous reviendrons sur le Programme de déstabilisation de l’Afrique durant la guerre froide avec le rôle de la France en Afrique. L’impact d’un tel Programme et la gestion des inconnus dont il a été parsemé par l’Occident. Nous évoquerons l’état actuel de l’Afrique au terme des 50 années d’indépendance au regard d’un tel Programme. Il nous faut ici convaincre par la force de notre argumentation et non par une argumentation de force, en nous basant sur des faits réels et non sur des déclarations politiques.
    Programme et/ou diktat des 50 années à venir
    Il sera important de parler de l’actuelle stratégie et de tous ceux qui l’ont conçue. Ses forces et ses faiblesses autant que des inconnus. Le succès de tout combat réside dans la maîtrise des grandes lignes de la stratégie de l’adversaire avec à l’avantage des peuples africains le fait que toute stratégie occidentale est basée sur le mot: “Domination” Ce qui manque à une telle stratégie, c’est la détermination des peuples à se libérer qui a fait triompher tous les Printemps avec le temps.
    Nous devons donc rappeler à l’Europe qu’il y a un peu plus d’un demi-siècle, tout à commencer avec leur silence : les Sudètes en Tchécoslovaquie d’alors, l’Anschluss ou l’annexion de l’Autriche, l’occupation de la Pologne où la France tout en déclarant la guerre à l’Allemagne nazie rangera son armée derrière la ligne Maginot, les soldats français s’adonneront au volley balle, ce qui est connu dans les relations internationales comme “la drôle de guerre” et puis viendra la Blitzkrieg (la guerre éclaire) et l’occupation de la France (en 24 heures) avec Vichy. Le Premier Ministre anglais Winston Churchill résumera cette période en disant de l’Europe: “Nous avons voulu la paix dans le déshonneur sans pour autant éviter la guerre”, une guerre qui coûtera très chère non seulement à l’Europe mais à toute l’humanité. Nous disons à l’Europe de ne pas observer le même silence face au diktat français et/ou au Programme de déni de liberté, de démocratie et d’Etat de droit aux peuples africains (comme le Cas du TOGO en est une illustration parfaitement éloquente) avec les mêmes conséquences un jour pour la race humaine. N’oublions pas que les peuples qui n’ont pas de bombes, ni de grandes armées, ont avec eux le Créateur de ce monde qui est Liberté et Paix. Par ailleurs, si la capacité d’imposer un diktat aux autres pays et à leurs peuples de par la force de ses armées et une soi-disant avancée économique et technologique, avec le silence coupable et complice des pays dits démocratiques, suffisait pour réduire à néant l’Idéal de liberté et de démocratie, que ne célébrera -t -on pas en Europe et partout en Occident la Proclamation de la Journée Européenne et Occidentale du Fascisme et du Nazisme ? Pourquoi l’Europe et l’Occident n’imposerait-ils pas une telle Proclamation aux Nations-Unies comme Journée Mondiale du Fascisme et du Nazisme ?
    Certes, nous serons détruits, nous serons traités de tous les noms et accusés de tous les maux et traînés dans la boue. Mais les peuples togolais et africains ne sont pas dupes, ils savent mieux que quiconque qu’il ne s’agit pas de nous. Nous savons aussi que dans le cadre de ce nouveau Programme certains pays d’Europe et /ou d’Occident se serviront d’hommes politiques de déshonneur comme instruments contre leurs peuples, les peuples africains. L’Europe et l’Occident ne peuvent pas continuer d’exiger la liberté et la démocratie dans certaines parties du monde tout en continuant d’imposer aux peuples africains un diktat, un déni de liberté et de démocratie.
    Peuples africains, démocrates de tous les pays du monde, ne cédez point à l’émotion lorsque des coups sont portés contre tout combattant de la liberté. Il faut s’y attendre. Toutes les forces qui veulent étouffer l’expression libre d’un combattant de la liberté, le liquider physiquement, se battent contre les intérêts de l’Afrique et bien sûr contre l’Idéal de liberté et de paix. Nous vous disons Adieu si nous devons perdre notre vie d’ici-là. Sinon, dans quelques semaines nous serons heureux de vous faire parvenir la 2ième Partie.
    Nous vous remercions et vous prions de continuer la lutte pour éviter que des générations futures africaines ne deviennent “corvéables et des taillables à merci”

    Mamavi Sylvain Attiglah

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    Mamavi Sylvain Attiglah

    2010-11-12 at 20:14


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